Bonnes prestations. Une histoire qui nous laisse un goût amer dans son déroulé. J'ai apprécié la première demi-heure des jeunes gens qui quittent Belfast pour chercher du travail à Londres dans les années 70. Il y a de bonnes scènes : Procès, règlements de comptes au sein de la prison, quelques petits marchés noirs de l'époque intéressants. Bon film.
Un film engagé et fort sur la justice ou plutôt l’acharnement de la justice. Il y a une puissance dans le récit et c’est effectivement dû à la conviction de l’acteur et le rôle de cet homme qui défend son père avec courage.
"In the Name of the Father" revient sur l'histoire de Gerry Conlon, un voyou irlandais au mauvais moment au mauvais endroit, inculpé à tort pour un attentat à la bombe en 1974. Toutefois, le film prend de larges libertés avec les faits historiques (ce qui fut d'ailleurs allègrement reproché à Jim Sheridan). Et pour cause, ce qui intéresse le réalisateur n'est ni les attentats, ni l'enquête ou les procédures judiciaires, mais la relation entre Gerry Conlon et son père, accusé de l'avoir aidé. Le film se centre ainsi sur les échanges tendus entre Daniel Day-Lewis et Pete Postlethwaite, tous deux excellents. En particulier Day-Lewis, particulièrement imprégné de son personnage et reprenant l'accent nord-irlandais. Le fils raté n'est jamais à la hauteur de son père, et va se retrouver pris malgré lui dans un engrenage qui le broiera, mais lui donnera aussi l'occasion de se reconstituer, ainsi que sa relation avec son père, plus sérieux et spirituel mais aussi plus faible physiquement. On y verra ces deux innocents écrasés entre deux systèmes implacables. D'un côté, les Britanniques brutaux, arbitraires, et intransigeants envers les Irlandais, de l'autre, l'IRA et sa culture de la violence, la haine et la vengeance. Ce qui donnera lieu à des séquences policières et surtout carcérales plutôt intenses. Entre drame familial et film de prison, "In the Name of the Father" est donc un point de vue intéressant sur la guerre civile irlandaise, et un coup de poing sur une affaire judiciaire assez scandaleuse.
A travers un drame politique et familial, un plaidoyer remarquable et poignant contre la guerre qui a agité l'Irlande et le Royaume Uni il y a des décennies !
Un film issu d'une histoire vraie qui nous prend par l'estomac réalisé et écrit par un grand cinéaste nommé Jim Sheridan !! On suit avec colère par cette injustice ce drame qui s'est passé à Londres ou un attentat à l'époque ou les Anglais et les Irlandais étaient en conflits dans les années 70, une bande de copains Hippie se voit accuser à tort suivi de la famille du héros, la plupart à perpétuité et je parle pas de la pression pendant les gardes à vue ou ils ont été traité durement physiquement et moralement par la police de Londres. Ce long métrage coup de poing et sensible nous accroche aux tripes. La mise en scène de Jim Sheridan est nerveuse mais pas que ça, il arrive à nous attacher aux personnages avec des moments légers et humains devant toute la brutalité comme le papa attachant nommé Giuseppe et son fils un peu rock 'n roll. Le tout est interprété par des brillants comédiens comme Daniel Day Lewis (toujours grandiose), Pete Postlewhaite attachant, Emma Thompson qui intervient dans la seconde partie en avocate plus les acteurs et actrices dans des seconds roles prodigieux. Un chef d'œuvre.
"Au noms du Père" du réalisateur Jim Sheridan est un de ces films duquel on ressort le ventre noué par un sentiment de rage incompressible. La rage envers une justice qui, pour répondre à une émotion populaire, va chercher un coupable quitte à bâcler une enquête et ainsi réduire en miette la vie d'innocents, broyés par ce système qui n'a de justice que le noms. Ce film parle pour tout ceux dont les droits furent bannis dans ce monde an noms de "l'exemplarité".
Daniel Day Lewis est comme à chaque fois absolument époustouflant, devenant le catalyseur de cette rage. Mais l'acteur le plus remarquable de cette oeuvre est sans conteste le regretté Pete Postlethwaite jouant le rôle père. Particulièrement émouvant dans son rôle, celui qui fût un éternel second rôle nous démontre ici qu'il était avant tout un très grand acteur particulièrement impliqué dans ses films. Il y joue sans conteste son meilleur rôle.
En ce qui concerne la réalisation elle est impeccable. Sans en faire des tonnes, Jim Sheridan parvient sans peine à nous transmettre les émotions qu'il cherche à faire passer. L'ensemble ne souffre d'aucune longueur et tient aisément en haleine.
Pour conclure on s'indigne autant qu'on s'émeut devant ce magnifique film qui vaut d'être vue ne serait ce que pour la prestation extraordinaire de ses acteurs.
