12059 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
434 critiques spectateurs
5
73 critiques
4
131 critiques
3
83 critiques
2
53 critiques
1
53 critiques
0
41 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
El Che
19 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 12 mars 2026
J'avais lâché 3 fois le film. Malgré un vague sentiment de réflexion, je l'ai enfin vu, il y a cependant un gros manque de contenu de jeu. Cette parabole aurait fait un très bon court ou moyen métrage peut-être. Passé 20 minutes on suit quand même finalement, mais je trouve cela assez quelconque. Bel effort...
Au début du film, je n'étais pas trop convaincu et au fil des minutes, je m'y suis fais peu à peu. Le scénario est plutôt intéressant et c'est du Cronenberg tout craché, on le reconnaît bien. J'ai bien aimé la relation entre les deux personnages principaux interprétés par un bon du d'acteurs. Les effets spéciaux sont sympas pour l'époque aussi. Pour le reste, il y a certaines choses à revoir comme le fait que ce soit un peu brouillon à la longue et que le dénouement n'est pas très clair. Ça manque aussi d'une vraie bande originale digne de ce nom. Mais franchement, il y a comme une nostalgie dans cette production qui nous retient. Pour conclure, c'était un long-terme d'anticipation et de science-fiction sympathique même si pas parfait. 12/20.
L'inventrice d'un jeu vidéo présente à une assemblée de joueurs, sa dernière invention. Elle va se faire attaquer par un homme qui utilise un pistolet qui ne contient pas de métal, juste des os. Enlevée par son garde du corps, ils vont vivre tous les deux, des aventures diverses. L'univers des jeux en science fiction est bien rendu avec des éléments organiques comme un téton en guise de manette et un cordon ombilical relié au bas de la colonne vertébrale. C'est inventif et un peu glauque parfois mais l'originalité est vraiment présente.
Le thème du jeu vidéo est au centre de ce film de David Cronenberg, avec pour but de mélanger le réel et le virtuel, pour que les deux se confondent. Mais franchement l’ensemble tombe à plat, juste ennuyeux et prévisible à souhait, même le final. Sans intérêt.
On pardonnera les jeunes acteurs brillants démarrant leur carrière dans un des nombreux navets de ce réalisateur qui ne fait plus d’entrées et touche le fond
Ce film est un mix entre « les hommes en noir » et David Lynch. Mâtiné d’un peu d’alien pour les bébêtes immondes. C’est un univers qui me rebute totalement et je pourrais conclure ma critique avec cette phrase prononcée par le héros lui même : On se déplace dans ce monde informe aux règles et aux objectifs totalement inconnus. Apparemment indéchiffrables…..
Premier film écrit seul par David Cronenberg et premier scénario original du cinéaste depuis Vidéodrome, eXistenZ peut être vu comme une sorte d’extension de celui-ci car il traite d’un média basé sur l’image. Toutefois, contrairement au premier, nous sommes dès le départ dans un espèce de monde parallèle qui plonge rapidement dans le pur jeu vidéo. Dès lors, il est difficile de s’attacher au sort des personnages puisque nous avons l’impression qu’aucune action n’aura de réel enjeu (un peu comme le problème des multivers des films de super-héros actuels) et car l’ensemble part dans tous les sens (on y retrouve clairement l’influence de Philip K. Dick, auteur sur lequel Cronenberg avait travaillé pour son adaptation non réalisée de Total Recall), empêchant ainsi d’avoir une règle claire à l’univers présenté. Si le sujet de l’implication du virtuel avec la réalité est encore plus d’actualité aujourd’hui et si le film est graphiquement intéressant (les pods et autres créatures sont typiques du cinéaste), eXistenZ est loin de faire partie des œuvres les plus passionnantes de son auteur bien qu’il ne soit pas déplaisant à suivre.
26 ans après sa sortie, le film - de part son traitement du jeu vidéo et des univers virtuels - apparaît comme étonnamment très moderne. On prend ainsi un certain plaisir à faire une sorte d’analyse pratique de ce que pourrait être la dérive de ces technologies de nos jours ou dans un futur proche, nous retrouvant nous-mêmes plongés dans une sorte de metavers confusant …
Elle est la créatrice d'un célèbre jeu de rôle virtuel; il est le candide qui en ignore complètement les plaisirs...et les dangers. Branché sur leur colonne vertébrale, le système entraine Allegra et Ted dans un délire onirique, psychédélique, peuplé de figures menaçantes ou incongrues. L'irrationnel s'introduit dans la réalité et inversement dans ce film qui semble, de la part de David Cronenberg, une mise en garde contre les excès de la virtualité du jeu, capable de modifier la personnalité des joueurs. Car l'imaginaire que visite le couple est moins ludique, en définitive, que violent et angoissant. L'aventure de Ted et Allegra ne m'a pas plu parce que je suis resté à l'extérieur de l'histoire et du jeu, ne lui trouvant aucun intérêt ou intensité dramatique. J'ai eu l'impression de bien moins voyager que les deux héros. Déjà, je me suis désintéressé du couple que forment Jennifer Jason Leigh et Jude Law, couple assez terne et peu habité. Je n'ai pas non plus été sensible aux inventions de Cronenberg, aux accessoires spoiler: (tel ce pistolet de chair dont les projectiles sont des dents) qui caractérisent aussi ce jeu dément.
