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Ricco92
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5,0
Publiée le 16 octobre 2020
Quand on parle de boxe au cinéma, il est inévitable de penser à la saga Rocky. Cependant, juste après le titre qui revient le plus est Raging Bull de Martin Scorsese. Cet aspect est intéressant car ces deux titres représentent une des deux faces d’un même sport. Si le personnage interprété par Sylvester Stallone est un personnage possédant le cœur sur la main et correspondant au final à un digne représentant du Noble art, le Jake La Motta interprété par Robert De Niro en est l’exact opposé car il est aussi violent dans la vie que sur le ring. Martin Scorsese a ainsi pu retranscrire à l’écran toute la dureté du célèbre poids moyen et celle qu’il ressentait dans sa propre vie (il était en pleine dépression et était en cure de désintoxication quand Robert De Niro l’a poussé à se replonger sur ce film qui dans un certain sens lui a plus ou moins sauvé la vie). Le réalisateur crée ce sentiment d’un point de vue cinématographique par son utilisation du noir et blanc (seuls les extraits de films familiaux sont en couleurs), par ses raccords brusques entre les séquences (les cuts se font autant à l’image qu’au son) qui sont généralement accompagnées des dates de l’action et par le montage à la limite de l’expérimental des combats de boxe. Il n’est d’ailleurs pas innocent que cet aspect novateur coïncide avec l’arrivée de celle qui deviendra la monteuse attitrée du cinéaste, Thelma Schoonmaker (qui avait travaillé avec Scorsese sur Who’s that knocking at my door et Woodstock mais qui avait dû cesser sa collaboration pour des histoire syndicales). Mais la violence de l’ensemble est également due à l’interprétation. Il faut dire que tous atteignent un niveau assez exceptionnel à commencer par Cathy Moriarty dans son rôle de jeune fille mariée trop tôt (elle rencontre La Motta alors qu’elle n’a que 15 ans) qui devient rapidement une femme battue et Joe Pesci qui fait une entrée fracassante dans l’univers de Scorsese (qu’il retrouvera avec Les Affranchis, Casino et The Irishman). Mais c’est surtout Robert De Niro qui produit une performance exceptionnelle. Il faut dire qu’il a tout donné pour ce rôle en suivant un entrainement renforcé pour les séquences de boxe auprès du véritable La Motta (qui n’eut par contre pas le droit d’assister au tournage des séquences se déroulant hors du ring) puis en prenant véritablement 30 kg pour tourner les séquences de déchéance du personnage. De plus, il livre une prestation d’une intensité incroyable dans toutes les séquences concernant la vie privée du boxeur et ses multiples accès de violence notamment lors des scènes de ménage.spoiler: Cette performance est d’ailleurs restée dans la mémoire de tout cinéphile qui se respecte par l’intermédiaire de la séquence de la dispute avec son frère Joey et la célèbre question "You fuck my wife ?".
Cet aspect privé était d’ailleurs contesté par le véritable Jake La Motta même si le film est tiré de son autobiographie. Scorsese, de son côté, dit avoir atténué la violence du personnage. Ce qui est sûr, c’est que le cinéaste s’est servi de cela pour retranscrire un univers dans lequel il a grandi et qui est marqué par le machisme et la violencespoiler: (lors du 1er combat, celle-ci est plus présente dans les tribunes que sur le ring donnant d’entrée de jeu un sentiment de sauvagerie intrinsèque au milieu décrit) . Ainsi, Raging Bull se révèle être un des plus grands films de boxe, un sommet de la filmographie de son réalisateur et une des plus grandes performances de Robert De Niro qui n’en est pourtant pas avare. Un classique incontournable.
“Raging Bull”, c’est les prémices d’un grand réalisateur, on ressent déjà tout son savoir pour donner vie à ses personnages, les rendre captivants. Des beaux plans, de l’action, de la violence, de la sensualité, du cinéma comme il est toujours bon d’en voir. Le noir et blanc ajoute une touche "old school" qui ne gache en rien le spectacle. Robert de Niro, Joe Pesci, Cathy Moriarty sont incroyables. Comme il s’agit d’un biopic et que Scorsese souhaite rester fidèle à la vie de Jake la Motta , la dernière partie présente des longueurs, même si la présentation de la déchéance et de la reconversion du personnage est puissante, le rythme est fortement ralenti. La narration s’en trouve un peu étouffée, avec un personnage moins attachant et qui a du mal à contrôler ses émotions. Malgré ces quelques ajustements, il n'en est pas moins un excellent long-métrage.
