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Un visiteur
5,0
Publiée le 25 avril 2013
Un des meilleurs films qu'il m'ait été donné de visionner. Tout y est sublime à commencer par les acteurs qui livrent une interprétation à couper le souffle. Je vais limiter les superlatifs mais nous sommes bien en face d'un chef-d'oeuvre. Carlito est ce qu'aurait pu devenir Tony Montana avec l'âge à l'instar de la transformation de Don Corleone entre le parrain 1 et le parrain 3. Le personnage se calme avec les années et cherche l'expiation mais on ne sort pas du business comme ça. La fin s'ouvrant sur la mort du héros est très audacieuse car elle rend le film infiniment plus tragique en nous donnant l'impression d'assister au dernier moment d'un condamné. L'empathie est plus forte mais seul un récit puissant et intéressant peut permettre de ressentir toute la palette d'émotions qu'offre ce film. spoiler: La scène de la poursuite est une oeuvre de génie et résume en elle-même ce film, une course contre la mort des plus passionnantes.
Mon avis est plutôt mitigé. Tout au long du film, j'ai trouvé une histoire banale bien que plutôt bien tournée. Néanmoins, à l'approche de la fin, je sentais les frissons de plaisir monter. Une fin fameuse qui couronne avec excellence ce film. Touchante, subtile, rien de mieux pour conclure un film. Un scénario en béton pour un film de mafieux. Mis à part Al Pacino & Sean Penn, les acteurs ne sont pas très impressionnant au niveau de leur prestation. Bravo à De Palma.
DePalma signe ici un polar certes noir à souhait mais qui souffre à mon avis d'une mise en scène trop conventionnelle, prévisible et pâle. Aucune surprise, même l'interprétation n'est pas terrible. Bien loin de "Scarface" même si le suspense est assez prenant .
Brian De Palma, réalisateur du grand Scarface, se reforme quinze ans plus tard. C'est en quelque sorte le retour de Tony Montana que nous propose le réalisateur. Un Tony Montana vieilli, assagi et résolu à changer de vie : Carlito Brigante. Le film s'ouvre sur son assassinat : un plan subjectif de Carlito agonisant, les visages et les néons se croisant dans son champ de vision avant que la caméra n'atterrisse sur une publicité pour un voyage exotique ; la fuite qu'il comptait prendre si son passé ne l'avait pas rattrapé si violemment. Sa voix nous accompagne à travers les évènements qui l'ont amené sur ce quai de gare. De Palma décide donc d'emprunter au Sunset Boulevard son postulat narratif : nous faire partager les derniers instants de vie d'un personnage dès le début du film. L'Impasse ne nous amènera pas à explorer les méandres du cinéma, mais la vie tumultueuse d'un truand en quête de respectabilité. Thème exploré des milliers de fois mais jamais avec un tel romanesque et une telle maîtrise. De Palma se met au service d'un script qu'il n'a pas écrit, et donne le meilleur de lui-même, libéré de ses obsessions et citations à répétition qui sont trop souvent venus parasiter ses précédents films, L'Esprit de Caïn en tête. Mélancolique et émouvant, L'Impasse n'en reste pas moins un film également spectaculaire où Brian De Palma, même s'il s'est assagi, n'oublie pas d'imprimer stylistiquement sa marque. La scène du billard - brève mais intense - rappelle celle de la tronçonneuse de Scarface. Quant au final « opératique », le cinéaste nous entraîne dans une accumulation de plans séquences émaillés de montages alternés dont il a seul le secret. Et même s'il y a parfois quelques défauts marquants, et plus similitudes sur le cinéma de Scorses que sur Scarface, L'Impasse est un film attachant joué par un duo d'acteurs impressionnant, qui nous surprend de bout en bout.
Sans aucun doute, L'Impasse s'impose comme l'une des meilleurs réalisations de Brian De Palma qui, 10 ans après son chef d’œuvre Scarface, retrouve Al Pacino pour lui proposer un rôle crée spécialement pour lui. Effectivement, Pacino retrouve une fois de plus son personnage de gangster et livre ici une superbe prestation, sobre, maîtrisé et bouleversante, comme il sait si bien le faire. Bénéficiant d'une mise en scène soignée et habile, le film s'écoule sans aucun accroc et le spectateur prend grand plaisir à suivre l'évolution de Carlito sur les chemins de la reconstruction dans une atmosphère plaisante et inquiétante à la fois . Notons également la bonne performance de Sean Penn, malgré tout trop classique à mon goût. Bref, De Palma réalise encore un coup de maître avec ce magnifique film dans lequel Al Pacino troue l'un des meilleurs rôles de sa carrière. A voir absolument!
Carlito's Way réussit là où beaucoup d'autres films de gangsters échouent: l'action passe tout en retenue, l'histoire de rédemption est très prenante et la romance entre les deux protagonistes sonne toujours juste, même si l'on évite pas tous les clichés du genre. Si Al Pacino est bon (comme d'habitude), c'est surtout la folie de Sean Penn que l'on retiendra de cette œuvre signée De Palma.
