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Un visiteur
4,0
Publiée le 19 avril 2009
Un très beau film de samouraïs, parfois un peu dur à comprendre et un peu trop long, mais l'image et la façon dont Kurosawa traite son sujet est inouïe.
Le film qui m'a fait découvrir Kurosawa, inoubliable. Véritable coup de coeur pour le grand cinéaste japonais.Un grand film épique,dramatique et néanmoins poétique.
Un Chef d'Oeuvre, peut-etre un peu moin bien que les 7 Samourais. La Fin est Vraiment ULTRA -CULTISIME. Un des plus Grand Film de tous les Temps Assurément.......
Kurosawa ne m'a pas pleinement convaincu sur ce film, des longueurs, des scènes inutiles, un thème que je ne trouve en rien fascinant au démeurant. je m'attendais à bien mieux, plus grandiose, plus captivant, j'ai hésité à ne mettre que 2 étoiles mais pour la qualité de la narration, des costumes, des décors et la reconstitution des moeurs, des coutumes et du quotidien du japon médiéval. Bon film, mais pas transcendant de mon avis.
Quelle chance d'avoir pu voir ce chef d'oeuvre de Kurosawa au cinéma dans sa version restaurée ! On ne remerciera jamais assez les petites salles d'art et d'essai de diffuser des oeuvres aussi fondatrices du cinéma international et de permettre au public cinéphile (ou non) de rattraper son retard ou seulement de profiter une fois encore de la magie d'une salle obscure pour voyager dans ces films d'anthologie. Ne l'ayant jamais vu auparavant, j'ai savouré ma découverte. Kagemusha est une oeuvre dont l'ambition est titanesque et qui parvient à la satisfaire pleinement. La fresque est peinte de main de maître et nous est exposée tout en couleurs vives et presque hallucinatoires. On voyage dans un passé amplifié, gonflé d'une vision exceptionnelle de l'histoire et des luttes de pouvoir, mêlant intrigues au sommet de l'Etat et déchainements des masses. C'est d'ailleurs tout à fait spécifique au cinéma de Kurosawa que de parvenir à filmer aussi bien l'immobilisme des preneurs de décisions en l'opposant aux mouvements carabinés de ce magma de corps anonymes. Les similitudes entre Kagemusha et Ran est frappante en ce sens, la perception du monde politique et guerrier du Japon médiéval varie entre distance et proximité de ces personnages qui expriment tant mais en disent finalement si peu. Le massacre final a d'ailleurs pour objectif de nous rappeler à la réalité. Kurosawa insiste clairement sur l'inconscience des chefs guerriers qui, fermés sur leurs stratégies militaires, en oublient les dizaines de milliers d'hommes qu'ils mènent et dont les vies leur appartiennent. Ce maître du cinéma japonais demeure donc toujours subtile, qu'il s'agisse de ses fresques épiques aux dimensions grandioses comme celui-ci ou de ses films plus intimistes (Rashomon, Le duel silencieux,...). Un bonheur de chaque instant pour tout passionné de cinéma !
Une fresque magnifique. Kurosawa nous entraîne dans le Japon du XVIe siècle avec tant de réalisme, qu'on croirait vivre à cette époque. Pour une fois, ce n'est pas le code des samouraïs qui est mit en avant, mais toutes les règles de bienséances, que nous occidentaux connaissons mal. Le plan fixe, énormément utilisé ici, s'accorde très bien avec la photographie. Un poil long, mais le scénario est très intéressant. Un bijou, qu'il faut voir, pour la curiosité et pour se faire son idée, et à revoir pour le spectacle. Remarques: la mise en scène rappelle le théâtre japonais, dans certaines scènes, et renseignez-vous sur la période avant de voir le film, certains éléments pourraient vous paraître anachroniques, alors qu'il n'en est rien.
Ce n'est sûrement pas le meilleur kurosawa, mais même si c'est une grosse production américaine (et oui), il reste un réel côté spectaculaire et de très belles scènes, et parfois une débauche de couleur qui donne un style assez particulier à ce film.
Fresque impériale d'un Japon féodale du XVIème. Le scénario, les couleurs, la mise en scène (théâtrale à la Japonaise), le jeu d'acteur (Tatsuya Nakadai y est brillant), la musique, etc. : nickel. La mise en scène du cauchemar du personnage principal est à ce titre grandiose. Toutefois, j'ai vu ce film pour la première fois en 2000 et des brouettes ; je l'avais trouvé bien rythmé. Et là, dix ans plus tard, je le trouve à certains moments un peu mou. Mais comme certains le chantaient : "Les choses ont changé!". Toujours est-il que ce film reste une référence. A ne manquer sous aucun prétexte!
