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Un visiteur
3,5
Publiée le 4 novembre 2022
Après m’être infligé du Varda, du Bresson, je me devais aussi de voir le fameux « Raging Bull ». N’aimant pas du tout la boxe, j’avais boycotté bêtement ce film. Et n’étant pas fan de Martin Scorsese, ça ne me manquait pas du tout.
A la lecture du film, je m’aperçois que ce n’est pas vraiment un film sur la boxe. Mettre en scène un boxeur ne signifie pas réaliser un film sur la boxe. J’irai même plus loin, je me demande si Martin Scorsese ne voulait pas faire un film sur l’horreur de la boxe !
« Raging Bull » relate un pan de l’historie personnelle de Jake LaMotta, boxeur qui a eu la particularité de n’avoir jamais été mis à terre. Il lui est arrivé de perdre mais toujours debout.
Le film repose évidemment sur la démarche artistique et technique de Martin Scorsese, mais repose aussi sur la présence de Robert de Niro. Une présence envahissante tant il exprime la violence à lui seul. La violence sous tous ces aspects : sur le ring évidemment, violence orale, violence physique hors du ring puisqu’il bat son frère et sa femme. Une violence intérieur qui l’amène à des interprétations erronées, à la jalousie.
Jake LaMotta n’a pas eu une enfance facile, c’est vrai, mais le personnage mis en scène et sous la consultation du boxeur même ne m’a inspiré aucune sympathie. C’est le genre de personnage que je ne fréquente pas du tout ou tente d’éviter. LaMotta a fait preuve d’honnêteté. Je n’ai pas lu son livre mais il faut un certain courage pour retranscrire sur l’écran un personnage limite détestable selon mon point de vue.
Que faut-il regarder ? Le talent du boxeur LaMotta ? Sa rage qui l’a mené à être double champion du monde ? L’homme ? Pour les fans de boxe, ce sera l’aspect purement sportif, la vie privée du boxeur peut paraître secondaire. Faut-il séparer l’athlète de l’homme ? J’ai toujours été partisan de séparer la fonction de l’homme. Tout en ne perdant pas de vue que la fonction a pour source l’homme.
« Raging Bull » est avant tout le portrait peu flatteur d’un homme qui a été un grand champion de boxe ; son surnom de ring « Raging Bull » il le doit à l’homme car c’est l’homme qui fait le boxeur. Pour paraphraser un précepte bouddhiste : vous enlevez le boxeur, il reste l’homme. Vous enlevez l’homme, il n’y a pas de boxeur.
Martin Scorsese a pondu un film qui traverse l’âge du cinéma avec peu de rides. En regardant « Raging Bull » en 2022, je n’ai pas eu l’impression que le film a été réalisé en 1980. Du noir et blanc bien adapté en passant par les dialogues, « Raging Bull » me paraît encore d’actualité en terme de prises de vue et de son ; j’ai encaissé avec dégoût les coups reçus ou donnés.
Bref, il m’a fallu 40 ans pour me décider et ne regrette ni les 40 années, ni d’avoir enfin vu « Raging Bull ». Et je reconnais l’avoir apprécié. Ce qui n’aurait sans doute pas été le cas à sa sortie.
A voir en V.O pour la fameuse réplique de de Niro « You fucked my wife ?! »… si possible.
N’ayant pas vraiment accroché la première fois, vu le statut de ce film au panthéon du 7e art considéré comme un chef d’œuvre, il me fallait bien insister un peu et revoir ce film pour comprendre ce que peut être j’avais raté …
Mais non !… je reste sur ma première impression. D’un point de vue purement Techniquement & artistique, que vaut cette mise en scène? En effet, à part être néophyte, difficile de ne pas reconnaître la qualité de la mise en scène de Scorsese notamment sur les combats très réalistes, sur les longs plans séquences etc sur les séquences de disputes intenses et très réalistes et violentes.
Mais ai-je aimé ce moment de cinéma dans un aspect plus global de divertissement ? Et bien non ! Je retiens surtout de l’ennui sur ce récit qui ne me captive pas. Le seul intérêt était la curiosité de voir où le metteur en scène nous emmène. Malheureusement réellement nulle part à part sur une vision très intimiste d’un champion de boxe violent et antipathique et sa déchéance mettant en cause sa personnalité autodestructrice.
