Halloween, La Nuit des masques
Note moyenne
3,7
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685 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 décembre 2013
Pourquoi j'adore: Halloween, premier du nom se porte comme le meilleur slasher movie jamais créé dans l'histoire du cinéma. L'atout majeur de ce film est le symbolisme du mal, sans oublier l'ambiance et la réalisation impeccable de Carpenter. Bien qu'il soit quelque peu inférieur à ''The Thing'', il demeure vraiment efficace. On regrettera fortement la prestation des acteurs vraiment grotesques par moment, Michael Myers est vraiment effrayant, inquiétant, surprenant. C'est désormais un personnage culte des films de ce genre, bien qu'il n'y ait pas une goûte de sang, Carpenter mise sur l'ambiance et nous livre un Thriller d'une indéniable réussite. Les musiques sont terribles, mémorables et vraiment efficaces, elles permettent à elles seules de nous plonger dans cette folie de cette nuit d'Halloween, un grand bravo à ... Carpenter tiens car c'est lui le compositeur. Un film culte avec bien sur quelques défauts, mais dans le genre c'est normal aussi, une belle réussite qui aura marqué son époque en tant que film culte et véritable pilier de l'angoisse psychologique.
gandalf76
gandalf76

28 abonnés 306 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 décembre 2013
le must des film de serrial killers musique et atmosphère angoissante le top du top terrifiant
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 novembre 2013
Le premier des Halloween qui lance une série d'incroyable films, certainement les meilleurs films d'horreurs jamais réalisés à mon goût ! Un classique pour tous les grands fans !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 novembre 2013
Un classique plutôt sympa, bien filmé par un John Carpenter plein de talent qui nous offre des plans très beaux. Le casting n'est pas vraiment excellent mais tient bien la route. Le scénario est d'une simplicité déconcertante mais d'une redoutable efficacité. La musique (ou plutôt le thème principal/thème du tueur) détruit tout les effets de surprises d'apparition du tueur et nous énerve plus qu'autre chose. Le film est tout de même facilement regardable, il pose une ambiance franchement stressante mais nous fait plus rire qu'autre chose lors des meurtres... Le film nous laisse tout de même avec une fin ouverte ce qui offre de belles possibilités. En bref c'est un bon divertissement mais qui, plus aboutit, donnerai un excellent film d'horreur.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 17 novembre 2013
Halloween est souvent considéré comme le maestro des slasher et du film d'horreur en général. Mais pour être honnête, c'est le pire film d'horreur que j'ai vu de ma vie, même si ils ont tendance a mal vieillir il y'a des limites. Notre cher psychopathe Michael Myers passe ici pour un rigolo déguisé et nous fait franchement rire. Les acteurs jouent plus que mal leurs rôles et son absolument pas crédible. On se demande comment Carpenter c'est fait connaitre en réalisant ce film. En gros c'est une daube ambulante qui ne doit être vue sous aucun prétextes !
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 novembre 2013
Un chef d'œuvre dans le genre du cinéma horrifique avec une intrigue longue à se mettre en place mais qui accentue encore davantage le suspense. Une musique qui met vraiment dans l'ambiance, une mise en scène et des cadrages de génie. Œuvre absolument culte, anthologique.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 octobre 2013
Terrible ! Voila du Carpenter culte, surtout avec la scène d'intro qui restera gravée dans nos mémoire. Un rythme parfait, la répétition des sons et de la musique angoissante fait planer une ambiance propre au film qui lui donne tout son cachet, et c'est ça qui est superbe. Une référence du film d'horreur !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 21 octobre 2013
Le PIRE film "d'horreur" (si on peut appeler ça comme ça) que j'ai jamais vu. Une nullité incroyable, aucun scénario, il ne se passe absolument rien pendant tout le film. On se contente juste de suivre l'actrice principale suivi par Michael Myers et puis c'est tout ! Pour chaque meurtre, il faut attendre au moins 15 minutes de suspens tout ça pour en venir à une scène de mort pitoyable où le tueur se contente juste d'étrangler sa victime et puis voilà. Ouaah ça fait peuur ! Même la musique ne parvient pas à rendre ce film flippant. Franchement même en y mettant tous les efforts du monde je n'ai vraiment pas réussi à ressentir une once de peur... Encore un énième film considéré comme culte on ne sait pas comment, car à moins d'être un mouton de la critique cinéphile on ne peut prendre plaisir à regarder ce film ! Entre ce premier "Haloween" et le premier "Vendredi 13", ces deux films sont vraiment les PIRES films d'horreurs que j'ai jamais vu. Crédibilité 0 !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 19 octobre 2013
