eXistenZ
Note moyenne
3,3
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434 critiques spectateurs

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Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2017
Réalisé par David Cronenberg et sorti en 1999, ce film m'a tout simplement beaucoup surpris et on en ressort complètement déboussolé. Le scénario est très original, c'est l'histoire d'un nouveau jeu qui se connecte directement au système nerveux mais à une conférence, un fanatique endommage dangereusement le pod de la créatrice du jeu. Je trouve le film réellement sous-noté car oui, il est vraiment très étrange et possède une ambiance très particulière, voir dérangeante mais c'est ça qui fait toute l'essence du film, c'est d’essayer de perdre le spectateur avec la méthode du "jeu dans le jeu", qui fait d'ailleurs un peu penser à "Inception", et c'est vraiment très bien fait car on arrive vraiment à s'y perdre et ne plus pouvoir s’identifier vraiment aux personnages, ce qui est vraiment déroutant. Pour ce qui est de la fin, j'ai tout simplement adoré avec spoiler: ce twist final assez inattendu et où le film laisse interpréter aux spectateurs le fait de savoir si les personnages sont encore dans le jeu ou non avec d'ailleurs la dernière réplique qui résume très bien le film
. Les effets visuels sont plutôt bons, réalistes mais surtout très étranges, ce qui convient très bien au film. Du côté des acteurs, nous avons principalement Jude Law, Jennifer Jason Leigh, Ian Holm etc. qui jouent franchement très bien, il n'y a rien à redire sur leur prestation. "eXistenZ" est donc un très bon film qui a été je pense assez incompris par la plupart des spectateurs et qui mérite que l'on s'y intéresse un peu plus.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2017
Alors qu'on est bien forcés d'admettre que David Cronenberg, en virant "mainstream", n'est plus un metteur aussi intéressant qu'il le fut dans toute la première partie de sa carrière - la plus scandaleuse et la plus féconde - revoir "eXistenZ", qui fut un peu sous-estimé à sa sortie, est à nouveau un sacré direct au foie. Voici un film qui est peut-être encore plus pertinent aujourd'hui qu'il y a 20 ans, tant les interrogations sur les dangers (politiques, mentaux) du développement des univers virtuels sont devenues cruciales. Bien sûr, "eXistenZ" n'est pas un chef d'œuvre, car on s'égare un peu - et ce, non sans délices - dans les méandres de son scénario multipliant les twists : du coup, le film perd pas mal de son impact initial au fur et à mesure qu'il progresse. Cronenberg a toutefois le grand mérite ici de nous proposer une alternative conceptuelle aux habituels scénarios SF à la "Matrix", tant il se gausse élégamment de la différence entre réel et virtuel. Dans ses meilleurs moments, "eXistenZ" peut donner l'illusion d'un film presque interactif, d'une expérience où le spectateur ne peut que s'identifier aux deux personnages égarés, et cesse d'être passif pour chercher avec eux la solution (mais quelle solution ? On sait bien qu'il n'y en a jamais chez Cronenberg…). Pour finir, pointons une évidence, mais l'une des facettes du film qui l'élève au dessus du simple "genre", aussi intelligent soit-il : la vision cronenbergienne d'une sexualité anale, "sale" et dangereuse, aussi jouissive que vaguement répugnante, couplée aux hauts-le-cœur provoqués par l'ingestion de batraciens graisseux, offre au spectateur des instants pour le moins radicaux.
Yannickcinéphile