Long-métrage de Martin Scorsese, “Raging Bull” retrace la vie du boxeur américain Jake LaMotta. Ce champion du monde des poids moyens n’a jamais été mis KO lors de ses 106 combats professionnels et ce, parce qu’il savait encaisser les coups violents mieux que personne. C’est Robert De Niro qui souhaitait porter à l’écran la vie de Jake. Alors en pleine dépendance à la drogue, le réalisateur accepte de mettre en scène le long-métrage uniquement pour remercier l’acteur de l’avoir soutenu durant cette période. Alors qu’on s’attend tous à voir un film de boxe, les combats n'occupent finalement qu’une petite partie de l’intrigue. Ceux-ci sont filmés comme une chorégraphie mêlant ralentis et noir et blanc, certainement pour éviter les afflux sanguins rouges vifs. Le film tire alors sa violence dans le personnage lui-même qui se détruit physiquement et mentalement jusqu’à en devenir paranoïaque. Il soupçonne ses amis de le trahir et sa femme d’entretenir une relation avec son frère. Oscarisé pour son rôle, De Niro a mis toutes ses tripes devant la caméra en offrant une prestation féroce, presque animale. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un biopic sur le légendaire boxeur Jake La Motta adapté de son livre autobiographique, ses confidences, par le metteur en scène inspiré Martin Scorsese !! Le film suit l'ascension du boxeur caractériel qui gagna beaucoup de matchs dans les années 40/50 contre notamment Sugar Ray Robinson, Marcel Cerdan et autres mais qui raconte aussi sa vie privée, sa rencontre, alors qu'il était marié, avec une jolie blonde qui deviendra sa femme pour un long moment, sa relation avec son frère qui était son manager, un regard bien touchant il faut le dire malgré les accents de quartier New Yorkaise. Mais un biopic peut aussi révéler des moments douloureux comme la fin houleuse du champion prenant beaucoup de kilos et se retrouvant seul avec une scène anthologique du 7ème art de dispute avec la célèbre réplique "Tu baises ma femme" à son frère. Un long métrage filmé les 3/4 du temps en noir et blanc avec des combats de boxes illustré de prés par des gouttes de sueurs et de sangs impressionnantes. Le film de la résurrection selon la légende du cinéaste Martin Scorsese avec un Robert De Niro impressionnant gagnant du coup l'Oscar du meilleur acteur mérité en 1980 et un Joe Pesci moins agaçant tout en finesse. Grandiose.
Ce film est peut être le plus fort avec Robert De Niro. Quel interprétation du boxeur Jake La Motta et de son parcours si torturé entre des combats mythiques, une vie d'autodestruction, une vie de paranoïa. Une histoire vraie entre l'ascension et le déclin d'un homme et d'une époque. Un film ultra fort, ultra bien séquencé par un réalisateur de génie et porté avec une classe et une maîtrise de dingue par un acteur de légende. Bref : un film complètement dingue à ne pas louper.
Après notamment The Set-Up de Robert Wise, premier modèle moderne puis Marqué par la haine, du même auteur, modèle indiscutable de l’ineffable Rocky, après l’inoubliable Plus dure sera la chute, avec Bogart, après la série des Rocky eux-mêmes avec Stallone en homme des cavernes ahuri, voici donc un film de plus sur la boxe… La différence notable est que celui-ci est réalisé par Marin Scorsese et joué par Robert De Niro… On a tout dit sur la performance d’acteur de ce dernier qui entre tellement dans son rôle qu’il s’entraîne pendant des mois avec les meilleurs boxeurs américains de son époque et qui pousse la conscience professionnelle jusqu’à grossir de trente kilos en quatre mois pour pouvoir incarner le boxeur Jack La Motta vieillissant… Comme Marqué par la haine, Raging Bull conte une histoire vraie, celle d’un fils d’émigrés italiens qui parvient au titre suprême grâce à cette espèce de rage essentielle qu’il porte en lui. Le film met d’ailleurs constamment en avant la paranoïa de La Motta qui va jusqu’à accuser son propre frère de coucher avec sa femme… Les images des combats sont magnifiques, filmées avec cette touche de lyrisme typique du cinéma de Scorsese. Regrettons, comme toujours, le manque absolu de vraisemblance au niveau du rythme et de l’intensité des coups, mais c’est moins gênant ici qu’ailleurs étant donnée la maîtrise absolue de la mise en scène qui transforme chaque combat en un ballet tragique. Aux côtés de De Niro, Joe Pesci trouve peut-être son meilleur rôle à l’écran, superbement dirigé et du coup beaucoup plus sobre que d’habitude. Au total, on a une vraie réflexion sur l’existence et un des plus grands films de sport de tous les temps, toutes catégories confondues.