Je suis enfin de retour! Et quoi de mieux qu'un film considéré comme culte? Halloween est un slasher des année 70 qui a cartonné à son époque, certes! Mais il a très mal vieilli, et de plus il n'est pas du tout effrayant sauf peut-être à un moment ou deux, et encore... La fin m'a laissé sur ma faim. En gros il était peut-être le meilleur en son temps, mais il ne l'est plus aujourd'hui.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 avril 2014
Plus de 35 années après sa sortie en salles, Halloween (sous-titré "La Nuit des Masques" en France) demeure encore aujourd'hui comme l'une des œuvres majeures de son incompris de réalisateur John Carpenter, cinéaste indépendant et surdoué spécialisé dans le cinéma de genre, adulé par certains et détesté par d'autres, souvent même renié par les studios Hollywoodiens. S'étant tapé une réputation de dur à cuir,le surnommé "Big John" sera malgré tout parvenu à être considéré comme l'un des réalisateurs les plus importants et intéressants du 20ème siècle, ayant à son actif un paquet de films cultes. En grande partie responsable de son inévitable statut de génie par la suite, Halloween brille par son ingéniosité ne coûtant que quelques 300 000 dollars, suffisant pour amener Carpenter et Debra Hill à pondre un scénario simple, efficace, intelligent, brillant et effrayant. Expérimental, le metteur en scène et son amour inconsidéré pour le cinémascope offre avec ce premier long-métrage horrifique de sa carrière un chef-d'œuvre de mise en scène et d'ambiance, où règne un calme pesant avant la tempête risquant de faire des ravages, jouant parfaitement avec l'esprit des téléspectateurs et des personnages qui ne se doutent pas un seul instant de ce qui va leur arriver. Donnant le ton de son film dès les premières minutes par un point de vue intriguant sublimé par une steadicam déguisée parfaitement bien maniée, John Carpenter s'amuse avec l'obscurité et l'étrangeté, n'épargnant aucun recoin à visiter, à l'image de chacune des apparitions de son anti-héros principal, Michael Myers, boogeyman méthodique désormais considéré comme le meilleur parmi ses nombreux cousins tels que Freddy Krueger, Jason Voorhees, Leatherface ou encore Ghostface, la plupart nés de celui au masque blafard. Représenté et décrit comme le Mal à l'état pur par son psychiatre Samuel Loomis, interprété par le géant Donald Pleasence, Michael Myers inquiète dès lors qu'il apparaît, laissant toujours traîner un véritable sentiment d'incertitude derrière lui, particulièrement grâce au savoir-faire de son concepteur, le mettant toujours en scène de façon à laisser un téléspectateur pétrifié se poser des questions, tout comme Laurie Strode, personnage contrastée par son attitude et caractère de jeune innocente vulnérable à la voix de garçon manqué, très attachante et intéressante à suivre, qui plus est interprétée par la débutante Jamie Lee Curtis, hurleuse de grand talent, accompagnée de P.J Soles et Nancy Keyes, jouant quant à elles dans un registre plus habituel dans le slasher-movie : les filles fofolles faisant office de proies premières. Plus qu'un simple film où une bande d'attardés se feront charcuter par un malade mental, Halloween prouve que les petits moyens servent aussi à rendre justice à un talent incontestable coulant dans les veines de son réalisateur, orchestrant son film à merveille et ne se précipitant jamais, laissant le temps au téléspectateur de s'attacher aux personnages pour ainsi faire monter la tension crescendo. Quatre ans après les sorties de Massacre à la Tronçonneuse et Black Christmas, Halloween reste et restera toujours comme le véritable papa d'un genre qui n'aura pas fini d'être le fruit de plusieurs expériences cinématographiques, parfois payantes, parfois pas du tout. Ne comportant aucune gouttes de sang si ce n'est une légère trace sur une épaule gauche et une main droite, la mise en scène parfaite de John Carpenter et les interprétations de sa scream-queen et de son psychiatre font donc de la Nuit des Masques une référence à tous les niveaux, long-métrage presque aussi important que le Cinéma lui-même. Redonnant vie à la vue subjective et à des plans incroyablement stressants dans ces rues sombres et profondes de la petite ville d'Haddonfield qui aura connu des jours meilleurs, Halloween s'avère légendaire et continuera de se reposer sur son trône pendant de longues années encore. Un must, un mythe, un chef-d'œuvre !