2 881 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2016
Un film intéressant qu’eXistenZ mais dont la trame scénaristique reste tout de même alambiqué de façon un peu exagérée, et dont la narration assez lourde n’est pas forcément très percutante. Reste qu’on passe un moment très plaisant grâce à l’inventivité du réalisateur. Le film est un concentré des obsessions de Cronenberg, qui signe ici un de ses films les plus personnels. Effets spéciaux crades et à l’ancienne toujours pertinent, ambiance glauque très bien faite, effets horrifiques au rendez-vous, mise en scène pleine de subtilité, Cronenberg signe un film visuellement séduisant, à condition de ne pas être repoussé par l’aspect poisseux du métrage. On évolue dans un monde sans lumière et sans espoir, sans amour, décharné, et cela peut rebuter, mais force est de constater que c’est très réussi à ce niveau.
L’interprétation est de qualité, même si on pourra regretter quelques seconds rôles assez timides. Finalement, si Jude Law et Jennifer Jason Leigh forment un duo séduisant, et efficace, en dépit du jeu très éthéré de Leigh qui pourra déconcerter mais qui reste plaisant, les seconds rôles peinent à se faire une place, alors même qu’il y a d’excellents acteurs. Dafoe est le seul qui m’a vraiment fait plaisir dans les seconds rôles, offrant un des passages les plus sympas du film !
Le point qui m’a rendu plus perplexe c’est l’histoire. Bonne idée de départ, de l’inventivité, un certain rythme, mais aussi un manque d’enjeux, des questions parfois effleurées qui peinent à être totalement exploitées (notamment la relation virtuel-réel), notamment sur la fin. Cronenberg donne l’impression de vouloir dire quelque chose, mais il la désamorce juste après avec un rebondissement contradictoire, de sorte qu’il noit son propos. Curieusement, et à regret quand même, eXistenZ est un des films qui brassent le plus d’idées inédites et philosophiques, éthiques aussi, dans le cinéma de Cronenberg, mais le film peine à s’afficher autrement que comme un luxueux divertissement avec un fond plus prometteur que réellement creusé. Sans doute le réalisateur s’est-il un peu pris les pieds avec trop de pistes à exploiter, mais cela n’enlève rien au plaisir qu’on peut avoir devant le métrage.
Manque d’enjeux et pas assez d’approfondissement dans le propos du film, mais de belles qualités malgré tout, encore une fois sur la forme, chez un Cronenberg que j’ai toujours beaucoup plus considéré comme un plasticien que comme un narrateur de talent. 3.5
Nicolas V
Nicolas V

114 abonnés 1 283 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2016
existenz est le classique inspirant les grandes oeuvres telle que matrix par exemple. Véritable reflexion sur le monde virtuel, existenz pose les questions morales, financière, sanitaire, logistique et politique d'un monde utilisant le virtuel comme loisir.
Une aventure violente aux rêves choquants sans repère dans un monde ou tout nous dépasse : un véritable voyage piloté par david cronenberg.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 avril 2016
Si eXistenZ est un film-somme, c'est non seulement parce qu'il condense ou réunit toutes les obsessions de son réalisateur David Cronenberg, mais aussi parce qu'il les passe au révélateur d'une rhétorique de la réalité. Son scénario, qui questionne sans cesse sur l'aspect virtuel de ce qui nous est montré, soumet au même traitement le rapport du canadien à ses idées de toujours, puisqu'il les regarde plus que jamais comme de potentielles productions de l'esprit du réalisateur et non des vérités qu'il parviendrait à atteindre. Le procédé est perturbant et modeste, même s'il tourne aussi à un grand bazar scénaristique dont j'ai eu du mal à percevoir la cohérence, même à l'aide d'un épilogue plutôt réussi. Et puis, j'ai encore eu un mal fou avec la direction artistique choisie, qui tend à banaliser la dimension organique tout au long du film, évidemment pour en faire un élément devenu ordinaire (que ce soit sous l'effet d'un monde virtuel et transformé ou sous l'effet d'hallucinations). Le problème n'est pas dans l'idée de départ, mais dans le fait que les moyens offerts par un numérique encore balbutiant à l'époque font des effets spéciaux et de l'esthétique du film des artifices trop visibles et déréalisés. On pourrait me dire que cela entre en résonance avec le thème central du film mais au contraire : le but étant de faire passer une dimension virtuelle pour quelque chose d'aussi concret que la réalité ordinaire, amener cette réalité ordinaire à ressembler à un jeu vidéo au design dépassé n'aide en rien. L'impact de l'image, loin de se rapprocher de la force organique qu'il cherche à atteindre, meurt en perdant ce lien ombilical recherché, et la réflexion devient aussi virtuelle que son objet. Très bancal et bordélique, eXistenZ est bien loin de retrouver la simplicité primaire et diablement pénétrante de The Brood, Shivers ou The Fly. A l'aube des années 2000, Cronenberg s'était un peu perdu, et le virage amorcé par A History of Violence, que certains jugeaient décevant, aura au contraire à mes yeux rendu son inspiration à un réalisateur dont la carrière méritait bien un second souffle. Il faut plus que ressasser de vieux démons sans restituer ce qui les rendait effrayants pour montrer vraiment de la personnalité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 octobre 2017
Un chef d'oeuvre de plus de David Cronenberg, décidément mon réalisateur préféré.
Capable de nous faire passer par toutes les émotions, il dérange mais fascine. A l'image d'un Festin Nu, Cronenberg nous transporte du début à la fin dans un voyage presque onirique et c'est la pseudo absurdité des classiques de ce réalisateur qui nous transporte.
Quand on questionne sur le film préféré du réalisateur on voit que chacun a une préférence souvent très variés, il attise la curiosité, passionne, et remue.
Film oscillant entre virtuel et réalité, je reproche d'habitude au film sur le thème de la technologie de mal vieillir, mais j'ai trouvé celui là magnifique, au cœur de l'actualité, avec un concept novateur.

