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SpiderBaby
50 abonnés
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4,0
Publiée le 28 avril 2008
Sous l'apparence du film de sci-fi hollywoodien avec scénario twisté et acteurs glamours, qui lui a peut-être valu d'être un tantinet sous-estimé par la critique, se cache un très bon Cronenberg. Ses interrogations sur le réel et la virtualité, son obsession des machines reliées à l'homme comme des organes, y sont une fois de plus admirablement bien déclinées. Deux manifestations géniales et représentatives de son talent : le flingue fait d'os et de tendons, et le pod qu'on se branche à même la peau via un jack/cordon ombilical. Un pod qui me fait pensé à mon modem Internet, au capot transparent, qui laisse apparaître ses diodes et lumières, clignotant selon un rythme très cardiaque, et avec lequel je ne peux resté déconnecté trop longtemps...
Ce n’est pas dégueulasse, une mise en scène propre que l’on découvre, le beau visuel est impeccable succédant à la décennie 80, l’effet de mode du gore de la bonne vieille série B est passé. Le style de réalisation possède quelque chose de spécial, les technologies à la forme anatomique amphibien relève de l’étrangeté d’art créatif, le plat de dégustation plus où moins ragoûtant devient un cinéma fascinant. L’intrigue est très intéressante, ce sera difficile de comprendre dans cette ambiance éparpillée, je comprends mieux la fin, le jeu dans le jeu à l’origine de la création du jeu, c’est cohérent, remonter à la source s’arrêtera en bon chemin sans laisser de réponses mais beaucoup de questions. Des actrices rares à voir pour leurs prestations comme Jennifer Jason Leigh, Jude Law n’est plus un inconnu qui lui ouvrit les portes pour le rôle marquant de l’homme au visage d’androïde dans « A. I. Intelligence artificielle ». Une autre apparition dans le chef-d’œuvre de science-fiction, le sublime « Bienvenue à Gattaca », les années 1990 sont superbes pour les effets spéciaux, visuels et des histoires transcendantes d’émotions.
Un film intriguant qui m'a fait tout de suite penser au " Festin Nu" de ce meme Cronenberg, le film est une énigme pour le spectateur qui s'identifie aux personnages cherchant la vérité, cherchant le but de ces personnages et finalement du film ! Cronenberg aime jouer avec son public et on le voit bien, nous manipulant , nous lançant sur de fausses pistes il cherche à nous destabiliser, nous faire réfléchir ( comment reprocher a un cinéaste de nous faire réfléchir ?). Si l'on est très observateur on peut comprendre que quelque chose cloche assez rapidement, ce futur paraissant très proche de nous on se pose des question sur la véracité des pod ainsi que la répétition des allusions sexuelles. Au final, un bon film qui mérite d'être vu meme si il manque un peu de rythme et que la photographie ne plaira pas a tout le monde.
On veut comparer eXistenZ à Matrix. Quelle ineptie! L'un est bon l'autre est mauvais. L'un ne se demode pas, l'autre a bien vieilli. Et puis franchement Cronenberg à part la mouche c'est pas la tasse de thé.
Je ne comprends pas ce choix de créer un monde aussi dégueulasse et glauque que celui-ci, même si je sais que c'est le style de Cronenberg je ne le trouve pas extrêmement cohérent. Qui serait assez tordu pour créer un jeu aussi morbide et inquiétant ? J'ai adoré l'idée, pourtant, je trouve que ce jeu, basé sur le même principe que Matrix, est probablement ce qui nous attend à l'avenir et un grand nombre d'idées sont intéressantes (les personnages qui buguent lorsqu'ils n'ont pas la réponse attendue, la fausseté du truc hyper scénarisé, etc.). J'aurais adoré ce film s'il s'était déroulé dans un univers plus abordable, je n'ai vraiment pas supporté ce choix (avec quand même de grands moments totalement absurdes comme la métaphore sexuelle entre le connecteur et le trou dans le bas du dos, mais qu'est-ce que ça vient faire là ?). Qui plus est, l'idée n'est pas vraiment exploitée à fond, il y avait tellement d'idées à appliquer sur ce principe, tellement de choses et d'artifices qui me sont venus en tête mais qui ont été totalement zappés de l'univers. Il y avait matière à faire des choses amusantes et très divertissantes sur ce principe (comme la sauvegarde, etc.). Pas ma came.
Inception prend un tout autre sens ! Étant en fait très inspiré de ce troublant eXistenZ, Inception s’attaque au rêve, ici c’est le jeu vidéo mais le principe est le même. La construction du film également, la fin étonnamment similaire. Nolan s’est très fortement inspiré. Néanmoins il a fait mieux, rendant une copie plus propre. Ici, l’univers est particulier, étrange, quasi-morbide. On suit le film en restant persuadé que quelque choses ne vas pas, ne tourne pas rond. Il faut dire que le contenu est bizarre, nous mettant un peu mal à l’aise. De plus, le film est un peu lent et pas très satisfaisant. EXistenZ a le mérite d’apporter un sentiment dérangeant et assez nouveau, il s’attaque aussi au gros morceau de la réalité, thème réutilisé par la suite, notamment dans Inception (étonnement proche). Inception est néanmoins cinématographique parfais, là où EXistenZ laisse apparaitre des lacunes.
L'avant Inception! Les univers dans les univers! Un scénario complexe à nous renverser la tête! Allez on pardonne aux acteurs de ressembler à des pierres tant la mise en scène série B me rappelle de bon souvenir!!
