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Un visiteur
5,0
Publiée le 9 septembre 2008
Qu'une chose à dire, je l'ai adoré ! Et en plus Sally Hawkins est merveilleuse, elle est à croquer ! Je suis tombé direct amoureux, lol. 4 étoiles sans hésiter.
Film excellent, mais contre l'avis général je ne l'ai pas trouvé optimiste mais très pessimiste au contraire! Le regard porté sur le monde actuel est trés triste à l'inverse du caractère enjoué du personnage principal - d'ailleurs l'enthousiasme débridé de poppy du début diminue petit à petit pour finalement disparaitre - la scène avec le SDF où rien ne se dit par la parole et tout passe dans les regards est bouleversante en plus d'être une leçon de cinéma. Les comédiens sont excellents avec une mention spéciale pour le moniteur d'auto école, A NE PAS RATER !!
J'ai trouvé ça drôle et frais, Sally Hawkins est géniale dans ce rôle.
Le film n'est pas aussi simple qu'on pourrait le croire, je pense que Mike Leigh est un type intelligent, et que malgré une histoire de base et un synopsis qui laisse méfiant, il arrive à rendre ses personnages touchants, intéressants, vrais, sans musique dégueulasse (sauf à la fin, mais finalement ça passe) sans pathos et c'est là que je trouve le film intelligent. Cette fille elle est un peu dingue dans sa tête, mais je trouve que le réalisateur arrive à nous la rendre sympathique, et sort finalement du cliché de la fille qui fait face à tout les les épreuves de la vie, entrepreneuse, qui veut se trouver un mec et bla bla bla, genre Bridget Jones (pas vu, mais pas du tout envie). Donc ouais, du coup c'est bien, j'ai ri, j'ai passé un bon moment en présence de vrais personnages qui ont une profondeur (comme le moniteur d'auto-école).
Be happy est un pur joyaux. Un concentré de bonne humeur. On en ressort joyeux, avec une légère peur des moniteurs d'auto école, mais autrement le film file la banane.
Tout est dans le pitch, c’est-à-dire pas grand-chose. Pas de scénario, juste une suite de sketchs où Sally Hawkins sautille, virevolte, pouffe et gesticule. C’est sensé nous donner la pêche et le sourire, ça donne juste le tournis, à la limite de l’énervement. Les excellentes performances d’acteur de Sally Hawkins, comme dans « La forme de l’eau » ou « We Want Sex Equality » et d’Eddie Marsan, le moniteur d’auto-école, ne parviennent pas à sauver le film.
Une comédie romantique de Mike Leigh très éloigné des standards et poncifs du genre. Porté par le charme et l’énergie communicative de son interprète principal Sally Hawkins, empreint d’un optimisme naïf à toute épreuve qui peut parfois fatiguer. Mais dans son ensemble, le film insuffle beaucoup de bonne humeur, se trouvant réjouissant à regarder.
Plus nul, tu meurs...! completement débile, y' à longtemps que j'avais pas vu une telle merde.!!!(les scènaristes et réalisateurs devaient bosser en psy! c'est pas possible....! )
Poppy est une jeune femme étonnante. Institutrice, célibataire, elle n'a pas moins de soucis et d'états d'âme que tout un chacun mais elle a cette capacité de prendre constamment la vie du bon côté. Son aptitude à la gaité est le coeur du sujet de Mike Leigh. Poppy est d'une certaine façon une énigme. A tel point qu'on se demande souvent au cours du film si son caractère joyeux n'est pas une façade, si sa physionomie rigolarde et ses gloussements de femme que tout semble amuser ou ravir ne sont pas une posture. Le film doit beaucoup à son interprète, Sally Hawkins, comédienne aussi convaincante dans l'expression de son optimisme blagueur que, découlant de cette disposition, dans l'altruisme et l'empathie sincère dont Poppy sait faire preuve à chaque instant. Ce sont d'ailleurs des qualités exigées pour comprendre et supporter son irascible moniteur d'auto-école, son contraire en somme, au long de récurrentes leçons de conduite, au propre comme au figuré suivant l'esptit du film. "Be happy" est néanmoins un film mineur de Mike Leigh, qui propose un thème et un scénario un peu étriqués autour de son personnage central.