Un film parmi les classiques du genre. Porté par un bio pique centré sur le célèbre boxeur Jack Lamota, Robert De Niro réalise l’une de ses meilleurs partitions. Ce film nous montre la grandeur puis la décadence d’un grand boxeur.Le casting est très bon, la mise en scène est efficace et les combats de boxe sont tournées de manière bestiale.
Raging Bull est l'un des films les plus connus de Martin Scorsese et offre à Robert De Niro un des ses rôles les plus emblématiques. Retraçant le parcours flamboyant de Jake La Motta dans le milieu de la boxe ainsi que sa déchéance et sa descente perpétuelle vers la solitude, Raging Bull brosse le portrait d'un homme jaloux, violent et qui n'aura retenu aucune leçon de ses actes. Pour interpréter le rôle de Jake La Motta, Scorsese fait appel à son ami Robert De Niro qui nous offre une prestation absolument exceptionnelle couronnée, à juste titre, par un Oscar du meilleur acteur. Le reste du casting est très également, à l'image de Joe Pesci et Cathy Moriarty qui campent tous deux le frère et la femme de La Motta. Côté réalisation, Scorsese utilise le noir et blanc ainsi que le format 4/3. De ce fait, on a l'impression qu'il filme avec une caméra de l'époque ce qui renforce l'immersion et le côté documentaire du film. On regrettera cependant le côté flamboyant qu'avaient Les Affranchis ou Casino et quelques petites longueurs. Malgré tout, Raging Bull est un film à voir absolument et est un incontournable de la filmographie de Scorsese et du cinéma.
De déception en déception avec Scorsese et d’étonnement en étonnement avec les critiques. Ragging bull c’est un film long, qui alterne combats, très mal joués et pas réaliste un seul instant avec scènes de ménages d’un ennui mortel et de dialogues affligeants qui consistent principalement en une suite d’insulte à celui qui criera le plus fort. Le tout sans la moindre transition avec des ellipses ici et là et une histoire oubliée. Car la boxe, c’est du travail et de l’entrainement plus que du combat devant spectateur et c’est totalement absent. Scorsese ne maitrise pas son sujet faisant de ce film probablement l’un des plus mauvais sur la boxe. Et si on enlève la boxe que reste-t-il ? Et bien pas grand-chose, puisqu’il faut également enlever les disputes conjugales dont on n’arrive pas à apprécier tant les personnages ne sont pas attachants, mais plutôt repoussant au possible. Le tout étant long, rapidement ennuyant, avec un noir et blanc banal, et un sujet traité de manière tout ce qu’il y a de plus conventionnelle. Ragging Bull ne présente aucun intérêt, et restera comme étant un des rares films où j’ai décroché au milieu et où la bande son m’a pourtant suffi à suivre. Triste de pensé que certain appelle ça chef d’œuvre alors que c’est d’une pauvreté consternante.
Excellent biopic que ce Raging Bull. La psychologie du boxeur Jake Lamotta est mise en sècne d'une main de maître, tout comme les combats. Personne n'a jamais filmé es combats comme le fait Scorsese, on est à la limite de l'expressionnisme tant ceux ci sont construits comme des oeuvres picturales. Deniro et Pesci sont encore et toujours au top de leur forme, représentant l'un des duos les plus marquants du septième art. Un film de boxe unique, nouvelle oeuvre d'art du génie Martin Scorsese !
Un film à montrer dans toutes les écoles de cinéma. Une réalisation magistrale, des images magnifiques, une intensité dramatique hors du commun et un De Niro éblouissant en boxeur invincible puis en déchet humain s'apitoyant sur son sort. Scorsese nous livre ici son film certainement le plus personnel en nous montrant ce qu'il connaît le mieux : New York, la mafia et l'autodestruction.
Merci a De Niro d avoir fait de ce film , un film poignant et glaçant ! Un De Niro super avec un Scorsese super aussi . Le film anti-Rocky par excellence