Totalement dénué de défauts et n'ayant pas pris la moindre ride depuis tout ce temps - et pour cause, le film atteint un tel degré de perfection que cela en devient effarant -, Halloween est une expérience horrifique à vivre et à revivre aussi longtemps que possible, prouvant qu'une histoire paraissant banale peut faire office de véritable choc. Ne marchant pas un seul instant à côté de ses pompes et ayant l'intelligence de ne pas tomber dans les travers du nanar gore et sans intérêt, John Carpenter construit merveilleusement bien son film, d'une mise en scène impeccable à une réalisation fluide, en passant par des personnages bien écrits et attachants, tout ça joint par un thème musical terrifiant. En binôme pour la toute première fois avec Jamie Lee Curtis, c'est l'occasion parfaite pour tous de retenir une date : 1978, et découvrir un nouveau boogeyman, un seul : l'inarrêtable Michael Myers !
Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2013
Halloween premier du nom est c’est vrai un bon film, mais ce n’est pas le meilleur de Carpenter, même dans ses métrages à petits budgets.
Le casting est réellement un atout pour le film, qui s’appuie sur une valeur sur du cinéma de genre (Donald Pleasence, toujours très convaincant et investit dans ses rôles, même dans les plus petites séries B), et ayant eu le flair de mettre la main sur Jamie Lee Curtis, ici à ses débuts. Elle livre une prestation tout à fait à la hauteur, et ne démérite vraiment pas, s’avérant très agréable à suivre durant tout le métrage. Alors évidemment dans tout film de serial killer qui se respecte, le tueur a une réelle importance. Myers n’est pas exceptionnellement charismatique, certes, mais il faut reconnaitre qu’il est suffisamment inquiétant et surtout mystérieux, pour susciter l’attention et entretenir la tension.
Le scénario n’apparait pas aujourd’hui des plus révolutionnaires, ayant donné naissance à tellement de look-like qu’il apparait très banal. Un tueur pourchasse des victimes et est lui-même pourchassé par quelqu’un qui essaye de l’arrêter. L’histoire est donc assez banale, mais à l’époque elle a apporté du sang neuf à l’horreur, et de ce fait il convient de se replacer dans ce contexte pour pleinement apprécié Halloween. Néanmoins, si l’ambiance est agréable, et les moments de tension suffisamment nombreux pour assurer le divertissement, l’ensemble reste relativement lent, et ne trouve pas la même efficacité de ce point de vue que les gialli italiens de l’époque, plus nerveux et surtout plus intenses en terme de meurtres, de rebondissement, d’action, et même de suspens compte tenu d’un tueur généralement relevé qu’au dernier moment.
Visuellement Halloween n’est plus tout jeune, et son budget n’était pas élevé, alors forcément ce n’est pas une pépite. Cependant Carpenter fait preuve d’une belle maitrise. Le début introduit vraiment remarquablement le film avec une mise en scène originale en vue subjective, et dans l’ensemble le métrage traduit un réel effort du réalisateur pour introduire sa patte personnelle. C’est plutôt au niveau de la photographie, plutôt banale et sans grande recherche, et au niveau des décors, quelconque et peu exploités que le film se retrouve faiblard. Maintenant avec 300000 dollars, difficile d’avoir des exigences très hautes. Pour le reste Halloween n’est clairement pas un film à regarder si l’on veut du sang et de l’horreur graphique. Il n’y a rien de tout cela ici, et le résultat est donc très soft à l’écran, mais c’est un parti-pris que je ne juge pas, celui-ci se respectant pleinement. Un excellent point pour terminer, comme dans la plupart des films du réalisateur, la bande son a fait l’objet d’une attention particulière. Elle est minimaliste, répétitive, bien dans le style Carpenter en fait, mais baigne le métrage dans une ambiance singulière et fort réussie au demeurant.
