Grand moment cinématographique. Pas le temps de s'ennuyer, on reste scotché dans l'action du début à la fin. Al Pacino et Sean Penn sont exceptionnels. La fin fera larmoyer les plus sensibles. Au final que du bonheur!
En reprenant la recette à succés qui, dix ans auparavant, avait fait de "Scarface" un film magistral et culte, De Palma signe des retrouvailles remarqué avec son acteur de pointe Al Pacino. De cette seconde collaboration est née Carlito's Way, où le réalisateur joue de ses thèmes de prédilections à savoir mafia, drogue, violence, trahison en y ajoutant un élément de taille qui est la rédemption et qui édifiera tout le fossé séparant "Scarface" de "L'Impasse". En effet, ce dernier semble suivre le chemin inverse, narrant l'histoire d'un ancien gangsters sortit de prison, cherchant à s'évincer du syndicat du crime et à gagner honnêtement sa vie, pour enfin partir au Bahamas avec sa compagne. On suit le personnage principal du début à la fin, avec une voix-off interne intervenant à chaque tournant du film, celui-ci d'ailleurs servit par un scénario habile et minutieux et par une mise en scène virtuose et captivante, d'où l'on peut observer les longs plan-séquences propre au réalisateur, ainsi que son rythme haletant et son ambance noir faisant constamment grimper le tensiomètre. Le final est anthologique et époustouflant de surprise et d'excitation, assortit d'une B.O débordante d'émotion, tout comme l'ultime scène du film, jouant d'un raccord regard de Pacino (étincelant dans sa composition) et d'un tableau signifiant son rêve et sa liberté. Une oeuvre brillante qui reste dans les essentiels de De Palma, qui s'appuie sur un casting haut de gamme, d'où s'extirpe un Sean Penn méconnaissable et inquiètant.
Mon film préféré de De Palma (supérieur à Scarface pour ma part). L'histoire, pas hyper originale il est vrai, est totalement sublimée par la mise en scène du réalisateur des "incorruptibles". Le film va crescendo pour se terminer en apothéose (la poursuite finale qui part de la discothèque pour se finir à Grand Central Station est l'une des meilleures que j'ai vue). Qui plus est, les acteurs sont vraiment excellents, qu'il s'agisse d'Al Pacino mais également de Sean Penn, complètement méconnaissable. C'est l'un des meilleurs films sur la mafia, au même titre que "les affranchis" ou "casino". A voir et revoir, sans hésiter.
Un bon film de gangster avec un Pacino excellent et une réalisation vraiment très bonne. Ce gangster veut se repentir mais il est toujours rattrapé par le milieu, quoi qu'il fasse il est pris dans l'engrenage. C'est un angle pas souvent pris dans ce genre de film et dans ce cas là c'est très bien fait. On a quand même quelques longueurs durant le film mais on passe quand même un bon moment même s'il aurait mérité d'être un peu plus court.
Si visuellement le film n'a pas vieilli (la coupe et le design des "costards" sont quasiment le seul indice), le scénario a maintenant enfanté de nombreux remake, plus ou moins réussis. L'impasse çà reste le classique, l'épisode original qu'il faut avoir vu. Oui nous sommes abreuvé de films de gangsters; ici, c'est la mafia ancienne école, avec du Pacino, du Penn et du De Palma aux commandes.
Sans doute le meilleur film de Brian De Palma au cours des années 90. Le réalisateur renoue ici avec le film de gangster, le premier depuis Les Incorruptibles et surtout Scarface. Le casting est solide avec Al Pacino, toujours impeccable, Sean Penn et Penelope Ann Miller. L'histoire est un peu dans le même esprit que le deuxième volet du Parrain, dans le sens où on y retrouve des thèmes similaires (la difficulté de se ranger face aux pièges de la mafia, la trahison, le choix entre les sentiments et l'honneur personnelle). Un film efficace.
Al Pacino ne rate jamais une apparition, et il est rare de le voire apparaître dans un film moyen... Il a encore une fois parfaitement le profil de l'emploi, Sean Penn quand à lui nous surprend dans un rôle beaucoup moins sombre que la plupart de ceux dans lesquelles on l'a vu (à quelques exceptions près). Que du bon ici encore pour De Palma
De Palma revient avec L’Impasse sur son thème de prédilection, les gangsters et il montre qu’il n’a rien perdu de son talent. Le Scénario ne révolutionne pas le genre mais il est quand même de bonne qualité et De Palma arrive a en tiré le meilleur pour mené son histoire tambour battant. La distribution est d’excellente facture mais le principal atout de ce polar c’est le réalisme qui permet aux spectateurs de renter dans l’histoire, l’ambiance toujours pesante et surtout la violence sont les garants de ce réalisme. Que dire sur la poursuite finale qui tient en haleine le spectateur pendant plusieurs minutes, cette scène est aussi un clin d’œil à la non moins fameuse cette de l’escalier présente dans « les Incorruptibles ». La fin est magnifique et on se rend compte de l’importance de toutes les scènes du film.
Dix années après le mémorable Scaface, Brian de Palma tourne ce polar injustement méconnu du public où Al Pacino interprète brillamment Carlito Brigante, un gangster new-yorkais d’origine latine appartenant au monde de la rue. Libéré de prison grâce à son ami David Kleinfeld, Sean Penn méconnaissable en avocat véreux et cocaïnomane, Carlito décide de rentrer dans le droit chemin en ouvrant un commerce légal. Mais son passé ne cesse de le rattraper et Carlito devra composer avec ses propres démons. Malgré un numéro de cabotinage agaçant en début de film, on se prend peu à peu d’affection pour le personnage empathique de Carlito, partagé entre sa nature de mauvais garçon, son besoin de gagner de l’argent proprement, sa loyauté envers ses amis, l'amour qu'il porte à son amie Gail et sa volonté de changer de vie. Le film se termine sur un extraordinaire plan-séquence d’une vingtaine de minutes, course poursuite haletante pendant laquelle Carlito tente désespérément d’accomplir son plan, échapper à ses ennemis et filer en douce avec Gail vers les Bahamas. Une leçon de cinéma signée De Palma, accompagnée d’une bande son seventies vraiment riche, éclectique et fabuleuse.