A voir
kal-el 02
kal-el 02

138 abonnés 843 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2016
eXistenZ nous emporte dans un monde assez spécial, un monde où se confond la réalité et le jeu vidéo. Un peu du même genre qu'Inception qui alliait rêve et réalité, ce film de David Cronenberg est tout de même un peu moins complexe. Nous sommes tout de suite pris dans cet univers où Allegra et Ted vont devoir empêcher une sorte de secte de tuer la créatrice d'un nouveau jeu vidéo. Il est vrai que j'ai eu du mal à comprendre la crédibilité du scénario, car sachant qu'ils sont poursuivis et cachés, il paraît bizarre de jouer à un jeu vidéo dans ce genre de moments. Mais pourtant, avec une fin qui clarifie beaucoup de situations, eXistenZ est un film sympa qui nous rend acteur de ce fameux jeu où on ne peut s’identifier qu'à nos deux personnages. Totalement dépourvu de sentiments, Cronenberg a misé sur un gore assez amusant au final, car ces scènes sanglantes sont observés d'un oeil froid et sans émotion venant de nos deux héros, comme si tout était normal, ce qui nous questionne sur leur comportement: sont-ils vraiment dans un jeu vidéo ou est-ce une réalité ? eXistenZ est donc un bon film de David Cronenberg qui n'est certes pas son meilleur mais se laisse regarder.
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mars 2016
Un scénario incroyable mais tellement déroutant et passionnant : Cronenberg a de l'imagination - c'est un euphémisme ! - et sait nous transporter où il le veut grâce à des personnages très bien campés et à des seconds rôles qui ne le sont pas vraiment... Il s'attache aux détails de son univers : les ambiances, les décors, les gadgets et la faune futuriste. Tout y est, quoi !
Une histoire qui s'accélère sur la fin, fin à la "Usual Suspect", où tout se décampe, et l'on regrette que le film ne dure pas plus longtemps.
Une mise en abyme incroyable... spoiler: "eXistenZ" dans "tranCendenZ" dans la réalité!!!
On s'y perd !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 mars 2016
Excellent film de Cronenberg, on se laisse entrainer avec fascination dans l'imaginaire de ce réalisateur qui prend grand plaisir à jouer avec les frontières du réel et du virtuel.
Legid
Legid

43 abonnés 718 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2016
Existenz est un pur film de David Cronenberg avec toutes ses thématiques réunis : son gout pour les chairs, la sexualité, le doute entre le réel et le virtuel.
Le scénario parfois un peu confus (notamment la partie dans le 2e jeu dans le restaurant chinois et l'introduction un peu abrupte de la rébellion) ne m'a pas totalement convaincu et j'aurai été plus sévère avec le film sans la fin franchement réussie et assez surprenante. Celle-ci se montre cohérente et laisse une porte ouverte à des interprétations multiples, ce dont je suis assez amateur.
Pas le meilleurs Cronenberg assurément, Existenz mérite toutefois que l'on si attarde pour son scénario assez malin.
Tonto94
Tonto94

