Le réalisateur de "Cinema Paradiso" Giuseppe Tornatore avec ce drame doux-amer veut suivre les traces d'un Ettore Scola mais se casse souvent la gueule. Ce qui empêche à "Ils vont tous bien" de fonctionner ce sont les lourdeurs qui émaillent l'ensemble. La mise en scène est trop appuyée et tape-à-l'oeil, certaines situations le sont aussi et même le jeu du grand Marcello Mastroianni pêche parfois par un excès de cabotinage. Heureusement que le talent inné, le charisme naturel et le capital sympathie de l'acteur limitent les dégâts. Mais de tout cela ressort des instants charmants à l'image des séquences avec la présence de Michèle Morgan qui contrastent par rapport à une grande partie du reste par leur sobriété.
Comédie dramatique de Tornatore. Le thème n'est pas nouveau, même si peu traité, un père (veuf) s'imagine que ses enfants ont de bonnes situations et décident d'aller leur rendre visite, en divers endroits de l'Italie. Bien sûr, comme on est en Italie, le mensonge ou le non-dit tient lieu de conversation. Le vieil homme ne se leurre pas trop, il fait mine d'admirer ses enfants alors que ceux-ci ont des situations peu reluisantes. Il dira néanmoins à sa femme (morte) : ils vont tous bien. Le mensonge étant à la base du scénario, le récit se déroule sans surprise, la réalisation est correcte, sans plus, quelques belles séquences (souvenirs d'enfance, rêves) parsèment le film, mais la lenteur de l'ensemble rend le film lourd et prévisible. Mastroianni est excellent, bien sûr. Belle musique de Morricone.
Un film profondément nostalgique et témoignant notamment du fossé entre le nord et le sud de l'Italie. Le traitement onirique et surréaliste, voire fellinien, est une petite merveille d'émotion qui offre des images durables au spectateur, un enchantement. La superbe musique de Morricone traduit parfaitement l'alternance entre comique burlesque et tristesse nostalgique. Un petit bijou oublié qui se doit d'être redécouvert, porté par un Mastroianni habité!
On le voit arrivé le réalisateur Tornatore avec ses gros sabots... Ce vieillard solitaire, Matteo, qui décide un beau jour de visiter ses enfants à travers les grandes métropoles italiennes provoque, à coup de lieux communs et de fausses surprises, une atmosphère sentimentaliste et mélancolique particulièrement complaisante. Les enfants merveilleux ne sont, comme attendu, que des adultes ordinaires et décevants, et les désillusions successives du patriarche entament son bonheur tout en éveillant sa nostalgie. Sans toutefois sombrer dans le mélodrame, le ton mêlé d'ironie et d'amertume dont use le réalisateur est surtout propice à une émotion appuyée, conventionnelle et dénuée, semble-t-il, de sincérité. Quelques scènes oniriques illustrent, plus encore que sa sensibilité défaillante, l'académisme de la mise en scène. Par conséquent, on se désintéresse vite du périple de Marcello Mastroianni, tout en regrettant que le comédien n'ait pas l'occasion de composer un personnage, aussi attachant soit-il, plus complexe et authentique, autrement dit plus humain.
Ressortie en salle de ce titre réalisé par Giuseppe Tornatorre (1990) présenté en CO ( Cannes 1990) dont il repartira avec le prix œcuménique ( prix non attribué par le jury délivrant les prix de la CO ).
Si Tornatorre obtint un grand succès public avec son " Cinéma Paradiso ", le reste de sa filmographie ne m'a jamais convaincu.
Ce n'est pas ce " ils vont tous bien" qui me reconliera avec le travail artistique de ce cinéaste que je considère ( évidemment à mon goût) comme une sorte de sous- Ettore Scola auquel son cinéma peut faire penser.
On ne peut s'empêcher de penser à " Voyage à Tokyo " d'un des maîtres de l'âge d'or du cinéma japonais Yasujiro Ozu, lorsqu'on lit le résumé du scénario.
La comparaison s'arrêtera là. Il reste la présence de Mastroianni, celle de Michelle Morgan dans deux ou trois scènes et les quinze dernières minutes, pour trouver un véritable intérêt à ce film qui manque cruellement de savoir-faire.
Le scénario est signé à trois ( dont Tonino Guerra tout de même), mais ne parvient qu'en de rares moments à toucher le coeur du spectateur malgré un sujet chargé au plan émotionnel.
Incommunicabilite entre père et enfants, vieillesse, solitude, dénégation comme construction de la structure familiale ( et mensonges afférents soit disant pour se protéger - thèse absurde qui produit l'exact effet contraire), bref famille dysfonctionnelle présenté sous des airs acceptables.
" Ils vont tous bien" est traversé de surcroît d'un montage trop relâché qui produit un film inutilement trop long (125 mns).
On est en 1990 et l'on sait aujourd'hui que l'âge d'or du cinéma italien ( années 1950, 1960 voire 1970) est déjà loin. Ceux qui en doutent se précipiteront pour voir ce film.
Film un brin nostalgique qui spoiler: nous dépeins une Italie triste et un peu terne
J’ai beaucoup aimé mais il ne faut pas broyer du noir pour le voir
Des idées de mise en scène quasiment sur chaque plan. Marcello Mastroianni, exceptionnel, dans l'un de ses derniers grands rôles au cinéma.
Dommage que quelques longueurs arrivent au fur et à mesure du film en plus d'être prévisible même si on réussit quand même à avoir une petite larmichette sur la fin.
La fin d'une époque, la fin de l'âge d'or du cinéma italien en témoigne ce passage où Mastroianni regarde une fontaine de Trevi en totale restauration. La transition débute avec le nouveau millénaire qui approche.
Super musique et chouette caméo de la part du maestro Morricone