Au bout du compte Halloween n’est pas le chef-d’œuvre du genre si souvent loué. Il n’est pas parfait, il faut l’avouer. Néanmoins il est tout de même d’un très bon niveau, surtout si l’on tient compte de son budget dérisoire. C’est surtout en considérant ce que Carpenter a réussi à tirer d’une histoire simple, avec très peu d’argent et sans superstar à l’écran qu’Halloween mérite de réels éloges. Je lui accorde donc un 4 mérité.
Sid Nitrik
Sid Nitrik

74 abonnés 416 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2013
Un classique qui a popularisé le slasher, complétant un travail préalablement établi par Hitchkok avec « Psychose ». Il faut se rendre à l'évidence, aujourd'hui « Halloween », premier du nom, ne fait plus peur à personne. Il n'en reste pas moins une œuvre culte et essentielle du cinéma d'épouvante-horreur. Carpenter ne joue pas ici avec la surenchère de gore comme il a pu le faire par la suite avec son très bon SF « The Thing ». La tension passe principalement par une sorte de jeu de cache-cache malsain entre le mythique Mike Myers et ses jeunes victimes. Apparition/disparition, jeu des ombres, des arrières plan, le tout accompagné d'une musique mythique angoissante. On apprécie les prestations de la toute jeune Jamie Lee Curtis et du déjà confirmé Donald Pleasence. La rampe de lancement d'un style qui ne donnera pas que des perles.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 septembre 2013
Du cinéma de John Carpenter, je n'avais encore jamais vu le film avec lequel Big John s'est retrouvé au devant de l'affiche, j'ai nommé "Halloween" premier du nom. Pour ainsi dire, la saga "Halloween", outre ce premier volet, ne m'a jamais intéressé plus que ça, ou du moins je dirais que les slahers en général n'ont jamais été ma tasse de thé. Pourtant, je dois admettre que Carpenter est tout sauf un novice en matière de réalisation (j'ai encore en tête le formidable "New-York 1997" avec Kurt Russell). C'est ce pourquoi j'ai été attiré comme un aimant par cette histoire de sérial-killer qui tue sauvagement sa sœur au couteau à l'âge de 10 ans, avant de perpétuer ses crimes 15 ans plus tard dans sa bourgade natale (qui plus est le soir d'Halloween, quelle coïncidence). Pour ainsi dire, dans le domaine du slasher, "Halloween" est une belle réussite, même si il ne constitue pas la pièce maîtresse de Carpenter, à mon humble avis. La première partie, située de jour, joue sur cette ambiance angoissante, cette crainte de voir surgir le tueur masqué, répondant au doux nom de Michael Myers. L'on suit parallèlement l'enquête du psychiatre de Myers, le Dr Loomis (Donald Pleasence), qui tient à retrouver son patient, et celui d'une jeune étudiante, Laurie Strode (pour une fois que Jamie Lee Curtis joue dans un rôle potable) qui finira par être la cible du tueur. La seconde partie sur concentre sur la série de meurtre qu'effectuera Myers, durant la nuit d'Halloween, Carpenter privilégiant l'astuce du hors-champ que du gore à part entière, pour que le spectateur laisse son imagination travailler durant le film et ainsi s'inquiéter face à la situation. "Halloween" privilégie son ambiance plutôt que l'atrocité des crimes et c'est tant mieux. Carpenter signe ici un film emprunt d'une tension qui monte crescendo jusqu'au final. Final bien décevant d'ailleurs et qui gâche l'expérience du film. Si il y a bien quelque chose qui nuit au long-métrage, c'est cette fin peu inspirée et complètement irréaliste. Mais bon, ne crachons pas sur le plaisir que nous procure le film de Big John. Certainement l'un des meilleurs slasher des années 70-80.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 septembre 2013
Je pense que la plupart des gens prônant ce film comme un classique, voir un chef d'oeuvre du genre ont simplement préconçu leur jugement dû à sa renommée mondiale. A l'instar de L'exorciste, c'est peut-être un film qui a révolutionné le genre à l'époque, mais c'est surtout un film qui a très mal vieilli et dont tous les ressorts semblent clichés aujourd'hui. Pour les nostalgiques, sinon c'est digne d'un banal téléfilm de M6 passant en deuxième partie de soirée.