54 abonnés 64 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2016
Cronenberg nous livre ici un film assez audacieux, tant par l’univers qu’il crée que par la dénonciation du caractère néfaste des jeux virtuels qu’il illustre ici par l’exemple. La dénonciation convainc, illustrant avec force et intelligence la schizophrénie et la folie dans lesquelles nous entraînent irrémédiablement cette seconde réalité, qui est un moyen pour le joueur de s’extraire de celle dans laquelle il vit pour vivre la vie d’un autre dans un autre monde, seconde réalité qui s’érige en religion où l’homme se fait dieu, point sensible très bien vu par Cronenberg. Le problème, c’est que le monde virtuel mis en scène par Cronenberg est tellement sinistre et dégoûtant qu’on peine à y voir un exutoire à une réalité plus triste encore : c'est déjà difficile de faire plus triste que le monde du jeu... Comme un peu trop souvent, le réalisateur se complait dans la description d’un univers glauque, à tel point que, en ce qui me concerne, j'ai fini par attendre la fin du film avec impatience. Avec raison, d’ailleurs car le principal intérêt du film réside justement dans la fin, assez brillamment menée pour donner une explication relativement cohérente au spectateur, tout en achevant de lui faire perdre tous ses repères (une réplique finale qu’on n’est pas près d’oublier)… Et ce déchaînement de grand « n’importe quoi » qui m'avait fatigué dans la deuxième moitié du film prend tout son sens. La question se pose néanmoins: était-il vraiment bien nécessaire de nous faire passer par toutes ces horreurs ? (je ne répondrais pas non d'office, mais la question me semble légitime...) En attendant, pour ceux qui auront le cœur bien accroché, subsiste une réflexion intelligente sur les réalités virtuelles, et si on regarde un peu plus loin, sur la perte d’identité des sociétés modernes, ce qui n’est jamais un luxe dans le paysage cinématographique contemporain.
Tiger V.
Tiger V.

114 abonnés 1 248 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2016
Un film glauque et pas assez exploité à mon goût mais très virtuose. L'histoire est pas mal du tout pour une histoire de jeu connecté au système nerveux mais ça manque un peu d'originalité. Casting d'acteurs pas trop mal dans l'ensemble même si c'est dommage que certains sont pas assez présents. Difficile de caractériser ce film qui nous plonge dans une espèce ambiance très mystérieuse. Mise à part une vision très spirituelle de la conception du jeu, le film contient malheureusement quelques petites longueurs. Les décors font assez bien l'affaire pour nous rester éveillé. Bref, pas mal d’inconvénients mais film passable pour qu'il ne soit pas mauvais. Il faut dire que je m'attendais un peu mieux.
Blue_Iris
Blue_Iris

2 abonnés 24 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 janvier 2016
Un film original et qui ne laisse pas indifférent. Mais il ne m'a pas du tout séduite : au fond, je crois que je n'aime pas les films de David Cronenberg finalement.
"eXistenZ" est trop glauque et perché à mon goût, ces "pods" sont tout simplement affreux et impliquent des allusions plus que douteuses qui sont à mon avis inutiles, ça a été la bizarrerie de trop.
chrisbal
chrisbal

18 abonnés 776 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 août 2018
C'est laid, glauque, nauséabond, répugnant, malsain, morbide, absurde, long et ennuyeux....
Et même le twist final (relativement intéressant à vrai dire...) ne justifie pas une telle corvée.
Cronenberg aurait pu garder ses obsessions pour lui, on ne lui en aurait pas voulu.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 octobre 2015
L'idée aurait pu être bonne si elle avait été bien traitée.
Malheureusement l'interpretation absolument pitoyable des acteurs gâche tout.
Une torture d'aller au bout du visionnage de ce film!
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