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Un visiteur
4,0
Publiée le 30 septembre 2007
Je suis sorti un poil deçu de la seance.
Bien sur le film, sur la forme est parfait. Couleurs noires et blanches, sobre qui correspondent tres bien avec l´histoire du groupe, pas clinquant pour un sous, tout dans la sobrieté et l´honneteté. La musique, forcement genial, de Bowie en passant par Iggy Pop (sic!) avec bien sur les meilleurs morceaux de JD. Ptain mais rien que d´entendre les premieres notes de Love will tear us apart, ça m´a foutu les boules tellement c´est beau. A chaque morceaux j´avais des frissons tout partout dans mon corps. Les acteurs sont quant à eux superbes, de Riley, completement habité par l´ame de Curtis, criant de verité lors de ses crises, aux acteurs secondaires, vraiment extraordinaires. Mais la deception vient du fond. L´histoire, à mon gout, se concentre trop sur les histoires de couples de Curtis et pas assez sur le groupe, groupe mythique de la fin des 70´s. Pour reprendre une phrase citée par un autre internaute d´allociné :
"...et ne fait qu´effleurer ce qui aurait dû être son vrai sujet, en l´occurence la destruction progressive d´un être talentueux mais faible par un milieu sans pitié."
C´est ce qui manque au film pour etre un chef d´oeuvre. Il n´en reste pas moins un biopic superbe pour un groupe mythique qui nous fait pleurer les larmes de notre corps à chaque morceaux.
J´aurais trouvé interessant de voir comment les autres membres du groupe se dirigent vers New Order.
Oser plaquer de pareilles images sur "Love will tear us apart", c'est grotesque, pathétique et vulgaire. On frôle vaguement quelque chose au début, quand on se retrouve dans sa chambrette d'étudiant, avec ses classeurs de poésies, de textes, mais tout ça vire rapidement à la bouffonnerie pure et simple pour amateurs d'histoires de bonnes femmes, de scènes de ménage de série américaine. Le noir et blanc est toujours aussi efficace pour duper le spectateur incapable de discernement esthétique, ça marche à tous les coups
Control, est l'histoire d'une descente aux enfers, celle de cet homme qui n'est ni vraiment acteur, ni vraiment spectateur de sa vie, puisqu'à la fois trop spectateur pour être capable de donner une direction à celle-ci, et trop acteur pour se rendre compte de l'ampleur que les choses prennent (tant sur le plan musical que personnel).
Le tout est filmé de manière tout à fait admirable par un Anton Corbijn qui semble, à l'image du photographe qu'il est, avoir peaufiner chaque image du film. Porté par un noir et blanc sublime et une mise en scène précise, on serait tenté de dire que Control n'est pas un long métrage à 25 images/seconde comme les autres, mais plutôt à 25 photographies/seconde, tant on sent tout le soin apporter à l'image, essence même du cinéma.
Plus qu'un coup d'essai, ce premier film sonne donc plutôt comme un coup de maître, tant le réalisateur parvient à faire transparaître toutes les fêlures qui vont conduire Ian Curtis au suicide, bien aidé, il est vrai, par la grande performance d'acteur à laquelle se livre Sam Riley. Brillant de bout en bout, Control dresse le portait minutieux et sensible d'un artiste écorché vif, un portrait totalement réussi, peut être simplement parce que seul un artiste est capable de raconter avec talent un autre artiste.
Je resterai concis. Je suis allé le voir avec mon épouse qui n'est pas fan de JD (trouve la musique trop sordide, préfère New Order etc...)Elle a particulièrement aimé cette oeuvre qui montre un réelle maîtrise du champ et de la photographie (comment pouvait-il en être autrememnt ?). Pour ma part, amusé (les blagues de potache, les clins d'oeil à ces groupes de ma génération en arrière plan ! Throbbing Gristles, Cabaret Voltaire...), diverti (quelle musique - quand on pense qu'il s'agit souvent d'une re-création sans Martin Hannett), puis bouleversé (Love Will Tear Us Apart - quel plan !). Chef d'oeuvre du genre, (même si je ne crache pas sur "Ray" ou "Walk The Line") ce film transcende les schémas du biopic. Un conseil : n'attendez pas la sortie dvd à moins de posséder un vidéoprojecteur. Un film à voir en grand écran.
Excellent film, vraiment! Tout est grandiose, la réalisation d'Anton Corbijn, le jeu très fidèle de Sam Riley (qui ressemble pas mal à Ian Curtis d'ailleurs), encore cet effet de noir et blanc qui rend le film encore plus poignant... Ce film est digne de Joy Division ! Love will tear us apart...
" Control " est un vrai petit chef-d'oeuvre! Sam Riley est magnifique dans le rôle de Ian Curtis, il fait inévitablement penser à Pete Doherty, le leader des Babyshambles. Les séquences de musique sont très intéressantes. Ce film nous fait comprendre la souffrance d'une rockstar disparue prématurément, il évite les clichés de drogue et d'excès en tout genre et nous fait découvrir la vie de famille et les émotions profondes du chanteur. Le tout est très bien filmé (en noir et blanc), c'est un film de qualité (qui rappelera " Walk the line ") à voir en version originale.
