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bernard volker
1 abonné
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2,5
Publiée le 7 août 2026
Le film a mal vieilli. La canaliser de la pellicule ne correspond plus haut Standart d’aujourd’hui il devrait être remasterisé en 4K d’autre part le scénario souffre d’abondance de dialogue qui rendent bavard. Mais c’est également daté ne correspond plus à ce que l’on voit aujourd’hui sans parler des costumes des années 60 qui sont aujourd’hui proche de ridicules. Ne vaut pas le déplacement 
J'ai eu beaucoup de mal avec ce film, la qualité y est indéniable certes et que ce soit les acteurs, la mise en scène, la photographie.
Mon 1er petit défaut est le rythme, pour certain il convient mais pour ma part je le pointerais du doigt, le fait qu'il y est trop de temps faible, ça monte pour redescendre trop bas ce qui laisse une certaine longueur hyper lourde, tout de même mieux maîtriser sur la dernière partie "la fuite", climax.
Mon 2é reproche est la bande-son, elle est belle mais pas assez impactante durant une trop grande partie du film, je ne l'ai vraiment retenue qu'au climax.
Dix ans après l'immense Scarface, Mr de Palma nous présente un tout autre gangster d'origine hispanique aussi mais cette fois, dans un tout autre style, il revient à sa façon de filmer de ses débuts, beaucoup de suspense ce qui fait un film admirable qui te tient en haleine du début à la fin et ce, même si tu as déjà vu ce film cent fois... il vieillit très bien, je le regarderai encore longtemps... peut-être un des meilleurs rôles d'Al Pacino...
Dans ce film, mélange de dureté et de romanesque, Brian de Palma sait faire monter la tension et grandir le malaise en les distillant avec parcimonie et efficacité, grâce à ses plans et ses cadrages, même s’il a choisi de nous livrer la fin dès le début. Sa maîtrise et sa direction d’acteurs nous permet de profiter du scénario malgré ce coup d’avance, et c’est tout simplement jubilatoire. La voix off d’Al Pacino nous accompagne pour comprendre sa motivation autour des codes de l’honneur, de l’amitié et des lois de la rue et comme le titre l’indique, plus il veut s’en sortir et moins il y arrive. La musique de Santana et de Joe Cocker (le magique « You are so beautiful »), les cheveux frisés de Sean Penn et le long plan séquence de la poursuite finale sont un régal. Al Pacino et Brian de Palma, du grand art.
On reprend Al Pacino, Brian de Palma, une super bande son et on est repartis pour un super film ! « L’Impasse » est un chef d’œuvre du cinéma pour tout un tas de raisons : la précision implacable de son scénario, la mise en scène ample, pleine de souffle, la puissance émotionnelle du personnage principal et la densité des personnalités secondaires, la beauté de la relation amoureuse qui relie Gail et Carlito, la complexité des relations humaines entre loyauté et trahison. C’est l’un de ces rares films qu’on aime voir et revoir, sans se lasser, une sorte de compagnon pour la vie.
Un excellent film porté par une tension constante et une mise en scène maîtrisée. L'ambiance est prenante du début à la fin, avec des personnages crédibles et une histoire qui monte progressivement en intensité. Quelques longueurs empêchent d'atteindre la perfection, mais cela reste un très bon thriller, captivant et marquant.
L'Impasse n’est pas seulement un grand film de gangsters, c’est surtout un film sur l’impossibilité d’échapper à soi-même. En retrouvant Al Pacino après Scarface, Brian De Palma ne cherche pas à recréer un mythe, il le fissure. Là où Tony Montana avançait dans la démesure, Carlito Brigante, lui, regarde déjà derrière lui, fatigué, lucide, presque résigné.
Tout le film repose sur cette tension, un homme qui veut sortir du jeu, mais qui en connaît trop bien les règles pour espérer s’en libérer. Chaque pas vers une vie plus simple semble aussitôt contrarié, comme si le passé, les dettes et les loyautés formaient une toile impossible à déchirer. Ce qui frappe, c’est la dignité du personnage, son obstination à croire encore à une issue, même quand tout indique le contraire.
Face à lui, Sean Penn compose un contrepoint fascinant, nerveux, instable, presque pathétique. Là où Carlito tente de se tenir droit, son avocat s’enfonce, incarnant une forme de chaos qui contamine peu à peu tout ce qui l’entoure. Leur relation donne au film une énergie imprévisible, toujours sur le fil.
La mise en scène, elle, impressionne par sa fluidité. De Palma ne cherche jamais à en faire trop, mais chaque mouvement de caméra, chaque découpage semble pensé pour amplifier la tension ou révéler l’état intérieur des personnages. Certaines séquences marquent durablement, non pas seulement par leur virtuosité, mais par ce qu’elles racontent, une violence latente, une peur constante, et surtout cette sensation que tout peut basculer à tout moment.
Ce qui élève vraiment le film, c’est sa tonalité mélancolique. Il y a dans L’Impasse une forme de tristesse presque élégiaque, comme un adieu à un monde et à ses illusions. On ne regarde pas une ascension, mais une trajectoire condamnée, portée par un personnage qui continue d’y croire, malgré tout.
