Une vie difficile
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 229 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2025
Ancien résistant aujourd'hui journaliste républicain engagé à gauche, Silvio est un homme intègre, pas prêt à renoncer à ses idées, même pour les millions que peut, à l'occasion, lui proposer un politicien corrompu ou malgré les échecs et la pauvreté dont il accable sa famille.
Silvio traverse l'après-guerre italienne et un pays en plein reconstruction avec des idées socialistes, telles des archaïsmes, qui font de lui un homme isolé, quand d'autres de ses amis s'accommodent des bienfaits inégaux du capitalisme.
Conformément à son humour caustique, Dino Risi est cruel avec le pauvre Silvio qu'il écrase de multiples déconvenues et humiliations pour mieux souligner qu'il est une victime.
Les incidents et déboires qui touchent le personnage d'Alberto Sordi dans la société nouvelle qui se dessine font de Silvio, avec ses airs de chien battu et de perdant né, un des plus savoureux personnages tragi-comiques de la comédie sociale italienne. Et bien évidemment, si Dino Risi le martyrise et sème sur son parcours tant d'embuches pour le besoin de la comédie, on devine l'amertume du cinéaste autant que l'estime et le respect qu'il porte à Silvio.
Alberto Sordi est formidable.
Marcelo_Di_Palermo
Marcelo_Di_Palermo

15 abonnés 168 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2022
tout l'esprit du cinéma italien des années 60. Les acteurs sont excellents, et on rit beaucoup. Quel dommage que cet esprit ait (quasi) disparu
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 décembre 2021
Un des plus beaux Risi, constamment entre le drame et la comédie. Témoignage sur l'Italie de l'après-guerre, sur les difficultés de la classe laborieuse, l'œuvre bénéficie de l'interprétation de Sordi et de Léa Massari, au sommet de leur art.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 novembre 2021
Dino Risi signe une satire attachante, qui dresse un constat amer et plein de désillusion sur les idéaux de l’Italie post-fasciste d’après-guerre.
hiber
hiber

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juin 2021
L'un des fleurons de la comédie italienne, un film profond ET léger, ou l'art de traiter un sujet sérieux sans se prendre au sérieux. Le personnage joué par Alberto Sordi traverse une tranche d'histoire de l'Italie en montrant à quel point il est difficile de vivre selon ses convictions, sans se compromettre. Drôle et touchant. Indispensable.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2021
La bonne veine du cinéma italien qui dans les années soixante-dix n’en finit pas de remodeler le paysage transalpin en reprenant l’histoire de l’immédiate après-guerre. En évoquant plus ou moins consciemment le travail de Ettore Scola , Dino Risi met sa fantaisie au service d’un engagement sans faille représenté par son personnage principal, un cœur pur qui à la compromission, la corruption, préfère garder son idéal social envers le peuple. L’insistance du cinéaste à grossir le trait de son héros affaiblit quelque peu la charge sans occulter l’énergie scénographique d’un constat cinématographique qui aujourd’hui fait encore école. Alberto Sordi , comme un poisson dans l’eau a bien du mal à contenir la belle Lea Massari, grande et superbe dans cette posture de la femme aimante,
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
jackflash
jackflash

