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Pauline G.
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4,5
Publiée le 27 décembre 2017
Raging Bull est un film sur la boxe, mais c'est avant tout l'histoire d'un homme, - boxeur, certes -, mais d'un homme avant tout, dans toute la complexité de son entièreté. Adulé dans son domaine, Jake La Motta était un géant de force et d'efficacité sur un ring de boxe. On ne peut malheureusement pas en dire autant de sa vie privée, où pleuvent les claques à la moindre contrariété, l'ego du bonhomme occupant très largement le devant de la scène en lieu et place de la confiance en soi qu'on a tendance à prêter d'office à ceux qui incarnent le modèle de réussite sociale tel qu'on se l'imagine tous. L'image qui nous est donnée là est loin de la grande star à qui tout réussit, bien plus proche d'un homme fragile, perclus de désespoir et de pression à la réussite, coûte que coûte. Ce portrait dépeint par Martin Scorsese n'adopte donc pas une posture admirative romanesque mais un regard profondément humaniste, visant davantage à susciter de la compassion que de l'admiration. La pression est palpable tout au long du film, tout comme le mal-être et la solitude qui accompagnent l'idole comme son ombre quoi qu'il arrive.
Raging Bull est un film bouleversant de génie cinématographique. C'est d'abord une prestation d'acteur intemporel jamais égalé, et avouons le, ayant porté De Niro au panthéon de l'acting Studio... Ensuite c'est une réalisation d'une sensibilité mais surtout d'une précision rare dans les émotions ; une justesse rarement atteinte dans le cinéma. Finalement cette plongé dans les abymes de l'Homme, sa jalousie la plus visuelle, la plus profonde, à laquelle on ne peut que s'identifier même si nos barrières sociologiques nous tempèrent, cette férocité bestiale hallucinante, ne peut que nous emmener tout du le long de ce long-métrage... Quelle réussite... Et cette photo à tomber le cul d'une falaise !!! Raging Bull est un Grand film, un de ces grands que l'on ne peut oublier tant le génie est, et est omnipotent ; Définitivement le meilleur de Scorsese. Juste impressionnant, juste un bijou, juste un chef d'oeuvre. Merci maître !
Depuis « Mean Streets », Robert De Niro et Martin Scorsese ne se quittent plus. Tous deux lancés dans leur âge d’or de leur filmographie, ils nous proposent ici une relecture d’un champion de boxe. Jake LaMotta est pourtant controversé et sa vie est une épopée, succédant davantage de « chutes » que de victoire sur le ring. La lecture de l’intrigue donne alors raison à l’étude d’une personnalité instable. Scorsese balaie ses principaux codes sur l’étude d’une société et la place en arrière-plan. Il ne se contente pas non plus d’une lecture autobiographie sur ce qui a fait le succès du boxeur. De plus, les images sont un point qui soulignent la rigueur du réalisateur. Associant subtilement les gimmicks à la présentation des combats et de son acteur fétiche, il parvient à rompre la notion de distance, rendant abstraite notre perception de l’espace. Il a tant de richesse que l’œuvre exploite à merveille.
La discipline guerrière n’est qu’un support en face du véritable enjeu. Il concerne directement LaMotta dans un combat permanent contre lui-même. Guidé par la seule émotion qu’est la violence, le challenger vit dans la douleur, aussi bien sur le ring que dans sa vie privée. Il entretient notamment des relations tendues avec son épouse Vickie (Cathy Moriarty) et c’est sur quoi se base tout l’intrigue de l’œuvre. Elle reste mystérieuse, même devant l’amour stérile qui les lie. Sa présence limitée, tout comme ses dialogues, ne sont pas un manque d’engagement volontaire vis-à-vis de la relation homme/femme, dans sa généralité. Au contraire, sa force d’esprit est le reflet de la passivité. Face à l’animal violent qu’est Jake, la misogynie peut prendre un coup en surface, mais reste intact dans le fond. Rien ne laisse présager qu’elle induit une passerelle pour que LaMotta exprime sa haine en permanence contre elle, mais il y a du vrai dedans qui est intimement lié à la personnalité du boxeur.