Alors à moins d’être fan de ce sportif semble t-il mythique en tout cas assez pour livrer un biopic sur sa vie et surtout son auto destruction, je n’en vois pas trop l’intérêt.
Plutôt un film pour étudiant en cinéma pour l’aspect artistique et technique ou fan de l’immense R. De Niro pour apprécier son interprétation magistrale lui ayant valu l’Oscar si prisé.
Mais pour moi, nullement l’intérêt que porte des chef d’œuvre comme « 12 hommes en colère », « wonderful life » etc
ragging Bull est un film de boxe comme souvent dans le monde du cinéma américain, de film est consoderais'comme le meilleur des films de boxe mais franchement ce n'est pas du tout le cas , car beaucoup de faiblesse dans le scénario surtout comment peut on dire que c'est le meilleure film de boxe au vue de comment son traiter les femmes dedans cst mysogine et aussi beaucoup de violence au femme c'est juste un mauvais exemple pour la jeunesse surtout que ce n'est pas juste un film c'est aussi un biopic sur la vie d'un boxeur . Et donc faire un film sur un boxer qui est violent et qui tezire mal ça femme est vue ce qu'il a fait de mal je ne trouve pas pu il mérite un film si ce n'est pas un exemple pour la société il ne mérite donc pas un seul film . parfaitement interprété par Robert de Niro et son acolyte Joe Pesci., La mise en scène est maitrisé , les combats sont bien chorégraphiés mais le point fort ce sont les dialogues qui sont juste savoureux et détonnant le film contient des bonne scène action
L'histoire est moyennement intéressante et les personnages vains, minables, mais la réalisation de Scorsese est éblouissante. Combien de plans, de scènes, qui arrivent avec une idée nouvelle de tourner, toujours juste, toujours fraîche et lumineuse. Le couple De Niro - Pesci fonctionne comme d'habitude à merveille, cependant le film ne serait pas le chef d'œuvre qu'il est sans Cathy Moriarty qui incarne le personnage de son épouse avec un tempérament de lionne. Enfin, le générique est remarquable, un véritable moment de grâce. A noter le superbe noir et blanc qui facilite le voyage dans cette époque
Portrait sans concession d’une brute jalouse et macho Jake La Motta surnommé « le Taureau du Bronx ». Une mise en scène au top et un superbe numéro de de Niro capable de prendre de l’embonpoint pour la bonne cause. La boxe, sport de brutes sujettes à magouilles, n’en sort pas vainqueure. Ce film - largement récompensé malgré une reconnaissance tardive - a été réalisé à l’initiative de l’acteur.
“Raging Bull”, c’est les prémices d’un grand réalisateur, on ressent déjà tout son savoir pour donner vie à ses personnages, les rendre captivants. Des beaux plans, de l’action, de la violence, de la sensualité, du cinéma comme il est toujours bon d’en voir. Le noir et blanc ajoute une touche "old school" qui ne gache en rien le spectacle. Robert de Niro, Joe Pesci, Cathy Moriarty sont incroyables. Comme il s’agit d’un biopic et que Scorsese souhaite rester fidèle à la vie de Jake la Motta , la dernière partie présente des longueurs, même si la présentation de la déchéance et de la reconversion du personnage est puissante, le rythme est fortement ralenti. La narration s’en trouve un peu étouffée, avec un personnage moins attachant et qui a du mal à contrôler ses émotions. Malgré ces quelques ajustements, il n'en est pas moins un excellent long-métrage.
Raging Bull n’est pas seulement un pur film de cinéma, c’est aussi et surtout une richesse visuelle où chaque plan transpire l’inventivité et l’audace plastique de cet immense metteur en scène qu’est Martin Scorsese. Dans ce long-métrage, ce dernier a un usage stylistique et esthétique de la mise en scène particulièrement intéressant et prononcé. Il se permet notamment d’expérimenter, avec goût et harmonie, un cinéma inédit pour l’époque, transformant ainsi chaque scène de combats en moments de beauté cinématographique.
ce film est tout simplement un chef-d'œuvre intemporel. On suit la vie d'un boxeur qui va subir une descente aux enfers. malgré le soutient toxique que son frère Joey lui fait subir.
