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Nelly M.
114 abonnés
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5,0
Publiée le 27 février 2014
Attention, hilarant non stop, admirablement joué et... pas une ride, au contraire, une tendance lourde ! L'art consommé de projeter sur le mode burlesque les drames familiaux, les faussetés sociales pour se tirer d'affaire, tous les stratagèmes que les faux-c... utilisent et que le sort, tôt ou tard, renvoie à eux-mêmes. Une intrigue qui confine au délire. Mastroianni émouvant brasseur de fleurs face à sa jeune cousine. Irrésistible avec son rictus devant sa régulière légèrement moustachue. Ce qu'ils ont dû s'amuser au tournage ! Humour voisin du muet "Blancanieves" de Pablo Berger (2012) mais ici c'est parlant sans être bavard, chaque plan, chaque dialogue (ou monologue off) ciselés pour faire avancer l'intrigue, et quelle intrigue ! Une petite merveille qu'on a envie de remonter des oubliettes pour réveiller tous les "great pretenders" de 2014.
C'était l'époque où le divorce n'était pas admis en Italie, l'époque aussi où, pour échapper à une existence conjugale sans issue, certains imaginent les pires extrémités. Tel Ferdinand Cefalu, qui aimerait bien se débarrasser de sa femme ..spoiler: .en s'arrangeant pour être cocu.
Parallèlement à la satire de moeurs évoquant le mariage, le réalisateur Pietro Germi s'élève contre une honteuse tradition judiciaire italienne qui considère le meurtre d'une épouse moins comme le geste d'un assassin que comme celui d'un mari trompé, et qui se montre très tolérante à l'égard des crimes "passionnels" ou d'honneur. La démonstration est caricaturale et ses effets parfois un peu grossiers; ce défaut de subtilité empêche de goûter pleinement la comédie. J'ai été plus amusé finalement par la savoureuse composition de Marcello Mastroianni. Son masque de vieux beau gominé et d'aristocrate décadent se craquelle à mesure que ses plans capotent lamentablement, le laissant le regard vide, la mèche défaite. Personnage grotesque mais plus caustique que ne l'est globalement la comédie de Germi.
On sourit plus qu’on ne rit aux éclats dans cette comédie grinçante – qui est au moins autant une chronique sociale de la Sicile des années 50, avec ses aristocrates sur le retour (on est bien loin du Burt Lancaster du "Guépard" !), son église omniprésente, son contexte politique incertain, son sang chaud, ses mafieux, son code de l’honneur... Mastroianni évidemment savoureux, jonglant entre son élégance naturelle et le côté minable de son personnage ; excellent numéro de Daniela Rocca en comtesse nunuche ; et de façon générale, la distribution est irréprochable. Malgré tout, la voix off un peu envahissante et le côté très "exercice de style" d’une intrigue assez téléphonée gênent. On peut faire la fine bouche : la comédie italienne de ces années-là nous a donné tant de bijoux !
La comédie italienne grinçante et "trébuchante" dans toute sa splendeur ! A voir, à revoir et à méditer ! Camille, reste droit dans ta botte, j'arrive !
Une comédie avec un humour grinçant voir carrément noir. Marcello Mastroianni est parfait pour le rôle, le reste du casting est bien imaginé. Une mise en scène et une narration très rythmées. Des dialogues (et surtout monologues) vraiment impeccables.
Un film jubilatoire qui passe de la comédie au drame avec un Marché local Mastroiani génial au faîte de sa gloire. Une satyre sociale grinçante et efficace de la société italienne dominée par la mafia et l'eglise
Un acteur génial pour un vaudeville à l'italienne qui part dans tous les sens!UN scénario savoureux avec des quiproquos absolument tordants! Seule bémol une mise en scène plate multipliant les fautes de raccords nous éloigne un peu trop!