Dès la 1ère scène, montrant Ian Curtis à 16 ans rentrer chez lui pour écouter "Aladdin Sane", j'ai su que "Control" parlait de moi. De nous, qui avons aimé Bowie en 73, les Sex Pistols en 77, et... Joy Division juste un peu trop tard, en 80. Anton Corbijn était là, lui, dans la noirceur de l'Angleterre Thatchérienne, pour assister à la naissance improbable, inexplicable, d'une musique immense, qui marquera le siècle. Comme le génie est incompréhensible, Corbijn se contente de filmer un jeune homme, simple comme nous, bouleversé et torturé comme nous par les conflits les plus élémentaires de l'existence : un mariage trop hâtif, un bébé incompréhensible, l'amour que l'on ne peut pas "contrôler" : ajoutez la malédiction de l'épilepsie, le sentiment grandissant de ne pas pouvoir donner tout ce que l'on attend de vous, il ne reste que le suicide comme issue. On est chez Loach, pas à Hollywood, on est loin du mythe malsain, on est dans un beau film, qui ne nous apprendra donc rien que nous ne savions déjà.
je suis tellement intime avec joy division qu'il met difficile de parler de ce film. je l'adore et je ne l'aime pas en même temps. je ne l'aime pas car il m'enlève un fantasme de film en devenant réel. ce qu'il faut savoir c'est que Corbijn réalise un film sur Ian Curtis et non sur son groupe. C'est adapté du bouquin de Deborah Curtis, sa femme, et c'est coproduit par elle, donc c'est son point de vue, et l'histoire du couple plus que l'histoire du groupe. je souffre cruellement de l'absence de plusieurs trucs : - les 3 autres membres sont réduits à l'état de figurants, et quand on connait le rôle primordial de Barney et de Peter Hook (putain, la basse, merde, c'est tout le son de Joy), ça fout les boules. - Martin Hannett, le producteur de Joy Division, est totalement absent, on l'aperçoit un instant c'est tout... Alors qu'il EST Joy Division autant que les autres, il est responsable du son, de l'identité sonore - Peter Saville, responsable du graphisme de Factory et des pochettes si particulières du groupe n'est même pas cité... - la scène montante de Factory est aussi écartée... - Wilson aurait pu avoir encore plus d'importance... - On ignore totalement l'enregistrement du second album, "Closer" qui même s'il est sorti après le suicide de Curtis, est capital dans sa courte biographie.
bon, je pourrai continuer des lustres, vous l'avez compris... c'est ma grande déception de fan... Mais Corbijn, photographe qui travaillait avec Joy Division dès 77 n'a pas fait un film de fan. Une fois que j'arrive à me dire ça, j'arrive à regarder le film. Il est centré sur une personnalité, sur une ambiance de banlieue anglaise 70's, sur une histoire de couple, sur une profonde dépression, sur un mec qui traverse une vie en acceléré (marié à 18 ans, star du rock en même temps, père à 19, malade, épileptique, depressif et suicidé à 23) sans jamais vraiment l'habiter. Et ça Corbijn le filme très bien, dans son très beau noir et blanc contrasté que nous connaissions
Absolument magnifique!! sam Riley est tellement à la hauteur que j'ai eu grand mal à différencier le chanteur de l'acteur!!Le noir et blanc est très esthètique, le cadrage à la hauteur, la bande son complétemen adapté aux différentes péripéties et la bio de ian curtis retracé à l'essentiel! Aucun creux dans ce film!!Eblouissant!Compatissant ! Un film à la hauteur d'un chanteur si talentueux...
Ambiance très réussie, photo superbe, les acteurs sont dans le coup. Mais il manque un petit quelque chose qui aurait ouvert le scenario... ça reste un peu trop centré sur Ian Curtis... d'accord, il est le sujet du film, mais j'aurais aimé voir plus : plus de Joy Division, plus de Tony Wilson, plus de sa vie en dehors du couple... En fait, d'une certaine manière, c'est plus un film sur sa femme que sur lui. Bref : excellent film, mais j'esperais mieux.
ce film est tout simplement superbe, il y trace le portrait de ce jeune rockeur avec une excellente photographie, un bon scénario et l'acteur est sublime. Que dire de plus que félicitation pour e tres beau film!!!
Je ne peux pas être objectif sur ce film, étant fan du groupe et admirateur du travail d'anton Corbijn... Du coup j'avais peur que le film ne sois pas à la hauteur de mes espérances, surtout que Corbijn s'est un brin relaché dernièrement (voir la pochette du dernier depeche mode, dégueulasse). Ben nan, c'est super beau, super simple, et ça colle incroyablement bien avec l'ambiance du groupe. Le scénario est d'une rare banalité...Et c'est ça qui est bon! Les scènes de live sont bluffantes et l'acteur principal crève l'écran. Le film est impressionnant de maîtrise, de rigueur et d'humanité. Désolé pour cette phrase un brin Téléramesque mais c'est vrai.
Que ce soit la vie d'un chanteur apporte un petit côté people au film mais celui-ci serait intéressant même au sujet d'un anonyme. Il s'agit finalement d'un jeune homme qui ne mesure pas les responsabilités qui vont découler de ses choix et qui, au bout d'un moment, se retrouve écrasé, incapable de faire face. Ce côté est intéressant. Maintenant, l'aspect "poète maudit" m'a laissé un peu froid et les textes des chansons m'ont un peu semblé sans queue ni tête. Ceci dit, les mélodies ne sont pas désagréables en fin de compte.