Chaque passage de Jake sur le ring est synonyme d’un état d’esprit qui s’assimile aisément avec le schéma d’un couple en conflit. Et quelque part, c’est comme si les coups étaient réservés à Vickie. On se sent alors rapidement impliqué dans l’évolution du Taureau du ring. Malgré la détresse que les personnages secondaires cumulent tout le long du récit, on ne peut s’empêcher de camper dans le coin de LaMotta. Vient alors son frère cadet, Joey (Joe Pesci). Manipulateur par méfiance, il délivre une constante opposition avec toux ceux qui l’entoure, Jake compris. Mais il diffère de son frère car lui utilise ses mots plutôt que ses poings, à quelques exceptions près. Tout le tempérament autodestructeur lève le voile et les conséquences d’une haine empoisonnent nettement le succès et la fierté d’un homme qui n’a pas toujours su rester debout…
Si l’on se réfère à au surnom qui fait la fierté de LaMotta sur la scène, « Raging Bull » illustre plus qu’il n’y parait. Loin de la rédemption que l’on s’attend en face d’une entité qui se désintègre de l’intérieur, on aborde la psychologie d’un animal féroce avant tout. Dans un sens plus spirituel et religieux, De Niro parvient à se métamorphoser le temps d’un film et nous avons droit à une prestation de qualité où l’empathie opère inconsciemment. Voici la vraie force de l’œuvre, s’appuyant sur une mise en scène remarquable et une vision épurée d’une vie de débauche et de lutte acharnée.
Ce n'est pas un film sur la boxe, c'est un film sur la vie tumultueuse d'un homme, qui connait les sommets de la gloire et la déchéance sans jamais prétendre à un postulat de grand homme, même s'il est un grand champion. Il ne s'élève pas dans la société, se ronge d'anxiété, se referme sur lui même, se coupe toute humanité. C'est un portrait sans concession que nous offre le trio Scorcese, De Niro, Pesci. On frôle à bien des moments le thème du film noir, avec l'emprise de la mafia. C'est joué magistralement par une distribution de haut vol, mais, pour en attendre beaucoup, il y a malgré tout une déception, peut-être que ce "héros" est tellement peu fréquentable, que l'on a pas envie de s'attarder à ses côtés. Une force se dégage de ce film, mais pour le moment difficile de la maitriser et de l'apprécier à sa juste valeur.
La prestation de Robert De Niro (par La transformation physique et le maquillage entre autres) y sont pour beaucoup dans la qualité de Raging Bull. Le noir et blanc apporte quant a lui son charme esthétique.
Raging Bull est un biopic excellent sur la vie de Jake LaMotta : la mise en scène est parfaite, De Niro est au sommet de son art, c'est lui qui "tient ce film sur ses épaules", Joe Pesci est également très bon. De plus, les partitions de musique utilisées tout au long du film sont sublimes. Par contre, le film est assez prévisible, voilà le petit côté négatif du film. Bref, un film à voir absolument, vous y verrez une autre facette du talent de De Niro.
Dans la lignée des biopics sombres, violents, reflétant la psychologie d'un homme paranoïak et sans scrupules, Raging Bull est sans doute l'un des films les plus poignants de l'histoire du cinéma. Martin Scorses décide s'attaquer à l'autobiographie du célèbre Jake La Motta, boxeur à succès dans les années 50 qui tombera au fur et à mesure dans l'oubli puis gérant d'une boîte de nuit dans les années 60. Réalisation exceptionnelle portant sur un noir et blanc d'une beauté sans nom symbolisant un peu la tristesse et la violence de l'entourage de Jake, et de son époque, sur des slow-motion magnifiques dans lesquels s'enchaînent les combats du Taureau du Bronx, et enfin sur une intro tout simplement prenante mettant en scène La Motta sur le ring en train de s'échauffer. Il y a aussi un très beau jeu sur les miroirs assez subtile et aussi une mise en scène qui, au lieu de nous procurer de la joie ou de l'amour dans certaines scènes, nous procurent juste un mal à l'aise quant à l'idée de se trouver face à Jake La Motta. Personnage historique de la boxe interprété par un monstrueux Robert de Niro qui tient là l'un de ses rôles les plus performants, et avec à ses cotés une Moriarty convaincante et un Joe Pesci flamboyant de justesse. Bref, Raging Bull est un biopic violent et sombre qui prend aux tripes. Le final nous donne un goût amer tant il est, finalement, assez rapide et symbolise la chute du boxeur. Beau et poignant.