Al Pacino et De Palma, c'est une histoire pas drôle qui commence avec Scarface. Avec un objet culte pour les uns, excécrable pour les autres, mais que je n'ai pas encore vu au moment où j'écris ces lignes, alors je me garderais bien d'émettre un avis sur la question. Cependant, au vu du...hum...« talent » de De Palma a mettre en chantier un récit de gangster avec l'Impasse, j'ai de quoi prédire à l'avance duquel côté je me rangerais lorsque l'heure aura sonnée. L'Impasse est pourtant plus réussi que les Incorruptibles, car il est moins empêtré de tentatives de coups d'éclats défectueuses et possède un minimum de scènes d'actions à conclusion de type dramatiquement fortes, et par conséquent cela limite grandement les dégâts. La majeure partie du film laisse place aux dialogues et au suspense. Bon. Al Pacino campe son personnage plutôt bien, Sean Penn est admirable en avocat corrompu, et les autres comédiens s'en sortent pas trop mal. Le scénario se tient, il n'est pas trop cosu de fils blancs, et dénonce l'impossibilité de stopper la machine maléfique du deal lorsque elle est enclenchée. Seulement tout tourne autour d'une romance sans grand intérêt, qui constitue les scènes les plus faibles, les plus stéréotypées de l'ensemble. La mise en scène et la photographie sont pourtant au rendez vous, la musique aussi tient la route, mais ça ne décolle pas une seconde. Les thèmes abordés en soi ne suscitent guère un intérêt captivant, en fait on se fout un peu du destin du héros. Le personnage joué par Sean Penn accapare davantage l'attention, mais il enchaîne tellement d'idioties qu'on ne se fait guère d'illusions sur son noir avenir. La dernière partie du film se montre plus haletante, le rendez vous entre les deux amants passe par un enchaînement de péripéties tendues sous l'ombre du sablier assez divertissantes, tout comme la poursuite dans la gare, longue et intense, brillante même si elle finit par une fusillade au ralenti, sanglante et ridicule comme il n'y a que De Palma qui sait les faire. L'Impasse se termine sans faire de concession, ou presque. Ce film est assez donc exempt de la plupart des tares qui affectent les oeuvres de son auteur, mais ne propose pas un sujet bien original ni une narration inventive. Rien qu'un polar très banal somme toute, mais qui évite ainsi la flaque de boue.
De Palma délivre ici un thriller classique et une histoire de rédemption plutôt passionnante. Choisissant un angle résolument mélancolique, le réalisateur laisse de côté l'ultra-violence pour se concentrer sur le désir de réhabilitation d'un gangster qui n'a connu que la loi du milieu et ne sait comment s'en affranchir. Dans la forme, tout cela est bien classique mais terriblement efficace. Le dernier quart d'heure est un vrai délice de cinéma. Al Pacino est toujours au top et on réapprend ici à apprécier un Sean Penn au sommet de son art quand il ne se regardait pas encore le nombril.
un film de gangster sur lequel plane l'ombre de Scarface... Mise en scène musclée, mais n'évite pas les parlotes hystériques,affrontements rital-portoricains..... scénario attendu,classique.
J'ai beaucoup d'attachement pour "L'impasse" de Brian De Palma. Une certaine mélancolie se dégage cette histoire de caïd repenti, donnant à ce long-métrage une coloration particulière. On se prend très vite d'empathie pour Carlito Brigante (magnifique Al Pacino), sorte de héros tragique moderne en proie à un destin hostile. Ce ne sont plus les divinités qui tirent les ficelles, mais la rue qui fait et défait le succès de ses rejetons. Comme toujours, De Palma nous gratifie de bons moments de suspense et d'une mise en scène stylisée. A noter également l'excellente perfomance à contre-emploi de Sean Penn et une très belle BO.
Un empilement de situations sans lien entre elles, des scènes longuettes et barbantes... De Palma ne signe pas là un chef d'oeuvre. Certes, c'est du cinéma maison, avec de gros moyens, de la grosse artillerie. Mais la finesse n'est pas au rendez-vous, même si les acteurs peuvent plaire. Le scénario n'emballe pas vraiment avec moultes scènes par trop téléphonées. Nous n'adhérons point.
Un film tenant en haleine son spectateur, commençant par la fin, en référence à un film noir. Les hommages au films noirs nombreux dans ce long métrage : crimes, ville dans obscurité où sous la pluie, jeu d'ombres et lumières, voix off... On sent la véritable maîtrise et passion du réalisateur: Plans larges et sérrés maitrisés, noir et blanc et ralentis à la fin. La caméra s'agite de plus en plus au fur et à mesure de la descente aux enfer du personnage incarné par al pacino. La scène du billard est de loin la meilleure du film: BDP attire l'attention du spectateur en filmant par alternance,les deux situations se déroulant dans la même pièce: l'explication de la technique de jeu au billard de Carlito pendant que dans le fond de la pièce, on sent la tension monter entre les deux autres personnages grâce aux indications musicales venant s'ajouter à l'alternance rapide des deux situations. Cependant le film omprend parfois quelques longueurs. A noter que l'histoire est d'un grand romantisme, et qu' Al pacino est formidable, tout comme sean penn qui volerait presque la vedette au premier!
L'Impasse, dans la lignée de Scarface. Le scénario est pour le moins magistral. Retrouver le droit chemin dans une Amérique qui ne laisse pas de répit, chose difficile pour Carlito (Al Pacino) qui va s'enfoncer vers les trafics les plus fous. A la recherche de 75 000 $, le prix de la tranquillité, il accusera le coup. Le film met plus ou moins en avant les relations difficiles du couple Carlito/Gail. Relation tendue à cause du mode de vie de Carlito mais aussi du métier qu'exerce Gail (Penelope Ann Miller), strip-teaseuse. Les problèmes s'enchaînent et les personnages vont se comprendre et se haïr au point d'en devenir fou. Le monde de la nuit est bien mal en point et l'ombre du dancefloor va devenir un tapis sanglant. La guerre dans un endroit de fête. Là où l'on pense s'amuser correctement n'est en réalité qu'une fausse image de la joie de l'homme, qui terrasse à coups de boutoir sa propre perception de la vie. Brian de Palma montre avec brio le Machiavélisme à l'Américaine. Des guet-apens qui vont noircir encore un peu plus le tableau. Des pièges et encore des pièges. Une guerre interminable. Un chef-d'oeuvre.