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J31frites
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4,0
Publiée le 11 avril 2023
Un Belmondo parfait dans une histoire touchante arrosée de gags originaux, de quelques répliques drôles, d'une musique magnifique de Vladimir Cosma, et vous obtenez L'as des as, une comédie sympa de Gérard Oury, malheureusement ressemblant beaucoup trop à la grande vadrouille sans la surpasser, ce qui gâche beaucoup le plaisir et m'empêche d'accorder à ce film une cinquième étoile.
Gérard Oury maître de la comédie populaire s’il en est, a à son actif Le Corniaud (1964) et ses 12 millions d’entrées, ou encore La grande Vadrouille (1966), avec ses 17,2 millions de spectateurs, qui jusqu’à 2008, avant l’arrivée d’un film venu du Nord, demeurera en haut du Box-office pour un film français. Évidemment méprisé par les méprisants, L’As des as, fut un grand succès commercial avec plus de 5 millions d’entrées. Comme souvent en pareil cas, l’accueil critique sera bien plus glacial. La présence de Jean-Paul Belmondo, enfant chéri de la nouvelle vague, mais ici au cœur de sa période Bebel, excita surement et raviva la stérile guerre entre films populaires et cinéma d’auteur.
Une battle de l’air, telle un mix un peu fou entre Top Gun (1986) et Les têtes brûlées (1976-1978). Dans les airs, comme sur terre, c’est du Bebel dans le texte, et oui c’est un as. Jean-Paul s’éclate en coach de boxe, il n’a même pas besoin de jouer, tant il croise ici ses passions.
C’est le contraire de l’anti-héros, il n’a que des qualités avec un rôle, qui, s’il ne se démarque pas par une infinie complexité d’auteur, participe à la mythologie autour de l’acteur iconique et c’est très bien ainsi. On est parfois au bord d’une forme de caricature pleinement assumée.Les scènes de baston sont épiques. Pas besoin de Bullet time, mais le Bebel time remplit son office, avec une grande jubilation pour le spectateur. D’autant plus, quand il dégomme les nazis par grappes.
Et bien sûr, Jean-Paul Belmondo au sommet de son art. Tellement à l’aise, tellement lui. Il donne le sentiment de jouer, au sens premier. Le film est écrit pour lui, et il le rend au film tant son talent est hors normes, tant sa vérité est sa signature. Au final, L’As des as est un formidable divertissement de cinéma, qui enchaîne les vignettes et les effets pour tenir son spectateur, tout en glorifiant son héros iconique, et comme on l’adore, et qu’en plus il s’éclate, pas de mal à se faire du bien avec L’As des as.
Le film n'est pas exempt de qualités. Il contient au moins une séquence d'anthologie. Il s'agit de celle se déroulant dans la librairie juive avec les nazis qui brûlent les livres. Ce qui donne la possibilité à Bébél de réaliser quelques gags plutôt réussis et des plans osés (ce gros plan sur un dentier!) et peut-être kitsch, mais aussi assez délirants et osés pour ce genre de film. Un autre point où le film est osé, c'est avec Hitler, et aussi avec sa sœur, personnage qui a un rôle important sur la deuxième partie du film qui est quelque part la moins maîtrisée. On est quelquefois un peu gêné pendant le film, si on pense à la direction d'acteur. Belmondo fait du Belmondo. On pourrait presque deviner ses dialogues et mimiques à l'avance. Il n'est pas très surprenant: nous sommes un peu en routine. Là où la direction d'acteur pêche, c'est pour le personnage du petit garçon, qui est prétexte à l'histoire principale du film, mais qui quelque part est un petit peu nunuche. Et d'ailleurs, le petit ourson qui est bien sympathique fait quelque part un peu tache et pourrait faire penser à un film pour enfants, ou tout au moins film pour la famille. Au total nous ne sommes pas dans la lignée de chefs-d'œuvre comme la Grande Vadrouille ou Le Corniaud par exemple. Notamment dans sa deuxième moitié, ou le film devient un petit peu autre, pour la partie qui se termine et se déroule dans la maison de campagne d'Adolf Hitler. Cette deuxième partie correspond presque à un autre film. Cela n'est pas forcément très gênant, mais on sent bien un autre film. Cela reste quand même plutôt bien troussé, ce qui permet un moment sans trop réfléchir. À noter que le film essaie de ne pas être complètement noir sur les méchants Allemands : le film essaie de montrer qu'il y avait quelques Allemands pas complètement méchants avec le personnage de l'as de la Première Guerre mondiale, copain de Belmondo.
Grand souvenir de ce film et étant un grand admirateur de Belmondo celui-ci passe pour moi pour un vrai film culte. Je me souviens petit de l affiche en relief sur les cinémas des champs Élysées ! . Bref un grand film taillé sur mesure pour Belmondo avec vraiment la touche de tendresse de Gérard Oury . Un grand film populaire comme il est plus possible d en produire aujourd'hui.
Gérard Oury réutilise ici nombre d’éléments présents dans son énorme succès "La grande vadrouille" : le contexte historique, le genre du road movie entre comédie et aventure... Il remplace De Funès et Bourvil par Belmondo et un enfant. Malheureusement, "L’as des as" s’avère moins réussi sur tous les plans.
C'est avec un long-métrage proche de la Grande vadrouille en terme de qualité que Gérard Oury signe une œuvre singulière, profondément drôle, avec un scénario relativement complexe, des gags imprévisibles, des dialogues dignes de Michel Audiard.