Scorsese maîtrise parfaitement bien son cadre, et nous plonge dans l'intimité de la vie de Jake LaMotta, donnant lieu a des scènes lentes, gênantes, et malgré tout très humaine. un pur drame à visualiser plusieurs fois pour voir chaque détails de mise en scène.
La débilité de cet homme m'a gâché le film . Si Scorsese voulait faire tomber un "mythe" c'est parfaitement réussi . Film au final ,sans intérêt malgré des acteurs formidables.
Vous prenez Shakespeare, Dostoïevski, le néorealisme italien, Godard, Huston, Cassavetes, et quelques autres, vous mettez tout ça dans le cerveau agité d'un génie créateur qui vient de se relever d'une profonde remise en question personnelle. Ensuite vous lui faites avaler le scénario du gars qui a écrit Taxi driver, et qui s'est inspiré de sa propre relation conflictuelle avec son frère pour dramatiser la biographie d'un ancien champion du monde de boxe, qui a sombré dans la paranoïa avant de se relever, et qui a fini sa vie en faisant du stand up dans des dancings miteux. Vous remuez bien tout ça, et vous obtenez ce film ensorcelant, cette magie du cinéma, cette poésie brute en noir et blanc. Après avoir lu le scénario de Paul Schrader, de Niro demanda à Scorsese: «Comment le public pourrait trouver attachant un type pareil, qui pique des crises et qui tabasse sa femme parce qu'elle a laissé trop cuire un steak?» Scorsese a répondu: «Ça, c'est ton boulot, mon pote». Raging bull, un chef-d'oeuvre.
Ce biopic sur le boxeur des années 1940, Jake LaMotta, est joué d'une main de maître par Robert De Niro. Joe Pesci est là pour lui donner la réplique donnant lieu à des dialogues d'anthologie (le mythique "Did you fuck my wife"). La mise en scène est très travaillée. On a presque l'impression de se prendre nous même les coups de poings pendant les combats. Le jeu de séduction entre le boxeur et sa femme plein de sensualité contraste avec la brutalité du ring. Jusqu'au moment où ce contraste disparaît. Cette violence va se transporter dans sa maison, dans son quotidien.Véritable chien enragé, il sera vctime de son propre comportement. Après ça reste du Martin Scorsese, la méthodologie reste la même que dans ses autres films (personnage qui commence de rien, ascension jusqu'au sommet et enfin chute inexorable jusqu'au plus bas).
spoiler: C'est l'histoire d'un paranoïaque qui aime boxer ses adversaires, son frère et sa femme mais au bout de deux heures de présence ininterrompu à l'écran, tu finis par avoir pitié de lui.
Je découvre Raging Bull 40ans après sa sortie. Bon forcément c'est pas rythmé comme un Jungle Cruise et j'avoue que mon cerveau tiktoké s'est parfois laissé déconcentrer mais ca se suit plutôt bien. Mon problème principal c'est que les deux personnages principaux sont insupportables, Jake est un psychopathe total et son frère, qui est sensé le canaliser, est à peine moins macho. J'aime les dialogues mais quand tout ce qui est dit parait dater du moyen âge : "ma femme c'est mon mien" + "qu'est-ce que tu as fait cet après-midi" + "boum boum dans la tronche" c'est un peu lassant. Surtout que l'autre thème : "je suis un homme d'honneur je ne me couche pas!" ne m'a pas passionné non plus. Les scènes de boxe étaient probablement révolutionnaire à l'époque mais là, il faut vraiment être indulgent.
La force du film c'est de s'étendre dans la durée et dénouer un destin. Difficile de ne pas être touché par "I'm not an animal!" alors qu'il explose ses phalanges contre les murs de sa cellule ou sa pathétique tentative pour renouer avec son frère. Assister au déroulement d'une vie donne une ampleur au film qui explique probablement son statut de film culte. Ca et le fameux "You fuck my wife ?" dont je comprend enfin que peut importe la réponse, à la fin le résultat c'est boom boom.