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juin 2021
De ce film restauré je retiendrai quelques iimages : celle de Viareggio, de la promiscuité délirante de corps sur le sable, de baigneurs et baigneuses en bikini, d'un scénario burlesque où Sylvio pathétique erre entre les stars de Cinecitta à la recherche hypothétique de reconnaissance, de scènes suréalistes, de chars romains, d'un mise en abyme d'un tournage de péplum, d'un film noir et blanc témoin d'une époque aux rapports de genres aujourd'hui disparus, d'une Léa Massari icône des années 60, d'un Alberto Sordi, pierrot lunaire ; celle enfin d'un scénario pour le moins décousu, d'une trame historique touffue pour un film quand même un peu long finalement.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 405 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juin 2021
Dino Risi, n'a pas la même réputation que d'autres géants du cinéma Italien de cette période reine que furent les années 50 et 60 et à moindre titre les années 70 ( Antonioni, Visconti, Fellini, Bolognini, De Sica, Rosselini, Monicelli ou Comencini). C'est un tort, dont "une vie difficile " montre toute son ampleur. Considéré comme le meilleur film de son auteur ( " le fanfaron" touche aussi les sommets), il faut voir ce film aux résonances profondes en terme de philosophie existentielle. Lea Massari , qu'on a rarement vu aussi exceptionnelle et Alberto Sordi qu'on ne présente plus sont formidables. Je ne mettrai pas 5 étoiles en raison du manque de rythme de certaines scènes qui s'étirent peut-être un peu trop. Tout cinéphile amateur de cinema du répertoire a vu ou verra ce film. La filmographie de Dino Risi mérite d'être redécouverte.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2021
Une vie difficile peut marcher comme une suite de Tutti a casa de Comencini, sorti un an plus tôt et comptant également Sordi au casting. Les deux films n'ont certes aucun lien narratif entre eux mais ils sont un distique parfait sur les conséquences de l'Armistice de Cassibile qui sépara l'Italie à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Cette "suite" est aussi belle à voir, si elle est moins poignante - et encore. Ce qui empêche son envolée, c'est d'être forcé à reconnaître les moments où Risi veut, comme à son habitude, laisser des motifs familiers à l'audience la plus large possible. Mais pour selon que le réalisateur ne se faisait pas une vocation de laisser des perles du septième art à la postérité, c'est une tâche incroyable dont il s'acquitte ici en ajoutant juste un ingrédient à sa recette fétiche : le poids des conséquences.

L'armistice n'est que le point de départ. Sordi partisan, Sordi journaliste, Sordi époux, ils sont un même homme que le retour à la vie "normale" d'après-guerre laisse prématurément entre deux âges, diminué. Sans éducation, il trouvera un bonheur éphémère dans l'humilité mais laissera bientôt le monde le dépasser et le faire vieillir trop vite. Chaque année qu'il traverse résonne du drame silencieux accompagnant l'Italie qui se relève du fascisme et construit une République, mais aussi de son drame propre, à lui le laissé-pour-compte, à lui le rebut social et sentimental dont la magnifique déchéance parsème une époque qui se précipite vers l'avenir.

Sordi partisan, Sordi journaliste, Sordi époux : ils reproduisent tous les mêmes erreurs, cependant cette fois-ci ce n'est pas pour nourrir un comique de répétition, mais bien un tragique de répétition. Car le poids des conséquences n'est pas que dans la dimension historique d'Une vie difficile, mais aussi dans le regret de n'avoir plus sa place après avoir participé, plus que jamais et plus que bien des hommes sans ambition, à l'édification d'une nation.

C'est fait si proprement que j'en oublierais presque qu'il y a un happy end. Aucune discordance néanmoins, pas plus qu'un "retour au naturel" de la part d'un Risi indécrottablement bon enfant : c'est juste l'accord majeur conclusif qui apporte sa touche d'optimisme inattendu dans une création bien assez solide pour supporter une surprise. Alors, Une vie difficile est-il vraiment moins poignant que Tutti a casa ? Peut-être Risi a-t-il simplement laissé infuser ce que Comencini asséna.

→ https://septiemeartetdemi.com/
SerialBob
SerialBob

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2020
Dans ce film réalisé en 1961 par Dino Risi, Sylvio Magnozzi interprété par Alberto Sordi n’est pas opportuniste et veule, comme souvent l’ont été les personnages de cet acteur dans la comédie italienne, par exemple, dans L’art de se débrouiller de Zampa ou Un héro de notre temps de Monicelli. Au contraire, il a des principes politiques qu’il respecte, même si cela coûte à sa carrière, sa fortune et, surtout, au couple qu’il forme avec Léa Massari. Celle-ci lui dira d’ailleurs, lorsqu’elle le quitte, « Reste seul avec tes idées ».

En cela ce personnage qui, constamment, étale ses convictions politiques est l’exact opposé de Dino Risi qui détestait les oeuvres militantes et dont les films ne sont jamais l’illustration de thèses. Toujours aux oeillères idéologiques, il a préféré le grand rire de la lucidité et c’est pourquoi bien des films de ce cinéaste sont formidables.

