Touche pas à la femme blanche
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Angela Ki La
Angela Ki La

65 abonnés 586 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2013
Trop orignal pour être un chef-d’œuvre ? Je me suis d’abord dit ça. Après, je me suis dit que je devrais arrêter de faire la fine bouche. Enfin une vraie anti- œuvre réussie ! un genre de film de genre inattendu, que personne n’attendait plus. Le temps ne lui ôte pas son pouvoir de démolition iconoclaste, bien au contraire. La preuve, je l’ai vu pour la première fois, l’autre jour, il y a une semaine à peu près, et je suis toujours sous le choc. Western-cassoulet- spaghetti surréaliste franco-italien, avec un esprit frondeur dada, qui flirte avec un happening. Intelligent comme un pamphlet politique, une audace totale dans la mise en scène, j’en passe et des meilleures. A mon avis, Ferreri réussit là où « La grande bouffe » reste pour moi, un poil ambiguë, un poil moins réussi. On a la même équipe d’acteurs majeurs. La différence entre un acteur majeur et un acteur mineur, c’est que l’acteur majeur, même quand il ne fait rien, il écrase l’écran, et reste dans les têtes, et dans les cœurs. Piccoli cabotine, Noiret et Reggiani composent, Mastroianni fait un peu des deux, Deneuve fait l’éternel féminin. Et le titre n’a rien à voir avec son rôle, fausse piste. Montage monstrueux pour un tournage qui ne l’est pas moins, humour décalé, c’est le cas de le dire…théâtre hors les murs, docu-fiction, (on voit même les badauds qui passent sans se rendre compte, que c’est filmé…je rêve !) Un truc pareil, genre objet filmé non identifié, complètement impossible à refaire aujourd’hui, est à voir d’urgence. Il y a bien plus que le titre du film, dans le film.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2007
Une farce d'esprit gauchiste et tiers-mondiste. Les "indiens" sont assimilés aux parisiens relégués par le pouvoir technocratique. La dérision à base d'anachronisme et de démystification du genre westernien fonctionne très bien. Le film est servi par une brochette de comédiens parmi les meilleurs des cinémas français et italien de l'époque. C'est non seulement une très bonne comédie mais un film militant qui tient très bien le coup sur le fond et dans la forme.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2012
Un film de Marco Ferreri (1974) produit par Jean Yanne avec Catherine Deneuve, Marcello Mastroianni, Michel Piccoli, Philippe Noiret, Ugo Tognazzi, Alain Cuny, Serge Reggiani, Dary Cowl (quelle distribution !) Il faut un petit moment pour entrer dans le film qui au début ne semble être qu'une pochade. Puis on s'y installe et on se prend à s'intéresser aux personnages de cet étrange western tourné dans le premier chantier du forum des Halles de Paris en 1973... Et ça fonctionne... Les acteurs sont très bons, même s'ils ne sont pas tous au même niveau : Philippe Noiret sort du lot, Serge Reggiani en indien fou rasé et presque à poil est étonnant, tout comme Darry Cawl. Alain Cuny est toujours aussi impassible et Michel Piccoli cabotine (trop). Quant à Catherine Deneuve, sa beauté crève l'écran. Un très belle fable philosophique, peut-être un peu trop manichéiste, mais néanmoins savoureuse.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 26 février 2012
Ferreri part complètement dans son délire et au final on n'en retient rien, un beau gachis. Mention spécial aux acteurs qui jouent le jeu sans savoir où ils vont.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 novembre 2008
Un film étonnament irrévérencieux, symbole d'une audace que seules les années 70 pouvaient nous offrir. Un western satyrique, totalement décalé, et d'une force anti-sociale incroyable. Le plus incroyable, c'est que ce sont de grandes stars françaises et italiennes de l'époque qui se sont prêtés, avec un plaisir évident, à ce jeu de massacre : Mastroianni en général allumé, Piccoli en cow-boy d'opérette, Deneuve en oie blanche stupide, à voir absolument!!!
Ykarpathakis157