Joe D.
Joe D.

69 abonnés 45 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2014
Quoi de plus logique en ce 31 Octobre, de parler d'un des meilleurs films réalisés par John Carpenter : Halloween, la nuit des masques. Une nuit d'Halloween de l'année 1963 à Adonfield, petite ville des Etats-Unis, un petit garçon, Michael Myers, tue sa soeur aînée en la poignardant sauvagement. Suite à ce tragique évènement le jeune garçon est interné dans un asile psychiatrique. Quinze années passent, durant lesquelles Michael, muré dans son silence, est suivi par le Docteurr Loomis. Un soir, alors que le docteur s'apprête à effectuer son transfert, un incident se produit et Michael s'échappe de l'asile. Il retourne alors à Adonfield, la ville où s'est produit le triste évènement de 1963, et la nuit d'Halloween s'en prend à un groupe d'adolescents. Pour bien comprendre la force de ce film, il faut le replacer dans son contexte : Au début des années 70, le relâchement de la censure permet aux auteurs de se laisser aller dans l’exhubérance et la surenchère graphique, et de mettre en scène des personnages extrêmes, comme les psycho-killers, avec une radicalité et un luxe de détails jamais égalés jusqu’alors. Les adolescents sont dépeints par la société et par l'Amérique, comme des êtres sexués multipliant les expériences et les partenaires, au grand dam de la morale. Il n’est donc pas étonnant de voir le thriller s’épanouir en ce milieu des années 70 afin de punir les ados trop libidineux.John Carpenter s'empare avec brio de cette volonté de punir la jeunesse libertine, en créant une incarnation du légendaire croque-mitaine (boogeyman) en lieu et place du personnage énigmatique de Michael Myers. A la frontière entre le thriller classique et le film d’horreur, Carpenter crée ainsi un sous-genre appelé le slasher.
Là où Carpenter détruit les codes établis du tueur banale, il le pose brillamment en impliquant le spectateur sur la scène d'ouverture : spoiler: . Le film s’ouvre sur une scène de meurtre particulièrement inconfortable,puisqu’elle place le spectateur-voyeur dans la tête du tueur par l’ingénieux procédé hitchcockien de la caméra subjective Mais la découverte fondamentale demeure celle de l’identité du tueur : un simple enfant en costume de clown, muni d’un couteau de cuisine qui vient de tuer sa soeur à moitié nue. Pulsions, jalousie, envie, jamais nous ne le saurons car dès lors que la police l'arrête Michael se ferme dans un mutisme absolu, comme si il n'avait pas d'âme.
. Lors de son évasion, 15 ans plus tard, le Docteur Loomis, le définissant comme le mal absolu, la "chose" à abattre, se lancera à sa poursuite spoiler: et tentera d'avertir la police d'Adonfield, de la grande menace qui pèse sur ses habitants.
Joué par un Donald Pleasence parfait dans son rôle il s'avère être un médecin terrorisé, à l'objectivité envolée depuis des lustres (à raison), et dont les tirades cultes sont plus empreintes de mysticisme au croquemitaine en définissant Myers, que de références à de quelconques pathologies médicales véritables. Mais le tueur, affublé d'une tenue d'ouvrier volé, et le visage caché d'un masque blanc inexpressif, (rappelant le visage en masque de William Shatner dans la série Star Trek) devient tel un croquemitaine sans âme car sans regard, deux orbites d'un noir profond, insondables, marquant son faciès de faucheur moderne. Il est imposant, implacable, rôde et joue avec ses victimes avant de les assassiner sans la moindre émotion, sans mobile, sans passion, ni animé par le moindre désir de vengeance. Plus qu'un tueur Michael est le Mal personnifié, vision du diable moderne qui punit les pêcheurs (des adolescents peu vertueux qui boivent, font l'amour en cachette et fument).