Je peux vous assurer d'une chose les gars : je ne suis pas du genre à manquer d'imagination, mais il me faut avouer que celle de Cronenberg n'est pas la mienne, jamais totalement. Ce qui fait que son cinéma me laisse à chaque fois en carafe. Pour ce qui est de "eXistenZ", je l'avais vu il y a longtemps en me fendant la gueule. Le trouvant complètement absurde et grotesque. Je l'avais purement et simplement pris pour un nanar. Le revoir maintenant, avec d'autres yeux (ou un autre cerveau) m'a fait revoir mon jugement. On pourrait presque parler d'un film visionnaire sans le vouloir. Bien malin était celui qui aurait pu prédire qu'un jour, la frontière entre le réel et le virtuel puisse être aussi ténue. Les jeux vidéos sont aujourd'hui tellement réalistes que même chez un esprit équilibré il peut y avoir collision, voire collusion. Et à part ça, j'en pense quoi maintenant ? Que l'on y retrouve encore la chair et le sang, qui sont autant d'obsessions de Cronenberg (regardez "Rage", "Chromosome 3" ou "Scanners", vous comprendrez très vite), que le truc est ultra rythmé et qu'on pas le temps de s'y ennuyer, que Jude Law et Jennifer Jason Leigh forment un duo qui fonctionne bien. Mais que c'est aussi un film qui s'embrouille lui-même et qui se révèle plus attrayant sur le papelard que sur l'écran.
Tout ce qui fait Cronenberg est dans ce film. Toutes ses obsessions, ses déviances et le côté Body Horror. Voilà donc un film très intéressant sur le monde des jeux vidéos. C'est gore et généreux, drôle, dérangeant et malin. Du pur Cronenberg, dans ce qu'il sait faire de meilleur.
Vu au cinéma le 22/10/2024 On dit d’un épisode de Game of thrones qu’il est bon si trois décapitations y apparaissent. Chez Cronenberg, c’est pareil, si la dose d’entrailles bien fraîches n’apparaît pas ce n’est pas un bon Cronenberg. Mais attention, chez Cronenberg, rien n’est gratuit.
Le film ne se sert du jeu vidéo uniquement que comme un support. Il n’est qu’un prétexte pour discuter de la notion de libre arbitre. Il n’est pas là pour légitimer une mort ou pas : c’est même une obligation pour avancer dans la réalité virtuelle. Le joueur doit-il agir selon ses convictions ou selon celles qu’on lui impose. A t’on le choix ? Idem pour le sexe. C’est plus que le libre arbitre qui compte. Ici le film tente de nous faire perdre l’entendement entre réel et réalité virtuelle, illusion ou hallucination. Mais le titre est très évocateur et le film va lorgner du côté de Jean-Paul Sartre et du courant existentialiste.
Le cinéaste canadien s’y prend de manière complètement différente que ce que présente les Washowski et leur Matrix sorti la même année. Les images ne sont pas autant léchées ici que dans Matrix, mais elles sont très travaillées dans le sens où le laid se trouve magnifié. Des corps sont montrés, caressés comme peut l’être le dossier d’un siège ou un mur. Cronenberg propose un cinéma du tactile, que l’on pourrait presque sentir. Il est aidé pour ça deux excellents acteurs, Jennifer Jason Leigh et Jude Law.
Cronenberg met en abyme à la fois le jeu vidéo, le corps et surtout le cinéma. Dommage que ce film ne soit pas facilement accessible, ou qu'il soit si exigent que de nombreux spectateurs passeront à côté. Ce que je regrette, c’est de ne pas voir ce film en 3D, et cette impression commence à partir du générique de début. Beaucoup de plans sont riches visuellement avec des jeux de profondeurs.
CHEF D'OEUVRE la ou La Mouche était un film d'horreur et de sf plus horrifique que sf. Cette fois ci Cronenberg fait un film d'horreur et de sf plus sf qu'horrifique. Et le parie est réussi… On sent qu'on est après la période ou l a commencé a parlé de la psyché humaine (Dead Zone, Faux Semblant, et La Mouche et Crash sont des entre deux (je n'ai pas encor vu les autres)) Ce film traite plus de l'esprit, de la psyché humaine, mais le visuel du film lui emprunte complément a ses film sur le corporelle. Vrm un chef d'œuvre tant toutes les thématique (nombreuse) abordé sont complexe et bien traité. Et puis surtout… c'est Inception plus de 10 ans avant Inception
David Cronenberg nous emmène dans un monde futuriste où le jeu et le réalisme se mélange. Ce film est très perturbant car nous savons jamais si nous sommes dans eXistanZ ou dans le réalisme.