6 188 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 avril 2021
Je n'aime pas beaucoup les films de Marco Ferreri mais je n'aime pas Touche pas à la femme blanche du tous. Il a un scénario inintéressant et il est banal et très ennuyeux. Les grands acteurs du sois disant chef-d'œuvre La Grande Bouffe Marcello Mastroianni, Michel Piccoli, Philippe Noiret et Ugo Tognazzi sont également présents dans cette histoire mais ils ne travaillent qu'avec des répliques sans valeur et ils ne rendent pas le film digne d'intérêt. Et la présence de plusieurs autres grands acteurs comme Alain Cuny, Serge Reggiani, Paolo Villaggio, Franco Fabrizi ne change rien à l'affaire et a ce film minable...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Marco Ferreri a réalisé un film encore plus fou que la grande Bouffe ce que je ne pensais pas possible, transposer la bataille de little big horn dans le Paris en travaux des année 70 et profiter du trou des halles pour en faire le décor principal d'un western est proprement génial, il a su mêler le présent et le passé pour en faire une reconstitution historique précise et baroque.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2017
Un an après La grande bouffe, Marco Ferreri réunit son quatuor masculin d’alors et l’agrémente de quelques beaux seconds rôles : Serge Reggiani, Darry Cowl ou encore Catherine Deneuve, « la femme blanche » autour de laquelle tourne le personnage de Marcello Mastroianni. L’affiche ne manque pas de piquant avec Michel Piccoli en Buffalo Bill histrion particulièrement investi dans son personnage, Serge Reggiani en indien chauve en « costume » d’époque, Ugo Tognazzi en indien rangé du côté de l’ennemi pour mieux approcher les femmes blanches.
Dans Touche pas à la femme blanche, Marco Ferreri invente le western urbain et contemporain jouant volontiers avec les anachronismes. Le cinéaste italien a la belle idée de faire camper son film dans un quartier des Halles en reconstruction. En 1973, le chantier de réhabilitation de ce quartier parisien dévoile un vaste terrain vierge de toute construction. Pour Marco Ferreri, cet éphémère et providentiel terrain de jeu sera celui de son aride grand ouest américain.
Malgré une liberté de ton assumée (les pieds-noirs et les Algériens sont rangés du côté des indiens) qui trouve son apogée dans la grande bataille finale visant à contrecarrer l’envahissement de la ville, Touche pas à la femme blanche se montre plus parodique que polémique. L’impression de grand cirque résulte peut-être de l’aspect théâtral de certaines séquences et du sur-jeu sporadique des acteurs. Par bien des aspects, ce western urbain tourne à la farce parodique mais cache en seconde lecture un sous-texte politique certain.
Acidus

872 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 août 2013
La bataille de Little Big Horn revisitée en une sorte de parodie urbaine et moderne. Ce concept délirant était alléchant mais le résultat nous fait vite déchanter. "Bordélique" est le terme qui caractérise le mieux ce long métrage. ça part dans tous les sens sans grande cohérence et ce délire cinématographique tombe dans la lourdeur. La satire se transforme rapidement en une farce grossière, inintéressante que relève seulement les nombreuses références historiques, détournées mais fidèles. Quand au casting, les grand noms sont là mais pas l'inspiration.
Alasky

454 abonnés 4 529 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 novembre 2024
Pari osé que de réaliser un tel film dans le Paris en travaux, et en faire un terrain propice pour un western complètement décalé et satirique. Un bon casting est de la partie avec notamment Mastroianni, Noiret, Piccoli, Reggiani, Deneuve... Quelques longueurs mais j'ai aimé le ton loufoque de l'ensemble.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 306 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2024
Que chevaux et soldats se mettent en position ! Que fusils soient chargés et que le spectacle commence ! Dans un Paris en plein travaux d'urbanisme (le Trou des Halles en l'occurrence), Ferreri s'offre un petit délire et reconstitue à sa façon la bataille de Little Big Horn. Évidemment, tout en y enfilant les anachronismes (le portrait officiel de Nixon, la trogne de Kennedy sur un futal, les paquets de chips et j'en passe...) comme des perles sur un chapelet. Tout est totalement absurde. Si bien qu'il n'y a que deux solutions : soit on adhère, soit on a l'impression de se trouver face à un navet d'envergure. Pour ma part, j'ai choisi mon camp il y a longtemps et je n'ai toujours pas changé de maillot. Encore portées par l'élan post-Mai 68, les critiques de l'époque ont vu là-dedans une farce gauchiste et parabolique, passant le capitalisme à la sulfateuse. Et pointant du doigt les débuts d'une gentrification du centre-ville de Paris. Ouvriers aussi bien français qu'immigrés en étant progressivement chassés. Pourquoi pas. Le point de vue se respecte. Mais, peut-être ai-je tort, j'ai toujours pensé que Ferreri n'était pas du genre à faire passer des messages dans ses films. Raison pour laquelle, j'ai toujours considéré "Touche pas à la femme blanche" comme une pochade. Et puis, c'est de notoriété publique, Ferreri mourrait d'envie de se payer le scalp de Rassam. Toujours est-il qu'au moins, c'était le reflet d'un temps béni durant lequel on ne s'interdisait aucune audace et aucune fantaisie et nous n'avons pas su en profiter. Depuis les années 80, la punition est sévère. Nous ne faisons qu'assister impuissants à l'aseptisation progressive de notre cinéma.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 septembre 2023
Cette comédie baroque, coécrite et mise en scène par Marco Ferreri, nous propose un Western baroque se déroulant à Paris. La distribution grandiose nous offre le plaisir de retrouver Philippe Noiret en Général et Serge Reggiani en Sioux. Si elle nous fait sourire en voyant Michel Piccoli dans la peau de Buffalo Bill ou Marcello Mastroianni en colonel Custer, on peut s'attendre à voir une bonne comédie et passer un agréable moment. Mais, résolument imperméable à l'univers du réalisateur italien, je n'ai pas du tout apprécié les scènes violentes d'extermination des indiens.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 janvier 2025
Les Etats-Unis et la page d'Histoire que ressuscite Marco Ferreri -la guerre entre la cavalerie américaine et les tribus indiennes aboutissant à la fameuse défaite du général Custer- prennent place ...au centre de Paris, dans le trou béant des Halles en reconstruction.
"Touche pas à la femme blanche" est un western dont le caractère parodique se fonde sur les anachronismes d'époque et de lieu. Ainsi voit-on Custer (Marcello Mastroianni) parader sue les boulevards parisiens ou fréquenter au côté de Buffalo Bill (Michel Piccoli) un night-club façon Saint-Germain des Prés!
Au-delà de ce procédé immédiatement cocasse et surréaliste, Ferreri s'en prend à la légende de ces héros des Etats-Unis qu'il ridiculise: Custer est un militaire coquet et obtus, Buffalo Bill est un cabotin. Ils incarnent avec d'autres (tel Philippe Noiret en général) l'impérialisme américain et la volonté d'hégémonie de la civilisation blanche qui ont conduit au génocide indien et plus récemment à la guerre du Vietnam, tout en imposant un capitalisme omnipotent. Aussi peut-on voir dans les indiens de Sitting Bull (Alain Cuny) des prolétaires contre la rebellion desquels on envoie la troupe et ce Custer, bras armé de Nixon(!).
Pour autant, cette comédie insolite -au moins sur la forme- est plutôt décevante. Malgré l'argumentation satirique et l'utilisation des clichés du western hollywoodien, le grotesque attaché à l'ensemble des personnages n'est pas vraiment drôle et, hors la composition de Mastroianni, rôle principal, on trouvera que les protagonistes n'ont pas tant de saveur que ça. Le film de Ferreri est un défilé de caricatures privées de situations réellement ou ouvertement comiques.
NinaMyers
NinaMyers