David Cronenberg signe une oeuvre singulière dont le propos, la confusion entre réalité et fiction, est vaste, bien qu'assez peu approfondi dans le film, moins en tout cas que sa recherche compulsive de la chair, l' antropomorphisme de la technologie, d'une obsénité à peine dissimulée. En tout cas, eXistenZ surprend par sa grande cohérence, et sa mise en scène classique mais d'une grande maitrise, dommage que sa photographie soit un peu terne à mon goût. On se laisse donc prendre dans cette histoire complexe, qui ne fini pas de poser des questions, des questions eXistenZielles.. Excellent.
"eXistenZ" est certainement beaucoup trop kitsch, tant dans les décors que le jeu d'acteurs, pour être pris totalement au sérieux, mais il est cependant assez intéressant d'y voir plusieurs niveaux de lecture. On peut facilement penser aux jeux vidéos en ligne et aux comportements addictifs qu'ils occasionnent. A ce niveau là, "eXistenZ" est autant en avance sur son temps pour ce qui est des jeux vidéos que "The Truman Show" l'était pour ce qui est de la télé-réalité. Jennifer Jason Leigh n'incarne pas la papesse des jeux vidéos comme une star, mais comme une junkie à qui il faut à sa dose. Film sur l'imaginaire, film sur la volonté de vivre une autre vie, film sur les addictions, "eXistenZ" peut également être vu comme un film sur le cinéma : il s'agit après tout d'être apparemment réels devenant des personnages... et de personnages devenant des êtres réels. A ce sujet-là, Cronenberg abuse clairement un peu trop des mises en abyme, et semble beaucoup s'en amuser en faisant remarquer par un de ses personnages que cela devient un peu confus à la fin. Et la dernière réplique est assurément un peu cliché. Imparfait et too much, comme l'étaient souvent les films de Cronenberg avant qu'il ne devienne rasoir...
Cronenberg continue son chemin avec les même thèmes dans la science-fiction de la mouche à videodrome et la existenz. Toujours aussi organique, lie au corps, avec existenz il s s'attaque au jeu virtuel, d ailleurs la construction du scénario est assez alambiqué, tellement que l on s y perd parfois, mais il arrive à retomber sur ses pieds. A part la dernière scène qui reste un fin ouverte pour ma part. On s aperçoit que nolan s est inspiré de la ligne narrative pour son film inception avec l action qui se situe dans dans des reves à plusieurs strates et dans le film de cronenberg c est dans un jeu. Un très bon film de science-fiction.
Le travail de Cronenberg est apprécié soit pour ces débuts (des années 70 à 90) soit de sa période actuelle (années 2000) J’adore le cinéma de Cronenberg, sa période 70-90 est une exemple à suivre, une période importante du cinéma d’horreur ! Puis je fus un jour tout excité de trouver ExistenZ que je voulais voir depuis longtemps ! J’en suis ressorti déçu avec un fort sentiment d’incompréhension, les liens établis dans ce film sont une réaction sur le rêve (réalité virtuelle) et la réalité mais ça ne ressemble à rien à part des twists par-ci par-là à la Old Boy mais mal exploité ! Conclusion peu constructive de ce film : Old Boy en mauvais !
Jamais un film n'abordant le thème des jeux vidéo n'a fais aussi bien qu'eXistenZ. Réalisation et scénario au top, acteurs convaincant (heureusement tellement l'intrigue est alambiqué). On en redemande à la fin.
Un film intéressant qu’eXistenZ mais dont la trame scénaristique reste tout de même alambiqué de façon un peu exagérée, et dont la narration assez lourde n’est pas forcément très percutante. Reste qu’on passe un moment très plaisant grâce à l’inventivité du réalisateur. Le film est un concentré des obsessions de Cronenberg, qui signe ici un de ses films les plus personnels. Effets spéciaux crades et à l’ancienne toujours pertinent, ambiance glauque très bien faite, effets horrifiques au rendez-vous, mise en scène pleine de subtilité, Cronenberg signe un film visuellement séduisant, à condition de ne pas être repoussé par l’aspect poisseux du métrage. On évolue dans un monde sans lumière et sans espoir, sans amour, décharné, et cela peut rebuter, mais force est de constater que c’est très réussi à ce niveau. L’interprétation est de qualité, même si on pourra regretter quelques seconds rôles assez timides. Finalement, si Jude Law et Jennifer Jason Leigh forment un duo séduisant, et efficace, en dépit du jeu très éthéré de Leigh qui pourra déconcerter mais qui reste plaisant, les seconds rôles peinent à se faire une place, alors même qu’il y a d’excellents acteurs. Dafoe est le seul qui m’a vraiment fait plaisir dans les seconds rôles, offrant un des passages les plus sympas du film ! Le point qui m’a rendu plus perplexe c’est l’histoire. Bonne idée de départ, de l’inventivité, un certain rythme, mais aussi un manque d’enjeux, des questions parfois effleurées qui peinent à être totalement exploitées (notamment la relation virtuel-réel), notamment sur la fin. Cronenberg donne l’impression de vouloir dire quelque chose, mais il la désamorce juste après avec un rebondissement contradictoire, de sorte qu’il noit son propos. Curieusement, et à regret quand même, eXistenZ est un des films qui brassent le plus d’idées inédites et philosophiques, éthiques aussi, dans le cinéma de Cronenberg, mais le film peine à s’afficher autrement que comme un luxueux divertissement avec un fond plus prometteur que réellement creusé. Sans doute le réalisateur s’est-il un peu pris les pieds avec trop de pistes à exploiter, mais cela n’enlève rien au plaisir qu’on peut avoir devant le métrage. Manque d’enjeux et pas assez d’approfondissement dans le propos du film, mais de belles qualités malgré tout, encore une fois sur la forme, chez un Cronenberg que j’ai toujours beaucoup plus considéré comme un plasticien que comme un narrateur de talent. 3.5