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1ppy
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3,5
Publiée le 18 février 2013
Quelques mois dans la vie de 2 paummées spoiler: où finalement celle qui semblait la plus paumée des deux se révêle être la plus solide mentalement. Bien raconté, magnifiquement joué.
0,5 car l'on ne peux tout simplement pas mettre moins ! je ne comprend absolument pas certaines notes et critiques ! un film ennuyant à mourir, et sans aucun intérêt ! a ne pas voir selon moi !
Il m'a fallut une vingtaine de minutes pour réellement rentrer dans ce film. Mais grâce à la mise en scène proche de deux personnages principaux (les très bonne Régnier et Bouchez) on s'attache a leurs petites histoires et déboires. Un film avec des personnages vraiment très intéressants a voir évoluer.
Près de quinze ans après le choc de la découverte du premier film d'Erick Zonca, acclamé par la critique et relativement bien reçu par le public, que reste-t-il de "la Vie Rêvée des Anges" : si Zonca n'a pas concrétisé les espoirs de la critique qui attendait un "nouveau Pialat" (mais en plus light…), si ni Elodie Bouchez ni la (ici) stupéfiante Natacha Régnier n'ont tout-à-fait eu la carrière vertigineuse que leurs interprétations extraordinaires pouvaient laisser prévoir, le film lui-même tient bien la route, et pourrait même sembler plus pertinent en 2012 dans une France marquée par la crise économique. Car la réalité de la paupérisation de la jeunesse, finement anticipée par Zonca, rend le film plus fort, l'éloigne encore plus du simple "geste artistique" qu'on avait cru voir à l'époque, pour le transformer en "parole politique" : ce nos enfants qu'on voit vivre (dans la misère et la marginalité, même légère et souriante comme avec le personnage lumineux d'Isa) et puis même mourir à l'écran. Certes, Zonca ne conspue pas la brutalité de la société industrielle, même si les derniers plans ne sont pas tendres quant à l'esclavagisme du travail, il se contente de pointer l'étanchéité des "classes sociales" et l'indifférence - mutuelle, d'ailleurs - qui en découle. L'illusion de l'amour ne saurait résoudre le dilemme du "ni dans la société, ni au dehors" qui caractérise le trajet emblématique d'Isa et de Marie, et c'est là, au delà du réalisme social dont se pare "la Vie rêvée des Anges", l'une des conclusions les plus pessimistes d'Erick Zonca.
Une tranche de vie difficile bien interprétée par deux jeunes actrices pleine de force. Rien d'exceptionnel dans la réalisation pour un film épuré et au rythme lent parfait pour refléter les itinéraires différents de ces deux paumées. Typique du film qui laissera un grand nombre sur le carreau par son côté à priori ennuyeux et froid. Bon premier métrage à voir notamment par la performance des deux comédiennes.
Dans la même galère avec des vues bien différentes. L'une révoltée qui voit sa vie se défaire, et l'autre plus naïve mais les pieds bien sur terre. Les actrices sont sublimes malgré les apparences. J'ai bien cru lâcher quelques larmes, lorsque sont apparues les notes de Yann Tiersen pour me le confirmer.
Succès inespéré pour ce petit film d'auteur remarqué à cannes, et qui valu à ses actrices un prix d'interprétation pour chacunes d'elles. Ce fût un véritable tremplin pour élodie bouchez, mais pas nécessairement pour zonca quasiment porté disparu. En tous les cas, rarement la vie de bohème n'a été aussi bien retransmise que dans ce film devenu culte.
Il y a 10 ans beaucoup de mes copines avaient le même style de vie que Marie et Isa. Je me rends donc compte à quel point c'est un film qui touche juste... Et qui est aussi d'une grande tristesse. Un autre film à voir, un peu sur le même thême: "Sue perdue dans Manhattan".
Film qu'on m'a conseillé. Excellentissime. 14 ans mais il aurait pu être filmé le mois dernier. Parfois insupportable. Plutôt dur. Parfaitement joué. Très percutant. A mon tour de le conseiller : à voir absolument.
