Raging Bull
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Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2016
Alors que le ratage de la comédie musicale New York, New York l'avait plongé dans un état de dépression temporaire, Martin Scorsese revient sur le devant de la scène d'une façon aussi magistrale qu'inattendue avec l'évocation de la vie de Jake La Motta, ce "Taureau du Bronx" comme il fut surnommé, champion du monde des poids moyens en 1949, avant de sombrer dans l'alcool et de devenir le gérant d'une boîte de nuit, appelée, avec modestie, "Jake La Motta".

Mais moins qu'un film sur la boxe comme il a été trop souvent présenté (rappelons que les combats de boxe n'occupent dans le film que 10 minutes, sur 129 - même si ils consistent en de très grands moments de bravoure); Raging Bull est surtout un film sur la rédemption et le pardon, parcouru d'allusions christiques. La destinée de Jake La Motta, commençant dans la délinquence de petite envergure avant de se heurter à la réalité physique des corps avec un penchant pour l'autodestruction et le sadomasochisme (le combat final contre Ray "Sugar" Robinson, moment mémorable du film, dans lequel La Motta encaisse les coups sans rechigner, et encourage même son adversaire à poursuivre encore et encore) s'apparente en fait à un réel chemin de croix. Au final, le boxeur se retrouve seul en prison face à lui-même, abandonné de son frère, de sa femme et de ses enfants, avant de trouver un semblant d'issue comme gérant d'une boîte de nuit, où, devenu gros, il récite mollement des vers de Shakespeare ou de Tennessee Williams, objet de tous les quolibets de la part d'un public qui découvre l'homme (gros, vieux, saoul) derrière la légende (le boxeur adulé, le champion des poids moyens en 1949).

C'est en cela que Raging Bull est tellement réussi, et qu'il s'élève bien au-dessus du simple cadre du biopic traditionnel, en la façon dont Scorsese s'investit personnellement. C'est peut-être à y songer son film le plus personnel (alors qu'on aurait pu penser que la facture du biopic destine à l'anonymat le réalisateur): en plus de l'évocation haute en couleur et pleine d'humanité (le voisin qui traite Jake d'animal, alors que celui-ci vient de renverser la table de la cuisine, de réprimander sa femme, et de se disputer avec son frère, dans un joyeux désordre) de la communauté italo-new-yorkaise dont La Motta est également issu; il y laisse donc libre cours à sa vision religieuse et christique de la vie. En même temps, cela permet une réflexion sur la condition humaine. Jake La Motta est-il un animal/ un être humain? A-t-il perdu sa dignité en n'existant que par le ring, que par la force de ses poings et de son corps?

En outre, Raging Bull est servi par un noir & blanc sublime, qui contribue encore un peu plus à immortaliser le film. Restent aussi l'incarnation (beaucoup passe par la viande, par le corps, par la chair) légendaire de Robert De Niro, qui avait poussé le professionnalisme jusqu'à grossir de 30 kilos en quatre mois et subir un entraînement de boxe au terme duquel Jake La Motta lui-même l'avait classé parmi les vingt meilleurs poids moyens du monde; ainsi que celle, bouleversante, de Joe Pesci, très sincère dans le rôle du frère de La Motta. Le tandem nous emmène dans une relation tumultueuse (La Motta le frappe quand même violemment, le soupçonnant d'avoir couché avec sa femme), colorée, pleine d'humanité, de vie, et d'émotion - il reste à repréciser que Raging Bull est un film immensément émouvant, et non seulement un film de challenges et de performances (les 30 kilos de De Niro...). Le duo De Niro-Pesci nous offre aussi une scène d'anthologie particulièrement inoubliable: "You fuck my wife" demande La Motta à son frère, qui veut d'abord esquiver la question, sans compter sur l'obstination bornée de son frangin.

En bref, un des biopics les plus intéressants et les plus réussis qui soient, avec peut-être Ed Wood de Tim Burton.
NeoLain

5 905 abonnés 4 745 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2016
Le plus grand film sur la carrière d'un boxeur de légende. Sa vie privée, ses combats, tout y passe dans la cognitude. Rappelons que ce boxeur est le seul au monde à ne pas avoir été mis KO une seule fois. Un indestructible.
Le Loubar
Le Loubar