18 abonnés 241 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 avril 2024
J'ai lu un résumé et quelques analyses qui m'ont donnés envie de voir ce film. L'idée me semblait intéressante :une parodie de western tourné dans les Halles de Parisnen démolition, parabole sur les ouvriers chassés du centre de Paris comme les indiens chassés de leur terre. J'emprunte le dvd à la mediatheque et là horreur. Malgré un casting 5 étoiles : Mastroianni, Picoli, Noiret, Deneuve, le film est irregardable actuellement On se croirait dans un film amateur d'étudiant anarchiste soixante huitard, critique lourdingue de l'impérialisme américaine et du capitalisme. Tout est laid et caricatural à l'extrême. Film daté d'une époque révolue
Davynch Lid
Davynch Lid

1 abonné 84 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 août 2017
Délire filmique de Marco Ferreri avec toute l'équipe de La Grande Bouffe! J'ai acheté ce dvd sans hésiter en me disant que j'allais me payer une bonne tranche de rigolade. Les commentaires sur la jaquette m'ont fait saliver. "C'est la glorieuse épopée de l'Ouest mise en pièces et en bandes dessinées par Gotlib pour Charlie Hebdo ou Hara-Kiri. C'est sain, hilarant, utile, impitoyable. " Jacques Doniol Valcroze, L'Express. 1974 Au premier abord c'est tout ce que j'aime. (Je tiens d'ailleurs à dire que l'intégrale des rubric à brac de Gotlib vient de sortir dans toutes les bons magasins de BD.) Marco Ferreri et sa bande de copains ont l'air de bien s'amuser. Monter à cheval déguisé en général Custer, ça devait faire rire les potos. "Et Marcello! T'as vu mes moustaches! hahahah" où "Oh lalalala, que je suis drôle avec cette perruque!!". En tant que spectateur, je me suis profondément ennuyé et profondément endormi vers les 3/4 du film. A moins que la fin soit dantesque, (j'en doute fortement), je suis passé complètement à côté de l'oeuvre de Ferreri. Je trouve que le film a terriblement vieilli et les blagues potaches sont aussi irrévérencieuses que de sonner à un interphone et de prendre la fuite. Alors oui, les défenseurs du film me diront que j'ai rien compris à la satire sociale de Ferreri et je leur répondrai que premièrement j'ai tout pigé et que deuxièmement ça m'a fait chier. Il y a juste Michel Piccoli qui me sortait de temps en temps de ma torpeur dans son imitation débile de Buffalo Bill. De toute façon, Piccoli est toujours génial. Autre prestation inclassable : celle de Serge Reggiani en Sioux schizo, la tête rasé et le verbe haut. Surprenant. Les fulgurances du film s'arrêtent ici.
Carrément déçu par Touche pas à la femme blanche, je vais re re regarder La Grande Bouffe pour ne pas rester sur une note négative.
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