Finalement le film frôle la perfection mais le personnage de la journaliste joue plutôt mal et c'est dommage.
C'est avec ce film que Jean-Paul Belmondo a obtenu sa plus belle victoire sur la presse qui le taillait en pièces depuis des années. Les rapports étant tellement houleux que ladite presse, sans avoir vu le film, lui avait taillé un costard XXL allant même jusqu'à accuser le film d'Oury d'être le responsable numéro 1 de l'échec de celui de Demy ("Une chambre en ville") qui lui, avait été plébiscité. Passons. Ce qui nous intéresse ici, c'est cet "As des as". Et, autant vous le dire d'entrée les amis, pour moi, l'aventure va être de courte durée. J'ai toujours détesté ce film. M'y ennuyant au plus haut point. Et pourtant, quand on y regarde de plus près, il y avait vraiment de quoi faire un bon, voire un très bon film. Et, à la fin, nous avons quoi ? Un navet d'envergure. Le début est pas mal, assez bien troussé mais le soufflet retombe très rapidement et après, jusqu'à la fin, on nage (ou plutôt on surnage) dans une sorte de léthargie cinématographique. J'en viens à me demander de plus en plus souvent si l'histoire de cet entraîneur de l'équipe de France olympique de boxe venant en aide à une famille de confession juive n'aurait pas gagnée être traitée de manière soit sérieuse, soit comme un film d'action à part entière. Ce qui est à sauver ? L'alchimie réelle entre Belmondo et le petit (à l'époque) Rachid Ferrache. Seulement ça. Et quel dommage de ne pas voir plus souvent cette immense actrice qu'était Marie-France Pisier même si le rôle dont elle hérite ici n'est pas à la hauteur de son talent.
Un des classiques de Belmondo, on connait le film par cœur, mais ça fonctionne toujours. De la comédie, de l'action et de l'émotion avec un enfant et un ours. Ce n'est pas le meilleur film de Gérard Oury mais ca reste d'un excellent niveau . Belmondo n'en fait des tonnes, les paysages de la Bavière magnifiques, côté acteur une mention spéciale pour Rachid Ferrache qui donne parfaitement la réplique à Belmondo
Gros succès populaire concernant cette comédie d'aventure où se distingue évidemment notre Bebel national qui est ici dans une forme olympique. Il faut dire qu'en plus la mise en scène de Gérard Oury est de qualité et que l'histoire est bien distrayante. De plus, la BO de Vladimir Cosma est très belle et le casting est impeccable. Car en plus de la très bonne performance de Bebel, nous avons celle bien attachante Rachid Ferrach dans le rôle du jeune Simon et aussi celle de la jolie Marie-France Pisier.
Presque dix ans après « Les aventures de Rabbi Jacob », Gérard Oury tournait avec Bébel, le roi du film d’action à la française avec son bagou légendaire. Sur une toile de fond historique, celle de la triste époque de l’entre deux-guerres qui a vu Hitler venir au pouvoir en Allemagne, notre ami Belmondo se voit embarqué dans une drôle d’aventure car devant jongler entre les J.O. de Berlin et la montée du nazisme. Humour, action et émotion sont parfaitement dosés et les protagonistes (dont Adolf Hitler et sa sœur, campée par le même acteur !), sont savoureux. Et même si le film est calibré pour le grand public, il n’empêche qu’au fil des ans, il est devenu un classique de son acteur principal malgré son manque de scènes mémorables même si certaines demeurent ô combien sympathiques !
L'As des as est une bonne comédie qui se laisse regarder avec Belmondo au top de sa forme. Vu hier soir en hommage à notre plus grand acteur du cinéma français. En effet, Belmondo à su nous faire rire, être touchant, et être impressionnant, à travers ses cascades. l'as des as résume un peu les qualités de l'acteur, une comédie drôle et touchante avec ses cascades. Un plaisir coupable de voir et revoir.
Le dernier gros succès de Gérard Oury au box office, pour une aventure populaire sous forme de parodie légère. Un Bebel élégant, gueulard mais toujours attachant, avec ce jeu de la comédie roublarde. De grandes scènes mémorables, mêlant cascade et loufoquerie.
Pas mal de critiques vraiment sévères pour un film qui, si il n'est pas parfait, est tout de même très bon. Concernant celles sur le scénario, il ne faut pas oublier que c'est une comédie, qui a pour but de faire rire, et qui ne se prétend donc pas crédible. Lorsque spoiler: Jean-Paul Belmondo maîtrise une bonne dizaine d'allemands à lui seul dans la librairie juive, c'est volontairement absurde, et il s'agit à mon sens d'une erreur d'interprétation du film et de ses objectifs si on lui reproche un manque de réalisme dans ce genre de scènes. En revanche, je rejoins les critiques sur le fait que certains passages, dans la seconde partie, soient un peu lourds et pour le coup vraiment trop faciles. spoiler: Le face à face entre Hitler et Belmondo est également un peu décevant.
Mais pour le reste, pas le temps de s'ennuyer avec des répliques hilarantes et des scènes exceptionnelles à la pelle (du Gérard Oury quoi...). Je recommande vivement pour un bon moment de détente!
Zorro Belmondo chez Hitler pendant les JO de Berlin : divertissement éminemment commercial avec une belle photo des paysages autrichiens, des dialogues (im)pertinents et la bonne BO de Vladimir Cosma.