La mise en scène s'efface derrière la réalité de l'histoire de Gerry Conlon, le cynisme de la police anglaise, la violence de l'IRA. Efficace, à défaut d'être subtil, le film est porté par ses acteurs, David Day-Lewis, insouciant jeune délinquant à la petite semaine, ébloui par les années hippies, qui va lentement grandir derrière les barreaux et se rapprocher de son père, joué P. Postelthwaite. Un film d'action militant et un portrait d'une famille broyée par l'histoire politique. DVD vo - mars 2022
Il faut commencer par saluer, les reconstitutions d'un Belfast, ou même d'un Londres des années 70, le détail des costumes, pour croire à toute cette histoire, il faut vraiment que la vérité d'une époque nous saute aux yeux. L'histoire ensuite, c'est ce qui se répète à l'envie aujourd'hui, où, le tribunal médiatique prend les devants, et se veut juge et parti avec même l'ouverture d'un procès. Le film quand à lui est d'une lecture limpide, on ne cherche pas à nous donner des effets de manche, on ne cherche pas à torturer l'histoire pour la rendre encore plus spectaculaire, on nous montre une époque, un mouvement et toutes les dérives qui ont pu être faite au nom de la justice. Le jeu des acteurs est brillant, et on se plait à haïr le directeur de la police, qui pour sauver la face n'hésite pas à laisser des innocents en prison. On ne voit même pas un cas de conscience, ni même du remord sur son visage, on voit juste, un homme englué dans son mensonge, et c'est bien ce qu'il y a de pire dans cette histoire. Un film assez poignant sans être larmoyant, quelques scènes entre le père et le fils assez fortes, une histoire vraie qui mérite d'être découverte.
Vu à l'époque de sa sortie au cinéma et revu hier sur netflix, le film n'a rien perdu de sa force. C'est un formidable réquisitoire contre la manière dont le gouvernement britannique a bravé les lois pour lutter contre le mouvement indépendante irlandais et contre l'IRA. Des innocents vont payer le prix fort de cette politique. Daniel Day Lewis, extraordinaire, incarne Gerry Conlon, une ces victimes. On suit son parcours, ainsi que celui de son père, pour ne pas perdre sa dignité et réhabiliter son nom. Une oeuvre puissante à voir ou revoir.
Deux jeunes nord-irlandais immatures se retrouvent accusés à tort d'avoir perpétré un attentat particulièrement sanglant. Plongés malgré eux dans une lutte implacable entre le pouvoir britannique et l'IRA, ils subissent, avec leurs familles et amis, le sort réservé aux Irlandais qui sont soupçonnés d'avoir pris les armes contre Londres. Sur ce fond historique très bien mis en scène par le réalisateur, vient se caler une relation difficile entre un père et son fils. Bien qu'éprouvant de l'affection l'un pour l'autre, un manque évident de communication les a éloignés. spoiler: L'injustice dont ils sont victimes de la part des institutions anglaises (police, justice) va alors les rapprocher. Les interprétations sont excellentes. spoiler: Le réalisateur excelle à montrer l'arbitraire total du pouvoir colonial anglais, soumis à la pression populaire qui exige des coupables sans délai, avec en réaction une violence parfois aveugle de la part d'organisations de résistance armée.
Relatant comment un jeune nord-irlandais va être accusé à tort d’un attentat de l’IRA commis à Londres et entrainera toute sa famille dans la tourmente, « Au nom du père » est un drame engagé signé Jim Sheridan qui revient sur l’une des plus grandes injustices de l’institution judiciaire anglaise. Porté par un Daniel Day-Lewis habité, le cinéaste livre un long-métrage formellement très classique mais porté par une vraie puissance qui ne laisse pas indifférent.
Malgré le cachet tiré d’une histoire vraie Jim Sheridan n’oublie pas de faire du cinéma et du très bon cinéma. Au nom du père prend littéralement aux tripes dans sa première partie qui est absolument bouleversante et révoltante. Dans le rôle principale Daniel Day Lewis est une nouvelle fois fantastique et prouve une encore qu’il est un des acteurs les plus doué (si ce n’est le plus doué) de sa génération. La seule chose que je trouverai à redire c’est que la tension baisse au fur et à mesure qu’on voit arriver le dénouement ce qui est toujours dommageable quand on regarde un film, en dehors de cela c’est remarquable en tout point.
Les films relatant des erreurs judiciaires sont souvent très prenants et émouvants. D'autant plus quand ils sont très bien interprétés. C'est le cas ici. Ils sont aussi, et c'est plus regrettable, souvent manichéens, limitant donc le propos à un unique point de vue.
Film-coup de poing et dur au mal explorant l'histoire trouble et sanglante entre l'Irlande et le Royaume-Uni, Au Nom du Père offre à Daniel Day-Lewis une composition puissante comme il les affectionne, très bien soutenu par ailleurs par un excellent casting sans faute de goût. Le film explore la face sombre de son sujet avec une belle efficacité et une mise en scène sans fioritures.
"Au nom du père" montre avec force et conviction les ravages de l'injustice pour raison d'état mais aussi l'aveuglement criminel de fanatiques. La réussite de ce film passionnant tiré d'une histoire vraie doit beaucoup à un Daniel Day Lewis comme toujours extraordinaire.