48 abonnés 147 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 octobre 2017
Un portrait ambigu et peu élogieux mais très réussi. Raging Bull, réalisé par Martin Scorsese, raconte la vie de Jake La Motta, champion du monde de boxe catégorie poids moyens, allant de sa carrière sportive finalement assez secondaire dans le film à ses déboires amoureux et sa relation très particulière avec son frère. La Motta n'est clairement pas un personnage sympathique ; c'est même un anti-Rocky. Il est brutal, vulgaire, jaloux, égocentrique, et même pathétique à la fin du film (idée de l’ascension précédent la chute souvent utilisée chez Scorsese). C'est véritablement un film sur la violence sociale de l'Amérique des années 1950. Le côté autodestructeur du personnage principal est présent tout au long du film spoiler: (la fin où il est seul, gras et gérant d'une boîte de nuit sonne violemment et tragiquement comme la fin d'une épopée)
tout comme son côté bestial spoiler: (la fameuse réplique "You fucked my wife !")
. Robert de Niro est vraiment hallucinant dans le rôle principal, complètement investi dans son personnage ; l'acteur a d'ailleurs tenu à prendre lui-même 30 kilos de masse corporelle au détriment de prothèses pour jouer le personnage dans sa version âgée. Joe Pesci est lui aussi excellent, jouant à merveille le petit teigneux et surtout la complicité qu'il entretient avec son frère spoiler: (qui disparaîtra à la fin du film)
. Cathy Moriarti est très bien dans le rôle de Vickie, envoûtante et intrigante. La réalisation de Martin Scorsese est très travaillée, captant toute la violence de certains passages spoiler: (le combat où La Motta encourage son adversaire à le frapper tant qu'il est debout)
comme l'intimité d'autres spoiler: (la scène d'apparition de Vickie, où l'on la voit au bord de la piscine)
. D'ailleurs Scorsese a choisi de placer sa caméra au milieu du ring lors des scènes de combat, pour renforcer l'aspect réaliste. Le générique d'intro est vraiment magnifique, où l'on voit La Motta boxer dans le vide ; la musique du film est composée de morceaux non originaux (principalement du jazz) et toujours très bien montée avec l'intrigue. Le montage du film est très intelligent, les scènes de combat arrivent toujours de manière assez brutale, et l'idée de passer de la jeunesse à la vieillesse du personnage est elle aussi très ingénieuse. La photographie du film est juste sublime, propre et claire, renforcée par l'utilisation de ce superbe noir et blanc. Pour les amateurs de portraits antipathiques, d'épopées tragiques et d'intrigues réalistes et violentes moralement.
stéphane g.
stéphane g.

7 abonnés 91 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 juin 2016
-film que je n'ai pas aimé .... comme d'autres de Scorcese ....mais celui-ci est le pire. La vie d'un pauvre type parano et violent et qui se trouve être boxeur. Sa vie privée est sans intérêt, le film non plus...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 juin 2016
un chef d'oeuvre absolu, et le meilleur sur le box mais se film se distingue par son etude de caractere, sur la rage humaine mais aussi par son humour noir, scorsese est au sommet de son art, et le meilleur du realisateur pour moi, de niro a son tour est terrifiant, méritant forcément son oscar
Adrien B.
Adrien B.

24 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2017
La prestation de Robert De Niro (par La transformation physique et le maquillage entre autres) y sont pour beaucoup dans la qualité de Raging Bull. Le noir et blanc apporte quant a lui son charme esthétique.
CH1218
CH1218

286 abonnés 3 307 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2016
Considéré comme la référence en matière de film sportif, « Raging Bull » narre la gloire et la déchéance du boxeur Jake LaMotta. Outre sa légendaire transformation physique, Robert de Niro y livre une interprétation éclatante d’un homme impulsif, borné et dans l’incapacité de gérer ni carrière, ni sa vie privée et encore moins ses émotions. Dans les rôles respectifs de son frère et de sa femme, Joe Pesci et Cathy Moriati ne sont en pas restent non plus. La mise en scène de Martin Scorsese, tournée dans un magnifique noir blanc, est splendide et inventive comme incruster sa caméra au cœur même du ring pour un rendu brut et saisissant des combats. Oeuvre phare aussi bien pour son réalisateur que pour son acteur principal, oscarisé pour l’occasion, sa renommée ne s’est pas faite en un jour, sa notion culte s’étant imposée avec le temps.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 octobre 2015
J'ai vu pour la première fois ce film il y a un an et demi/deux ans et je l'avais trouvé sans plus. Je profite donc de mon cycle Scorsese pour en poster un vrai avis, après l'avoir revu. Ce film est tout simplement excellent : il réussit à faire avec justesse le portrait d'un homme violent, jaloux, excessif, antipathique et possessif, mais également humain. Certaines scènes sont juste magnifiques, tant elles montrent le côté torturé de La Motta. Le noir et blanc donne un vrai cachet, une vraie ambiance unique au film, et tout ceci est renforcé par la belle musique et la mise en scène impeccable de Martin, surtout pour les combats de boxe (qui sont incroyables de violence et de force). Robert De Niro livre une prestation exceptionnelle, pour laquelle il aura donné de sa personne. Il est très bien épaulé par le tandem Joe Pesci/Cathy Moriarty, chacun trouvant son premier grand rôle et chacun très à l'aise.
Un film captivant, beau et violent sur un personnage ambiguë. A voir.
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

123 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2015
Après l'immense Taxi Driver, et la surprenante/ambitieuse/intime comédie musicale New York, New York, quelle surprise de voir Scorsese proposer un film mineur tel que RAGING BULL !!!