Brillant, Carpenter insinue que le Mal absolu règne partout et qu’il peut frapper n’importe quel adolescent. spoiler: Suite à une rencontre fortuite entre Laurie Strode, une jeune babysitter (interprété magistralement par une Jamie Lee Curtis très juste dans son jeu), et ses amis, Il décide de la suivre. A ce titre, la scène de la sortie des classes où Myers suit Laurie Strode, installe une angoisse qui jamais ne disparaîtra, montrant un tueur froid et impavide, mais surtout sûr de lui et inhumain. Il n’hésite pas d’ailleurs à se mettre en danger en s’exposant, montrant de ce fait une totale maîtrise de soi, à moins que ce ne soit vraiment que de la folie pure. Car de ce tueur, on en saura peu, si ce n’est qu’il a tué sa sœur et n’a plus jamais parlé depuis.Ainsi quand Myers suit Laurie, ses apparitions en bordure d’écran , un coup une épaule, un coup le buste, où bien sa silhouette dans l’obscurité, font d’autant plus sursauter qu’elles sont imprévisibles et renforce l’impression de toute-puissance laissé par Myers, mystérieux tueur aux motivations incertaines.
La position de la caméra et ses mouvements sont parfaitement bien étudiés, alternant plans fixes dans lequel déboule un coup le tueur, un autre un flic, et de longs et lents travellings, jamais inutiles car l’action ne s’arrête jamais. Le film se déroule d’ailleurs sur une journée, de l’évasion de Myers, qui nous vaut une première apparition qui démontre toute sa folie à sa confrontation avec Laurie. Myers est une machine à tuer. Voilà comment Carpenter nous le présente. Et c’est en cela qu’il est d’autant plus effrayant.
La présence de Michael Myers est perceptible dans chaque plan du film. On ne compte plus les scènes où l'on aperçoit «the shape» en arrière plan. Il est partout, ce qui le propulse finalement comme véritable entité diabolique, que même la mort ne pourrait arrêter. Les plans sont extrèmement bien choisis selon les circonstances (le scope est employé malicieusement), les travelling au steadycam sont fluides. La mise en scène n'est jamais en défaut, teinté d'une musique minimaliste mais pourvoyeuse de frissons, et des plans dévoilant Myers de toute beauté, notamment quand il observe ses proies. spoiler: Et le plus, c’est cette fameuse vue subjective, où l’on est Michael Myers et où l’on se met dans ses pas pour poursuivre ses victimes. Une idée géniale, surexploitée par la suite jusqu’au dégoût, mais qui ici passe remarquablement toujours bien.

Quand on parle d'Halloween comment ne pas évoquer sa bande son ? Comme dans nombre de ses œuvres, le réalisateur cumule les postes et signe ici une bande son superbe, devenue culte elle aussi, en parfaite adéquation avec l'univers du film. Le génialissime thème principal constitué de quatre notes magnifie les images.
Comment ne pas succomber au charme de ce mythe ? Pour peu que l'on soit fan de ce genre horrifique à part entière, toutes les constantes dont nous nous régalons sont de la partie (il faut dire aussi qu'elles proviennent en grande partie de ce film) : la petite ville américaine, ses allées caractéristiques des quartiers résidentiels, la Baby Sitter, les autorités peu compréhensives…
Malgré cela, certains ont une approche réticente de La Nuit des Masques, et c'est compréhensible, car cela dépendra de la sensibilité et l'âge de chacun. spoiler: Il est vrai que les ficelles inhérentes à ce genre maintenant codé et au scénario devenu banal sont connues. Les meurtres du film peuvent paraître «gentils» pour la nouvelle génération. Certains pourraient le trouver long voire ennuyeux, le rythme n'étant pas effréné.
Cependant Carpenter n'a jamais voulu faire un film aux scènes choc avec un flot d'hémoglobines, mais bien une oeuvre où la terreur soit proche du quotidien, du banal, où la tension va crescendo et demeure palpable dans chaque scène du film.
En somme, Halloween la nuit des masques est un film culte, jamais égalé tant la froideur de ce personnage qu'est Michael Myers, la patience, l'acharnement à tuer ses victimes sans aucune motivation, en ont fait une icône du Boogeyman actuel. Un film absolument culte et un chef d'oeuvre de John Carpenter.
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