Le premier film de Zonca n'a rien perdu de son âpreté et de sa force. Parangon de la "chronique sociale française", un genre en soi, qui depuis quelque temps s'est malheureusement transformé en pose chez les jeunes cinéastes hexagonaux, "La vie rêvée des anges" sait marier réalisme et souffle romanesque. Le film s'inscrit ainsi dans la tradition stendhalienne, avec son style économe et vif, sa justesse psychologique et son sens de la dramaturgie. Le récit, tendu, dresse le portrait sensible de deux jeunes femmes "en marge", opposées de caractère, mais animées par une même rage de vivre, au sein d'une société de plus en plus grégaire. Sans être ni démonstratif ni bien pensant, le film est aussi un geste politique. Son dernier plan le prouve avec éclat.
Un film qui reste gravé quelque part dans l'esprit, sans qu'on comprenne vraiment pourquoi, parce qu'il se rapproche de la vie, peut-être aussi parce qu'il a tout de réaliste. J'ai rarement été touchée à ce point par la dureté d'un film. La mise en scène de Zonca a quelque chose de brut, qui marque. Tout le long du film, c'est un cri silencieux, frustrant, destructeur, qui résonne contre les murs de cet appartement, décor du déclin de l'une, du malheur batailleur de l'autre. Il y a une telle rage dans le jeu de Natacha Régnier, que je ne connaissais pas (et j'ai d'ailleurs découvert une actrice sublime par sa sauvagerie, sa pureté de trait), et une telle force de combat, une telle naïveté, une telle gentillesse, dans l'interprétation d'Elodie Bouchez. J'ai trouvé ce couple d'actrice sublime. Un film mémorable, qui je le crois ne laisse pas indemne, mais avec toujours ce sens de la douceur,de la beauté, qui le rend moins douloureux qu'il ne devrait l'être.
Un bon p'tit film français. Bon jeu des deux actrices principales (Elodie Bouchez et Natacha Régnier) qui interprètent très bien les filles... en galère totale quoi, aussi bien sociale que sentimentale. C'est clair que l'esthétique n'est absolument pas recherchée ici : le réalisateur (Erick Zonca) se borne aux relations inter-humaines et leur difficultés dans un univers économiquement défavorable. Donc surtout bonne dénonciation de la précarité, sans en faire des tonnes, comme c'est toujours le risque - l'intention est donc tout à fait réaliste : montrer ce que peuvent être des vies de jeunes pauvres aujourd'hui, à la recherche de boulots, à la recherche de connexions sentimentales ou affectives de toutes sortes. Cela dit, quelques trucs auraient peut-être mérité un approfondissement (comme la relation avec la comateuse, on aurait pu y aller davantage je trouve). Enfin c'est toujours gauchisant, et puis cela dessine assez clairement une conscience de classe (toujours une frontière invisible dessinée, qui partage le monde des deux protagonistes femmes d'avec le monde inabordable de l'argent à profusion...). Ah si évidemment, le film prend le parti, enfin la perspective de deux femmes : c'est assez rare pour être souligné, donc voili voilou, c'est assez original. Tableau très moche des hommes riches, plutôt laid des hommes pauvres, et assez triste des femmes pauvres. Juste une dernière chose : il n'y a que des jeunes dans tous les portraits dessinés, comme si une autre frontière se dessinait là aussi, de manière relativement implicite (cloisonnant la sphère des "jeunes" d'avec le reste de la population). Bon, pour l'approche réussie d'une certaine réalité socio-économique actuelle (qu'est-ce que ça fait pompeux...), je mets un 14/20.
Et bien sûr, toutes les critiques sur le Tching's cine : http://tchingscine.over-blog.com/
Ce film nous raconte l'histoire d'une belle amitié qui termine mal. Le thème principale du film est la difficulté de trouver un emploi fixe et qui paye bien.