Un film merveilleux, autant par les décors stupéfiants, que par le scénario et le jeu de rôle qui se veut convaincant et admirable. Kurosawa continue à nous faire rêver avec ce film splendide, dans lequel il nous faudra retenir nos larmes. L'art de la guerre japonnais y est illustré avec beaucoup de noblesse.
J'aime Kurosawa. Mais je n'arrive décidément pas à accrocher à ses films en couleurs (produits d'ailleurs par Hollywood). Ici on alterne entre le théâtral et le grand guignol (scènes finales). Je n'ai pas compris pourquoi ce film a eu la palme d'or. Un film très mineur du grand Kurosawa.
Une peinture ? Certainement, avec une palette de couleur exceptionnelle et un souci de réalisme poignant. Un film ? Bien sûr ! Et pas des moindres : un grand film ! Un film engagé ? Oui, peut-être…Je l’ignore je ne connais guère l’histoire du Japon, j’ignore tout de ces guerres seigneuriales, hélas. Mais en tout cas un film qui engage l’homme, qui nous engage personnellement auprès d’une Montagne fragile parce que finalement ni plus ni moins que nous : seulement pleine d’émotion. Un accomplissent…
Une fin à couper le souffle dont les images dédile inlassablement dans ma mémoire.
Avec Kagemusha, l'ombre du guerrier, Akira Kurosawa transforme le film historique en méditation sur l’identité, le pouvoir et l’illusion. La mise en scène, d’une ampleur picturale saisissante, compose des tableaux où la couleur et la composition traduisent la fragilité du simulacre. Le personnage du double devient le cœur du récit, révélant la distance vertigineuse entre apparence et essence. Kurosawa explore ainsi la dimension théâtrale du pouvoir, où la légitimité repose autant sur la croyance que sur la réalité. Une fresque majestueuse et contemplative, qui interroge avec profondeur les mécanismes de la représentation.
La finesse japonaise au service d'une fresque comme on n'en faisait déjà plus dans les années 80. Ce film rend compte d'une maîtrise quasi parfaite du cinéma, tout peut y être étudié dans le détail, c'est une leçon de cinéma totale, mais si il est autant exceptionnel c'est aussi par l'émotion vive qui s'en dégage et qui sublime cette richesse cinématographique. Le Japon est une culture particulière, souvent méconnue et si le parfum du pays du soleil levant se respire avec ivresse dans le fond et dans la forme, c'est en même temps une oeuvre qui dépasse les frontières et qui montre encore une fois le pouvoir de l'art, celui de tendre à l'universel. En dehors de ces observations générales, le film vu de l'intérieur est d'une richesse exaltante, les acteurs effectuent une permorfance invisible, la musique porte cette fresque au porte des légendes, les décors sont un régal pour les yeux et la mise en scène est orchestrée avec un talent certain. L'émotion que le film suscite n'est pas de son fait...c'est le spectateur lui même qui vient la chercher. C'est une perle et pour une fois l'unanimité de la presse n'est pas douteuse.
Étrange… le film m’avait marqué enfant et aujourd’hui je le trouve très statique, filmé sur des plans arrêtés, un peu comme une pièce de théâtre nô ou du kabuki mais sans le côté spectaculaire. Les costumes sont somptueux, le jeu des acteurs est assez dépouillé et leur place dans l’espace intérieur est codifié. Ils sont maquillés pour signifier et les femmes sont presque totalement absentes (on se demande même si Kurosawa n’a pas pensé faire interpréter ces quelques rôles féminins par des acteurs masculins). Les scènes d’extérieur sont représentées comme au théâtre soit à l’aide d’une bande son lointaine soit en faisant défiler les protagonistes en contre jour devant une toile colorée signifiante. Ainsi pas de véritables scènes de combat. Des mouvements innombrables de soldats suggérés par de petits groupes qui traversent le champ en courant ou en galopant. A la fin restent les corps inanimés et ensanglantés preuves d’un combat acharné que l’on ne peut qu’imaginer. Certains y ont vu une empreinte shakespearienne mais il n’en est rien. C’est bien un hommage, une transposition du théâtre dramatique japonais traditionnel qu’a voulu Kurosawa. Et c’est pour moi, certainement l’intérêt principal du film car en 1980 la culture japonaise n’avait pas encore prise la place qu’elle a aujourd’hui en France. Le succès de « Kagemusha » puis de « Ran », 5 ans plus tard, va lui ouvrir la porte.