Quel bonheur que de redécouvrir ce film trois ans après sa sortie ! Be Happy – ou plutôt devrais-je dire Happy Go Lucky étant donnée cette fâcheuse lubie qui est de rebaptiser un titre de film anglophone par un autre titre… en anglais o_O – ou comment un film nous donne envie « to go on living »… et ce avec la patate si possible ! Je suis sûre qu’un jour ou un autre, nous avons tous croisé Poppy quelque part! Ce personnage haut en couleur qui en agace plus d’un par son côté fantasque, foufou et déjanté, par sa façon un peu « rentre-dedans », qui cherche souvent à bousculer, à titiller le plus renfrogné d’entre nous , même si celui-ci n’a rien demandé … Mais mon Dieu, comme cela fait du bien ! Son côté parfois « too much » ne la rend que plus réelle, il n’y a aucun doute là-dessus ! La force de ce film est d’avoir mis en lumière, d’avoir « mis au monde » un personnage plus que vivant (dans tous les sens du terme). Il faut dire que Sally Hawkins y est pour beaucoup : quelle merveilleuse actrice avons-nous là ! En ce qui concerne le leitmotiv, le crédo du film qui est lui-même compris dans son titre, soit « be happy », soit chercher à être heureux vaille que vaille, quelles que soient les épreuves, de ce leitmotiv-là, il faut savoir s’en détacher un peu et ne pas le prendre au pied de la lettre. En effet, je ne pense pas que Mike Leigh ait cherché à faire un film manichéen, univoque, ou même moralisateur. Il n’y a pas d’un côté les « gens heureux » et de l’autre les « gens malheureux », le camp des « gentils » faisant face à celui des « méchants » ; non, je pense qu’au contraire le film tend à montrer qu’il faut savoir regarder au-delà des apparences. Chacun vit, a quelque part en soi cette idée, cette sensation de manque que l'on ne peut vraiment définir et chacun, de par sa nature, de par son caractère, de par son parcours, aura une manière différente de le combler et d’aborder la vie et les gens qui la composent. Alors certes, Poppy a sûrement tout ce qu’il faut pour être heureuse – si ce n’est peut-être l’amour ;) – et le personnage qu’est le moniteur d’auto-école est et restera antipathique du début à la fin, mais que savons-nous vraiment de leur vie ? Si on réfléchit bien, pas grand chose… Tout ce que l’on puisse faire, c’est déceler les fissures - plus ou moins grandes - présentes chez chacun d’eux et émettre des suppositions quant à leur vie passée : Poppy aurait-elle souffert plus jeune d’une éducation trop normée, à l’image de sa sœur Helen ? La véhémence et la bigoterie exacerbée de Scott est-elle le résultat d’un sentiment d’abandon ? A tout cela, on ne peut vraiment répondre et je pense que c’est bien heureux, car il faut savoir aller à la rencontre des personnages à un instant T de leur vie sans forcément connaître leur passé et leur passif. Même si le film n’a pas la même intensité que Secrets & Mensonges (si ce n’est que pour ne citer que lui dans la filmographie de Mr Leigh), même s’il n’est pas aussi viscéral et à fleur de peau que ce dernier, on retrouve néanmoins dans Be Happy cette même authenticité, que ce soit dans l’essence même des personnages ou dans le regard bienveillant que le réalisateur porte sur eux, ce qui ne fait donc pas de ce film du « sous-Mike Leigh » malgré son côté badin pleinement assumé. Il me tarde désormais de découvrir Another Year, le dernier film du réalisateur sorti fin 2010…
La plus grande crainte qu'on peut avoir avant de voir Be Happy, c'est d'être irrité par l'optimisme et les rires de Poppy, la gai-luronne londonienne au centre de cette fable. Force est de constater que le plus irritant est qu'il n'y ait pas de scénario, alors que Poppy est adorable...