« Divorce à l’italienne » est une excellente comédie, pleine d'ironie et de cynisme, tantôt noire, tantôt amorale mais toujours drôle. Marcello Mastroianni nous livre une prestation savoureuse avec ses plans de mari diabolique. Les seconds rôles sont idéalement caricaturaux et étrillent les conventions bourgeoises, les faux bonheurs familiaux et l’apparente réussite sociale. Le réalisateur profite du scénario pour faire un clin d’œil au film de son compatriote Fellini, la Dolce Vita. Un très bon film donc, qui manie la satire avec classe sans être jamais amer, tout en égratignant au passage l’Église et la mafia qui manipulent toute la société avec une grande hypocrisie.
Plaisante comédie pour peu que l'on ne soit pas réfractaire à l'humour noir, Divorce à l'Italienne est une satire grinçante des sociétés plombées par la morale. Le sujet pourra paraître historique de nos jours, de notre point de vue occidental, néanmoins il est une belle représentation d'une Italie qui se nourrit intellectuellement et politiquement de ses contradictions. Les quelques temps morts ne gachent pas la belle réalisation de Germi, qui va jusqu'à l'avant-gardisme (on ne peut dire que le rembobinage est une technique surexploitée...). La séquence où Mastroianni contemple d'un regard sadique et sombre, à travers les persiennes, le fruit morbide de son imagination est inoubliable. On est touchés par ce couple qui n'est plus que par nécessité, cette ambiance particulière, ces belles musiques. La naîveté de l'héroine jouée par Daniela Rocca n'est que l'apparat qui lui permet de ne pas céder à son amour véritable. Lorsque le masque de la comédie tombe, il n'y a plus d'issue que la tragédie.
ça démarre assez lentement mais le scénario bien construit retient l'attention crecendo et Mastroianni fait une composition parfaite. Par ailleurs le film montre l'évolution des mentalités en un demi siècle.
Dans la pure tradition de la Comédie Italienne, « Divorce à l’Italienne » est un film plein de rires, de bruits et de couleurs malgré le Noir et Blanc.
Le baron Ferdinand Cefalu dit « Fefé » ne supporte plus son épouse. Mais comment la quitter comment s’en débarrasser sans le sacrilège du divorce. De plus Féfé tombe fou amoureux de sa jeune cousine germaine, Angela , si pure et si belle, il en devient fou.
Seul le crime passionnel pourrait le libérer de sa femme, car dans cette période conservatrice et, en cas d’adultère, le crime n’était que légèrement puni. Alors il cherche la combine, celle qui va lui permettre de retrouver sa liberté.
Marcello Mastroianni cabotine mais il est naturellement drôle, précieux et maladroit. Ses plans sont bancals et ses pièges grossiers mais on s’amuse des situations.
Sa femme Rosalia, lui est toute dévouée et ça ne rend pas la tâche plus facile. Elle est interprétée par Daniela Rocca, un vrai pot de colle mais attachante car sa naïveté la rend encore plus vulnérable.
Pietro Germi nous présente une histoire pleine de méchancetés, de rires et de cynisme. Et, malgré l’horreur du plan machiavélique imaginé par Féfé, la toute fin du film rend justice à la pauvre Rosalia. On aimerait encore et encore s’amuser du pire au cinéma.
La comédie italienne n’est jamais aussi bonne que lorsqu’elle dresse, derrière le comique des situations, un portrait raccourci de sa société et de ses tares. C’est toute la vie et les mœurs des petites villes du Sud de l’Italie qui sont croqués, entre Parti communiste, Église catholique et Démocratie chrétienne, prolétaires et noblesse, notabilité (y compris discrètement mafieuse), avec son machisme, son coté démonstratif et spectaculaire, et son code de l’honneur. C’est passionnant comme un très bon documentaire. Mastroianni signe une composition extraordinaire en aristocrate blasé et hypocrite. Le rôle lui est habituel, celui du mâle italien dans toute sa faiblesse, avec sa fatuité et sa veulerie, mais paradoxalement émouvant ; il le tient ici avec génie. Le film est aussi très moderne dans son immoralité. Dans « Divorce à l’italienne », le crime paye, le criminel arrive pleinement à ses fins. Il trouve seulement, in fine, plus immoral et roué que lui…
Comment faire lorsqu'on souhaite divorcer dans un pays où c'est illégal ? C'est la question que se pose le baron Ferdinand Cefalu, souhaitant se remarier et sortir d'un mariage décevant et monotone.