Dans ce chef-d'œuvre absolu, Martin Scorsese se concentre d'abord et surtout sur la personnalité sombre, excessive et terriblement jalouse du boxeur Jake LaMotta, depuis ses premiers combats mythiques jusqu'à sa déchéance absolue quelques années plus tard. Robert De Niro, qui remporta un Oscar mérité pour son rôle, offre ici une prestation du tonnerre, n'hésitant pas à gagner 30 kilos pour incarner l'ex star du ring dans la dernière partie du film. La mise en scène est excellente, les dialogues sont cultes et l'image en noir et blanc magnifique. Un bonheur.
Vie mouvementée et autodestructrice de Jack LaMotta, boxeur talentueux, mais bouffé par sa paranoïa et sa violence. Robert De Niro nous sort une interprétation physique et mentale, s'investissant complétement dans ce rôle en donnant pleinement de sa personne. Filmé en noir et blanc, usant soit de plans serrés, soit de longs plans larges, la réalisation de Martin Scorsese est toujours éblouissante. Un classique, à voir au moins une fois.
Ce que j'ai le plus apprécié du film : La musique. Absolument magnifique. Une bonne chose également que le film soit en noir et blanc. Jake La Motta vit encore aujourd'hui, à plus de 94 ans. Ce qui est un bel exploit. Le film est moins bouleversant que je ne le prévoyais. C'est un bon film avec Robert de Niro en bonne forme et Joe Pesci dans un bon rôle également mais loin d'être aussi digne d'intérêt que dans les films mafieux où ces deux grands acteurs ont joué. Raging Bull donne un aperçu de la vie de Jake La Motta, sa carrière, sa paranoïa, ses combats. Mais les combats du film ont beaucoup de défauts, surtout dans les coups rendus qui ressemblent davantage à des combats de catch que des combats de boxes. Les coups sont évidemment évités et cela se voit facilement. Personnellement, j'ai préféré la série des "Rocky" avec Stallone où le rendu est meilleur et où l'on voit l'acteur s'entraîner.C'est, selon moi, ce qui manque le plus ici.
Un chef d'oeuvre de Martin Scorsese. Robert DeNiro incarne un boxeur. Le noir et le blanc apportent de l'émotion et de l'action. Joe Pesci a un très bon rôle. Il campe le frère du héros. Le réalisateur fait une apparition remarquable.
Scorsese dépeint avec grâce la vie tourmentée du légendaire Raging Bull Jake LaMotta. Sa caméra vole littéralement de plan réussi en plan virtuose, et son acteur fétiche, j'ai nommé Robert De Niro, est époustouflant - il n'aura pas volé son oscar. Viscéral, profond, un magnifique portrait d'une figure passionnante du monde du Noble art, mais aussi de la folie auto-destructrice humaine. Peu de biopics m'ont fait autant d'effet.
Deux grands artistes au sommet de leur talent: Martin Scorsese, dans une évocation sauvage et bouleversante, en noir et blanc, du monde de la boxe et de la pègre, et Robert De Niro, dans sa composition oscarisée la plus autodestructrice, en roi du ring invincible (Jake La Motta) devenu monstre de graisse et d'apitoiement sur lui-même.
Un des plus grands rôles à Oscar de l'Histoire du cinéma avec un Robert De Niro qui se sera mué en boxeur au cours d'une première transformation qui aura duré un an. Il s'est entraîné comme Jake La Motta, avec Jake La Motta afin de mimer ses gestes, son attitude, ses postures si spéciales au point de devenir Jake La Motta. Et que dire de la deuxième transformation où De Niro prendra 30 kilos afin de montrer la déchéance de l'ancienne gloire de la boxe. Si la prestation de De Niro est époustouflante, le film souffre du côté didactique du biopic malgré les prouesses de Scorsese à la réalisation. "Raging Bull" reste toutefois une oeuvre majeure du septième art qu'on se doit d'avoir vu au moins une fois car c'est lors de son visionnage que le mot "acteur" prend tout son sens.