Comme dirait (ou chanterait) l’autre, Poppy a la positive attitude chevillée au corps. Et bien en plus, dans la mesure où une vie sentimentale peu emballante, la grisaille londonienne, la mauvaise humeur de son moniteur d’auto-école ou le vol de son vélo n’entament jamais le sourire de la jeune institutrice. Un sourire craquant qui nous rend d’emblée attachant un personnage qui a valu à Sally Hawkins, lors du dernier Festival de Berlin, un Ours d’argent de la Meilleure Actrice amplement mérité. Car c’est peu dire que la comédienne porte le film sur ses épaules. Récemment vue aux côtés d’Ewan McGregor et Colin Farrell dans “Le Rêve de Cassandre” de Woody Allen, elle irradie la totalité des plans du surprenant nouveau film de Mike Leigh. Surprenant car voir cet habitué des univers sombres et déprimants s’attacher à un personnage aussi léger paraissait aussi peu probable que de voir Michael Bay s’attaquer à un remake du “Persona” de Bergman. Le réalisateur de “Naked” réussit pourtant une sympathique comédie, à ranger dans les feel-good movies aux côtés de “Juno” ou “Little Miss Sunshine”, et ce malgré des longueurs, et le fait que le point faible du film soit, paradoxalement, ce qui fait la force de son héroïne, capable, dès que la gravité approche, de la chasser d’un simple sourire. Ce qui ne fait pas non plus de “Be Happy” un long métrage futile et décoratif, puisque naît très vite en nous l’hypothèse d’une douleur que Poppy chercherait à compenser. Un soupçon qu’une poignée de scènes (dont certaines plus sérieuses que le reste) tend à confirmer, sans toutefois qu’une preuve tangible nous soit donnée, laissant à chacun le soin de se faire sa propre idée, tout en savourant ces moments passés en compagnie de l’un des personnages les plus touchants qu’il nous ait été donnés de depuis le début de l’année.
Avec Be Happy, Mike Leigh signe un film joyeux, laissant tout au long du visionnage un sourire pendu sur nos lèvres. Sally Hawkins est formidable, pétillante et exubérante avec le personnage de Poppy, véritablement attachant. Mais les seconds rôles ne sont pas en reste. A ce propos, les séquences avec Eddie Marsan, le moniteur d'auto-école, sont hilarantes. Malgré ses personnages et sa bonne humeur communicative, on regrette tout de même que le film n'ai pas de réelle intrigue. On se contente de suivre le quotidien de Poppy, parfois surprenant, mais qui n'aboutit à aucun climax. La fin est d'ailleurs décevante, car on a l'impression d'avoir vu ce film juste pour le fait de le voir... comme un petit morceau de vie, mais sans aucune ampleur.
Be happy n'est pas selon moi un film aussi palpitant que les précédents et réussis Vera Drake, Secrets et mensonges, All or nothing ... La faiblesse est la conséquence d'un scénario cachochyme, répétitif et ennuyeux du fait du manque de surprise. Poppy, jouée brillament, et bien que plus névrosée que son caractère joyeux ne pourrait le montrer (le fait de ne pas avoir de saucisse l'a contraint peut être à cet optimisme de facade) fatigue à la longue le spectateur. Ses copines, filles sans intérêt, vulgaires et sottes sont vraiment insupportables. Le film est parfois fort même s'il fonctionne par petites scénettes. Ce sont justement les scènes où l'institutrice est confrontée avec des personnages isolés tel l'enfant violent, le chauffeur de taxi névropathe, le clochard haut en couleur qui sont les plus réussies. Lors de ces occasions, on retrouve le grand Mike Leigh. Un film regardable, sans plus.