Avec Divorce à L'italienne, Pietro Germi livre une satire sociale aussi drôle qu'inventive et pertinente, jonglant entre différents tons avec brio en nous immergeant dans la vie et la tête de ce baron ridiculement drôle. Partant de l'idée de base de trouver un moyen de se "débarrasser de sa femme" (meurtre, prison...), il se montre tout le long inventif, proposant des rebondissements bien trouvés et parfois surprenants, bénéficiant d'une excellente qualité d'écriture et sachant mettre en scène ses idées avec talent.
Si Germi se montre particulièrement féroce envers cette société hypocrite, il n'en oublie jamais le plus important, à savoir faire rire. Tout le long, il se montre brillant et corrosif pour se moquer des questions "morales" empêchant toute évolution positive de la société. Et, tout en étant subversif et sans concessions, il ne rentre jamais dans l'excès mais trouve toujours le ton juste et dresse une galerie de personnages représentativede cette société-là, tout le long intéressante et qu'il n'hésite pas à tourner en ridicule et ce, pour notre plus grand bonheur. C'est surtout l'hypocrisie qu'il vise, et en mettant cette idée de départ dans la tête de son personnage, il va montrer jusqu'où il est prêt à aller pour arriver à ces fins.
La force du film se trouve dans la façon dont Pietro Germi trouve toujours la bonne osmose pour mêler comédie, satire et quelques touches un peu plus dramatiques, se montrant en même temps efficace et fluide derrière la caméra, et inspiré dans sa mise en scène. Il ne manque pas d'idées, à l'image de la façon dont le baron va imaginer les meurtres dans la première partie du récit, et dans le même temps il démontre un vrai sens du rythme, misant sur cette ridicule et marrante galerie des personnages ainsi qu'une narration toujours inventive et des dialogues, tout comme la voix-off, merveilleusement écrits. Devant la caméra, Marcello Mastroianni est savoureux en baron cynique et ridicule, portant l'oeuvre sur ses épaules tandis que face à lui, Daniela Rocca, Leopoldo Trieste et Stefania Sandrelli se montrent à la hauteur.
Merci à Plume231 pour la découverte d'un merveilleux film et d'un auteur par la même occasion. Divorce à l'Italienne dénonce avec humour et intelligence une société hypocrite et empêchant toute évolution à cause de question d'ordre morale. Brillant.
Un aristocrate entre deux âges mal marié est transi d’amour pour sa très jeune cousine. Comme le divorce est interdit en Italie, le seul échappatoire est le meurtre –or une loi obscure excuse l’homme qui tue son épouse infidèle puisqu’il ne fait que laver son honneur… Avec cette farce grotesque, tonitruante, sacrilège, Pietro Germi commençait son cycle des comédies de mœurs, ô combien cruelles, en criant sa haine profonde des conventions bourgeoises, du faux bonheur familial et de l’apparente réussite. Ampleur de la mise en scène, raffinement de la photographie, richesse des décors, précision des gags, qualité des acteurs (Mastroianni éblouissant en baron pince-sans-rire, Stefania Sandrelli dans sa prime jeunesse), accompagnement musical parfait : c’était l’heureuse époque où les auteurs n’hésitaient pas à aller jusqu’au bout de leur démarche et les producteurs à leur en donner les moyens. Oscar du meilleur scénario (récompense rarissime pour un film non américain) : probablement la plus brillante comédie italienne des années soixante.
Excellente comédie italienne à l'humour noir. Scénario solide et mise en scène dynamique. Acteurs expressifs. On peut juste regretter quelques répétitions et la fin un peu convenue.