Oui, un film mineur... Mais seulement au sein de la filmo de Scorsese. Il paraît évident que le cinéaste à cherché à épurer au maximum les enjeux de son histoire pour en extraire le maximum de puissance émotionnelle. Ainsi, Scorsese n'explore pas un nouveau genre ou un nouvel univers. Il ne cherche aucune nouvelle approche de thèmes déjà développés, se "contentant" d'un certain recyclage et d'une certaine simplification. Il continue à faire confiance à ses acteurs (De Niro !!!). Seule vraie évolution: il propulse sa mise en scène en orbite;
Ces éléments mis bout à bout suffisent largement à faire de RAGING BULL un véritable masterpiece... Voire même plus. Explications.

Le premier gros atout du film, c'est sa p***** de mise en scène !
Autant jusqu'ici, Scorsese convainquait et marquait sa personnalité, autant là il nous met complètement K.O. Sa façon d'immerger le spectateur sur le ring est tout bonnement hallucinante. La caméra portée est ultra-dynamique, use de nombreux gimmicks (ralentis, accélérés, travellings avant, longs plans, etc.), sans oublier la superbe photo jouant sur la binarité du N&B, évidemment, pour illustrer toutes sortes de douleurs intérieures comme extérieures. Surtout, la mise en scène capte l'intensité derrière chaque coup, nous fait vivre le combat au rythme de Jake La Motta.
Un des meilleurs indicateur de la qualité d'une mise en scène est d'ailleurs d'observer son impact sur l'inconscient collectif. Simple: rien que dans la décénnie, Warrior, Fighter et Southpaw ont tenté de représenter l'implication d'un homme dans un sport de ring, sans jamais parvenir à effleurer cette puissance. De pales imitations au même titre que de très nombreux autres.
Cela dit, je parle de mise en scène des combats, mais elle s'étend bien au delà, car c'est bien dans le parallèle entre la vie privée de Jake la Motta et sa vie sur le ring que se situe la puissance émotionnelle suintant de ces combats, et celle du film par extension.

Car plutôt que de nous immerger dans l'univers de la boxe (qu'on ne voit presque jamais en dehors des matchs), c'est bien dans l'intimité du couple Jake / Vickie que Scorsese nous emmène.
Ainsi, chaque (long) interlude personnel entre les (courts) combats est le lieu d'un micro-enjeu. Ennui d'abord, puis courage, orgueil, cupidité, jalousie, remords et enfin culpabilité... Jake est incapable d'exprimer ses émotions autrement qu'en démolissant un adversaire. La ténébreuse blonde Vickie (Cathy Moriarty) est bien malgré elle, au centre de ces enjeux. Cause, conséquence, et victime de la passion que lui voue Jake. RAGING BULL ne raconte donc pas un quelconque parcours vers la réussite (ou la rédemption). Une différence majeure avec les films de boxe susmentionnés, ceux-ci reposant sur une formule hollywoodienne d'entertainment, plus que sur une vision très personnelle d'un auteur exprimant ses obsessions sur pellicule. Cela, à mon sens, ne serait pas un défaut si tant de réalisateurs ne pastichaient pas vulgairement la mise en scène de Scorsese sans réussir à saisir que ce qui la fait fonctionner se situe bien au delà.