Un film tendu, élégant, profondément humain, qui s’impose comme l’un des plus beaux rôles de Pacino et l’une des œuvres les plus abouties de De Palma. ⭐⭐⭐⭐½
Incroyable thriller signé DePalma qui met une nouvelle fois en scène le grand Al Pacino qui brille comme jamais dans le rôle de Carlito… tension palpable, thriller haletant, acteurs fabuleux et l’histoire est tellement bien pensée et réalisé… du grand art
S'il avait vécu à la fin de "Scarface", du même Brian de Palma, Tony Montana aurait été ce portoricain libéré de prison et désireux de se racheter une conduite après avoir trafiqué dans la drogue. "L'impasse" raconte la dernière aventure au cœur de la pègre de Carlito Brigante dont la filiation possible avec le personnage principal de "Scarface" est évidente. Al Pacino change d'identité mais pas réellement de personnage. Reniant son passé, il troque sa violence paranoïaque contre un comportement responsable et apaisé. Mais on ne quitte pas le milieu aussi facilement. "L'impasse" est le film d'un faiseur, un bon faiseur fidèle aux conventions du film de gangsters que Scorsese et lui-même ont contribué à moderniser. Hormis un personnage féminin d'une déplorable banalité, de Palma sait, par l'efficacité et le maniérisme de sa mise en scène, dépasser toutes sortes de lieux communs pout n'en restituer que l'aspect le plus spectaculaire. Aucun des personnages n'est singulier, pas plus celui de Pacino dans sa tentative d'échapper à son milieu que celui de Sean Penn, l'avocat corrompu. Quoique nettement moins violent que "Scarface", le film perpétue le style du thriller mafieux par une tension constante et une brutalité sous-jacente réunies sans ambiguïté dans un dénouement puissant et typique de l'oeuvre du réalisateur.
J’avais vu ce film au cinéma lors de sa sortie et 30 ans plus tard j’ai décidé de le revoir. Bien m’en a pris car la mise en scène virtuose nous rappelle la qualité d’un certain cinéma du passé qu’on peut se prendre à regretter parfois. Un film de gangsters a l’ancienne ou l’on ne s’ennuie pas une seconde malgré la durée conséquente (2h20), avec un al pacino et un sean penn (méconnaissable physiquement) au sommet de leur art.
J’ai vraiment adoré L’Impasse. Je m’attendais à un bon film, mais pas à quelque chose d’aussi fort. L’histoire est prenante du début à la fin, et le personnage de Carlito m’a vraiment touchée : on sent quelqu’un qui veut sincèrement changer de vie, mais qui est rattrapé par tout ce qu’il a été. Cette lutte, elle est super bien racontée.
L’ambiance, les scènes, la tension, tout est maîtrisé… et la fin spoiler: m’a laissée un peu en silence, parce que même si on la voit venir, elle fait quand même quelque chose.
Pour moi, c’est un film intense et vraiment marquant. Une vraie réussite.
Un trio légendaire pour un récit mafieux retraçant plus ou moins fidèlement (comme toujours), l’après « Al Capone » dans sa nouvelle vie après une bonne petite vie derrière les barreaux. Tirer de 2 récits mafieux de l’ancien juriste Edwin Torres, il est pour certains compliquer de ne pas faire lien avec Al Capone bien qu’il s’agisse là de fiction, même si les agissements sont très clairement possibles dans la vie réelle. spoiler: Un cast donc royal pour l’époque et se décris toujours comme tel ou Sean Penn se voit le code pénal entre les mains, la défense d’un homme d’armes et de drogues qui ne souhaite plus entendre parler de crimes. Un rôle tendu au vu de tous ce qu’il y à défendre ou faire taire auprès d’anciennes connaissances plus ou moins fiables. Luis Guzmán (« Code Black », « Mercredi »…) & John Leguizamo forment indirectement les seules vraies figures hispanique du film, l’un en bras droit amical, l’autre en concurrent si bien fan qu’adversaire. Jorge Porcel, « meneur de revue », directeur de ce club latino, parfait mafieux discret aussi touchant que complice de toutes les magouilles de coulisses. Enfin, la seule femme du récit qui fera fondre notre héros armé, l’affaiblissant sentimentalement, allant l’amadouer tel une âme perdue pour le maintenir, Penelope Ann Miller ou chaque scène est si bien coloré que tendue. Le futur duo inséparable dont l’intro fut la conclusion. Une longue aventure ayant eu un autre personnage, non vivant mais qui pour n’importe quel film, lorsque ce dernier est parfaitement exploité, deviens une âme à part entière, « El Paradisio » ou le club cachant la vérité derrière les sonorités latino et danse pailletées. Un lieu unique qui m’aura fait poser une question précise à chaque fois qu’une heurte faisait face : « Comment les clients peuvent vouloir rester là en voyant chaque fois des bagarres entre mafieux ou haussements de tons entre les mêmes personnes ? », à croire que jamais personne ne soupçonne ce qu’il se trame à l’étage dans le bureau unique. Un récit par contre long ou chaque partie est à part, ou chaque parole conduit logiquement vers sa suite mais avec pour principal défaut, les longueurs. Pour un film de mafieux, on est loin des turbulences qu’on n’imagine et bien plus dans les échanges et manipulations de tous genre . Revenir dans le droit n’est pas chose aisée dira-t-on. Preuve en est avec ce magnifique final de traque ou la seule limite est d’éviter le face à face tout en respectant l’heure de départ. Un long récit qu’il faut savoir suivre à la lettre, pour les amoureux du genre, c’est la part belle, les autres, c’est moins sûr.