Risi ne prend jamais parti, son personnage principal n’est jamais dépeint comme un saint : il abandonne ses camarades de lutte pour trois mois de « repos du guerrier » avec le personnage de Léa Massari qui lui a sauvé la vie, puis, il la laisse tomber sans prévenir… Ses grands discours sur la justice et contre la corruption sont-ils admirables ou l’expression d’un narcissisme exacerbé lorsqu’ils mettent en danger sa famille ?

Le thème principal du film est donc celui du compromis entre les grandes idées et la réalité à laquelle elles se heurtent. Dans l’expression de cette contradiction, Alberto Sordi est juste fabuleux. Difficile de citer toutes les scènes : le repas chez les monarchistes (faire rire avec des situations qui ne sont pas drôles, comme la faim, c’est bien le propre de la comédie italienne…. et de Chaplin aussi), la scène de courtisanerie obséquieuse durant une réception mondaine avant que le personnage de Sordi ne se reprenne, comprenant, devant le regard de sa femme, que ce n’est pas ce qu’elle veut...

Il faut ajouter que le film est aussi l’évocation d’une vingtaine d’années d’histoire italienne (résistance au fascisme, référendum au sujet de la monarchie, attentat contre Togliatti -secrétaire général du Parti communiste italien- , boom économique). Un grand film.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juillet 2018
C'est le chef-d'oeuvre de Dino Risi et l'un des plus beaux films de la comédie à l'italienne sinon le plus beau. Le film raconte l'Italie de l'après-guerre sur une période de 15 ans à travers un romain hableur incarné par un extraordinaire Alberto Sordi, qui passe de désillusions en désillusions à force de se conformer à ses idéaux. Risi atteint un point d'équilibre qui force l'admiration entre réflexion, comédie et tragique. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mars 2018
Un chef d’oeuvre du debut à la fin. Alberto Sordi joue à la perfection. Le genre de film qui prend le soectateur dès le début pour ne plus le lacher.
JARS
JARS

7 abonnés 21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juillet 2017
Je viens de revoir "Une vie difficile" après une vingtaine d’années (j’en avais un souvenir vague) et j'ai l'impression de l'avoir découvert dans toute son étendue. C'est tout simplement un chef-d'œuvre, un film profondément émouvant sur 20 ans de la vie d'un couple (c'est à se demander si Ettore Scola ne s'en est pas inspiré pour "Nous nous sommes tant aimés"). Alberto Sordi y est formidable. Son personnage est en même temps digne et ridicule, grandiose et petit ; ambivalent mais toujours moralement irréprochable. Et Lea Massari campe une femme de caractère forte et amoureuse. "Une vie difficile" fait maintenant partie de mon top 50 de films de tous les temps.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2016
Truffe de petites scènes comiques, le film égrène la vie banale d'un homme qui n'arrive pas à gagner de l'argent et qui doit faire face à la difficulté de vivre chichement. C'est aussi le film d'un couple qui voit fuir l'amour à cause de la misère, mais dont l'homme toujours ne renonce justement ni au destin qui le frappe (la prison, l'abandon), ni à la femme qu'il a laissé partir par bravade ou vanité.
Sordi aujourd'hui, on le retrouve chez Robert Begnigni. Un acteur très doué et qui fait rire avec rien. Car malgré le résumé que je viens de faire, il faut savoir que le film est plutôt drôle et il finit bien....
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 341 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2016
Le film démarre à la fin de la 2nde guerre mondiale où Alberto Sordi dirige un journal de Résistance dans la région des lacs italiens ; il tombe amoureux de Lea Massari spoiler: qui tue, d’un coup de fer à repasser, un allemand qui allait le tuer
. Ils passent 3 semaines ensemble avant de se quitter, (après une promesse de mariage), lui pour rejoindre la Résistance. La guerre finie, il est journaliste et revient la chercher, juste avant son mariage avec un autre homme. Ils regagnent Rome mais ils mènent une vie très modeste, Alberto Sordi refusant d’entrer dans le système spoiler: : il fait de la prison (pour tentative d’insurrection), y mène une grève et refuse, à sa sortie, d’être complaisant avec les grands patrons. Il finira par reconquérir sa femme en jetant à l’eau son patron (dont il avait dénoncé les pratiques malhonnêtes au début de sa carrière et qui préfigure Silvio Berlusconi !) dont il est devenu le larbin
. Un excellent film sur le compromis.
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