L'intime est ainsi le vrai cœur de RAGING BULL. Pourtant là aussi, cette relation ne saurait être plus simple: un mec tombe amoureux d'une meuf, mais cet amour associé à son caractère irascible et violent le mèneront à une légère folie et des actions inconsidérées.
Mais Scorsese étoffe ce pitch avec sa propre sensibilité, et notamment cette thématique du rapport hommes/femmes exploré depuis son premier long métrage. Who's That Knocking at my door est ainsi le film du constat. Le cinéaste nous y présentait une considération de la Femme par l'Homme très binaire, très ancrée dans les valeurs italo-américaines et par conséquent immuable et nécessaire à l'équilibre d'une relation. La Femme ne peut donc être que maman, ou broad (à traduire comme "putain", ce terme s'applique à toutes les autres femmes). Ce qui est immédiatement passionnant, c'est que Scorsese, non satisfait d'une telle vision, cherche à la comprendre, l'analyse par le biais d'histoire intimes, de cas particuliers. Les films suivants seront donc (entre autres choses) des points de vue sur le sujet.
Celui de la Femme, "broad" dans Boxcar Bertha, celle qui ne veut être ni l'une ni l'autre dans Mean Streets, celui de la "maman" dans Alice n'est plus ici;
Enfin celui de l'Homme, incapable de choisir entre les deux dans Taxi Driver, ou celui qui ne regarde que lui dans New York, New York.
Dans RAGING BULL, les deux points de vue masculins précédents seront associés à un manque de confiance en soi et une incapacité à exprimer ses sentiments autrement que dans la violence. Mine de rien, le comportement et la psychologie borderline de Jake s'expliquent plus facilement, si tant est que l'on puisse recomposer cette introspection chez Scorsese.
Robert De Niro étant cet homme Scorsesien par excellence sachant exprimer à la perfection les obsessions du réalisateur, aucun autre acteur n'aurait pu interpréter La Motta. Bizarrement, ce personnage est le plus basique vu dans le cinéma de Scorsese jusqu'ici, mais De Niro lui donne une profondeur bluffante, en cachant surtout énormément de choses dans le non dit et la fureur latente. Cet espace invisible de son caractère transforme peu à peu notre perception de La Motta. D'un mec violent et bête, il devient de plus en plus psychopathe avant de faire ressentir l’inéluctabilité de sa douleur et de sa déchéance. Un tel degré d'empathie envers un vrai sale con est assez impressionnant, et seul lui semble capable d'une telle chose. On parle souvent d'actor studio sans vraiment prendre la mesure de ce terme. De Niro explique clairement par son jeu qu'il est La Motta, le temps de ces deux heures de film, et qu'il nous emmènera ou il le souhaite. Jeune, fougeux, endolori, transi d'amour, jaloux, vieux et repentant sous les apparences... On ressent comme lui, ses émotions. Peut-être un des rôles les plus marquants du septième art.
Le reste du casting n'est évidemment pas en reste, Joe Pesci est déjà impérial, et la mystérieuse Cathy Moriarty vient donner "la réplique" par son absence de dialogue. Sa présence n'est presque que physique, ce qui rend encore plus troublante sa relation fusionnelle avec Jake.

En bref, RAGING BULL surprendra (comme souvent avec Scorsese) celui qui s'attend à un film précis; Une immersion dans un univers marqué. Ni la boxe, ni même la mafia ou Little Italy ne sont dépeints autrement qu'en toile de fond.
Cette fois, Scorsese nous immerge au cœur d'une relation destructrice influençant la carrière professionnelle de boxeur de Jake La Motta. RAGING BULL est un film simple qui ne propose de vraie évolution au cinéma de Scorsese, que dans sa mise en scène. Le reste n'est qu'un développement efficace de ses thèmes de prédilection, et une émotion indéniable provenant de l'impérial Robert de Niro. Pourtant, une fois de plus, tout s'accorde à la perfection pour constituer un tout logique, empathique et émotionnellement puissant. À nouveau, Scorsese nous prouve la puissance de son cinéma.

RAGING BULL a été chroniqué dans le cadre de notre rétrospective consacrée à Martin Scorsese, réalisée en couverture du Festival Lumière 2015 !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 septembre 2015
Un grand classic, de niro juste incroyable, un de ses plus grands rôles !!
Der Metzgermeister
Der Metzgermeister

45 abonnés 245 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2016
Même si on peut clairement me reprocher de l'avoir vu en VF ( la plus horrible qui soit d'ailleurs ), Raging Bull m'a laisser de marbre. Le personnage de La Motta est vraiment pathétique. Si sa vie in-ring est une réussite, c'est un raté sur tout les autres aspects. Sa vie affective se résume à menacer sa femme, jurer, et beugler sur son frère. On est loin du héros picaresque de Taxi Driver, mais quand même. On peut apprécier le fait que De Niro se soit plongé dans la Méthode pour incarner au mieux son personnage, on peut apprécier le jeu de caméra pour filmer les combats, mais sinon que dire d'autre ? C'est simple, à partir du moment où l'excellent Joe Pesci disparaît des écrans, Raging Bull devient presque aussi lourd que son personnage. Certes Scorsese aborde bien le thème de l’obsession, trop même, ce qui m'a peut être agacer au final. Au fond on espère que Jake n'est pas uniquement qu'une bête, mais avant tout un être humain, capable d'agir par bonté, vainement je pense.
gabdias
gabdias

128 abonnés 2 044 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2015
Superbe biopic de la vie tourmentée du boxeur Jack La Motta, boxeur de légende des grandes heures de ce sport sublimée par une mise en scène fine et intelligente de Scorcese et par l'interprétation inoubliable de De Niro (Oscarisé) bien aidé par un Joe Pesci des grands jours. Plus qu'un film de boxe, c'est l'humanité et les tourments d'un portrait. Upercut et Ko assuré !
Guimzy
Guimzy

195 abonnés 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2015
Dans la lignée des biopics sombres, violents, reflétant la psychologie d'un homme paranoïak et sans scrupules, Raging Bull est sans doute l'un des films les plus poignants de l'histoire du cinéma. Martin Scorses décide s'attaquer à l'autobiographie du célèbre Jake La Motta, boxeur à succès dans les années 50 qui tombera au fur et à mesure dans l'oubli puis gérant d'une boîte de nuit dans les années 60. Réalisation exceptionnelle portant sur un noir et blanc d'une beauté sans nom symbolisant un peu la tristesse et la violence de l'entourage de Jake, et de son époque, sur des slow-motion magnifiques dans lesquels s'enchaînent les combats du Taureau du Bronx, et enfin sur une intro tout simplement prenante mettant en scène La Motta sur le ring en train de s'échauffer. Il y a aussi un très beau jeu sur les miroirs assez subtile et aussi une mise en scène qui, au lieu de nous procurer de la joie ou de l'amour dans certaines scènes, nous procurent juste un mal à l'aise quant à l'idée de se trouver face à Jake La Motta. Personnage historique de la boxe interprété par un monstrueux Robert de Niro qui tient là l'un de ses rôles les plus performants, et avec à ses cotés une Moriarty convaincante et un Joe Pesci flamboyant de justesse. Bref, Raging Bull est un biopic violent et sombre qui prend aux tripes. Le final nous donne un goût amer tant il est, finalement, assez rapide et symbolise la chute du boxeur. Beau et poignant.
Max Rss
Max Rss

258 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 août 2015
Aux Etats-Unis, des champions de boxe (toutes catégories confondues), il y en a eu quand même quelques-uns. Citons par exemple : Ali, Frazier, Foreman, Tyson, Holyfield. Mais un peu plus loin de nous, il y en avait un que l'on a un peu oublié au fil du temps : il s'agit de Jake LaMotta. Surnommé « Le Taureau du Bronx », il n'était pas doué pour esquiver, mais il possédait une résistance aux coups (jamais il n'a été mis KO), une endurance, une rage et une force de frappe hors du commun. C'est d'ailleurs grâce à cette rage qu'il put gravir les échelons un par un avant d'arriver au Graal : remporter le titre de champion du monde des poids moyens. « Raging Bull », signé Scorsese nous montre donc le parcours de LaMotta. Les débuts du boxeur issu d'une famille modeste du quartier Little Italy, la consécration et la déchéance. Sur le plan sportif, sa carrière fut accomplie. Mais sa vie privée, ce n'était pas la même musique. On y découvre un homme bête, assez fêlé du bocal, agressif, colérique, jaloux, violent capable de se transformer en un rien de temps en une véritable brute sanguinaire. Sur le papier, tout ceci s'annonçait extrêmement prometteur, quoi de mieux que de découvrir ce qui se cache vraiment derrière un sportif qui fut un crack dans sa catégorie. Le problème, c'est que « Raging Bull » est un film qui est tout de même lent et donc assez ennuyeux. Jamais on ne parvient à rentrer de plein pied dans l'histoire. Jamais on ne parvient à s'identifier aux personnages qui sont finalement peu intéressants. Jamais on ne sent de véritables enjeux. Cependant, le film est à créditer de qualités esthétiques évidentes. La réalisation est super soignée, le noir et blanc et parfaitement bien adapté et les scènes de combats sont super réalistes car filmées à l'aide d'une seule caméra, ce qui était en quelque sorte novateur pour l'époque. Puis il reste Robert De Niro qui donna de sa personne pour ce rôle et qui prit même plus de 30kg en seulement 4 mois pour être le plus crédible possible. L'ensemble n'est pas non plus désagréable à regarder, mais ne laisse absolument aucun souvenir. Les statuts de film culte ou de meilleur film des années 80 ne sont pas justifiés.
nicolas M.
nicolas M.

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2015
meilleur film sur le thème de la rédemption, une réalisation impeccable de scorsese et un de niro au sommet de son art......
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