Conversation secrète
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153 critiques spectateurs

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ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 juin 2015
Sans être ridicule, voici un film loin d'être passionnant, un comble pour un thriller à caractère politique appuyé. Coppola se montre parfois inspiré, mais sa grande lenteur sur ce film nuit grandement à son intérêt. Le spectateur que je suis a l'impression que l'histoire "centrale" n'est en fait que secondaire et sert de prétexte à une enfilade de scènes où un Gene Hackman tantôt hargneux, tantôt désabusé, paraît plus promener son ennui que véritablement jouer son rôle. Au bout d'une heure, on a le sentiment d'avoir fait du surplace. Bien du mal à comprendre les prix obtenus par ce film, si ce n'est sous l'angle d'une tendance moraliste très en vogue à l'époque, déjà...
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 août 2014
La Palme d'or cannoise de 1974 est une déception, en raison notamment de son rythme neurasthénique.
Pourtant, ce thriller psychologique aux accents de drame intimiste et de film d'espionnage ne manque pas de qualités : une mise en scène travaillée de Francis Ford Coppola, un scénario retors doté d'un twist final peu prévisible, une prestation intense de Gene Hackman dans le rôle d'un professionnel des écoutes paranoïaque et torturé...
Hélas, ces atouts sont gâchés par une lenteur d'action et un manque de punch pénalisant. Plus généralement, "The conversation" s'inscrit (trop) dans les années 70, et on peut penser qu'un film de ce type ne trouverait pas de distributeurs de nos jours.
Côté référence, on pense évidemment à "Blow up" d'Antonioni, version sonore. A l'inverse, on imagine que DePalma rendait hommage au film de Coppola lorsqu'il tourna "Blow out" quelques années plus tard.
Bref, "The conversation" est loin d'être une oeuvre sans intérêt, mais perso je n'ai pas tellement adhéré.
A noter qu'on retrouve un tout jeune Harrison Ford dans l'un de ses premiers rôles, et que la BO jazzy parvient à donner à ce film austère une forme de légèreté.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 avril 2011
La première palme d'or du grand Coppola aujourd'hui éclipsé par la deuxième, le monumental Apocalypse Now, et c'est fort dommage car si Apocalypse Now est incontestablement son chef d'oeuvre, il faut reconaitre qu'il a une facheuse tendance, avec la trilogie du Parain, a masqué le reste de sa filmographie qui n'est pourtant pas moins brillant comme en témoigne ce Conversation secrète.
Ce film s'inscrit dans la lignée du Blow Up d'Antonioni, il est d'ailleurs souvent rapproché de l'œuvre du réalisateur italien, étant donné qu'on en parle toujours comme le film le plus antonionien de Coppola. Qu'en est-il en réalité? Il est clair que Coppola a vue et admiré Blow Up car son film en reprend l'idée de base un homme pour son travail(photographe chez Antonioni, détective spécialiste des mise sur écoute chez Coppola) s'immisce dans la vie privé d'un couple et est impliqué ou plutôt croivent être impliqué dans une affaire de meurtre, par laquelle il finissent par être obsédé. De même Coppola reprend d'Antonioni l'idée du héros mal adapté a un monde moderne anxiogène qui finnis par se couper du monde extérieur . Cependant malgré cette filiation indéniable les deux films différent sur la forme, chez Antonioni l'image est composé de manière a paraitre plate, sans relief, aussi froide qu'une photographie. Alors que Coppola en bon héritier d'Orson Welles organise son espace complétement différemment, utilisant la profondeur de champs, et des décors beaucoup plus signifiant. De plus là ou Antonioni garde une distance par rapport a son personnage, Coppola lui va au contraire resté le plus proche possible de Gene Hackman, de sa subjectivité et de son ressentis nous montrant même a un moment ses rêves.
Mais la grande différence entre les deux films est avant tout thématique, là ou Antonioni mène une réflexion sur les images et la réalités, Coppola lui s'attache a nous faire le portrait d'un homme totalement inadapté a son environnement, incapable de mener une relation sérieuse avec une femme, gardant jalousement sa vie privé, mais n'hésitant pas pour autant a s'introduire dans celle des autres, et qui, au fur et a mesure que son obsession pour cette fameuse conversation grandit, est gagné par une paranoïa quasi-kafkaïene. Et au fond c'est cela le sujet de ce film un homme qui, a l'heure des mises sur écoutes et de la video-surveillance qui menacent d'envahir notre intimité, est gagné par la paranoïa une scéne notamment est particulièrement explicite sur ce thème: Gene Hackman utilise justement un système de video-surveillance pour surveiller un des personnages, mais il n'a pas remarquer qu'une caméra a côté de lui est aussi en train de le filmer, et quand il change de caméra pour continuer sa "filature" il voit tout d'un coup apparaitre son visage sur l'écran, et il ne faut pas oublié la scéne de fin absolument glaçante qui achève cette réflexion sur l'isolement et l'intime
Un excellent Coppola donc, qui mériterais amplement d'être redécouvert et réévaluer a sa juste valeur comme un très grand film.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2009
Délire progressif jusqu’à devenir galopant d’un homme qui, à force d’écouter les autres, finit par se persuader qu’il est l’organisateur du monde et qu’il est écouté à son tour. Le film est une parabole sur la folie et une réflexion sans concession sur la paranoïa exacerbée par les moyens « modernes » (on sourit devant les vieux magnétophones à bande, alors le top de la technique). Le propos est servi par la mise en scène toute de maîtrise de Coppola et le charisme de Gene Hackman qui trouve là peut-être son plus beau rôle au cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mars 2016
Ce Conversation Secrète, palme d'or à Cannes, assume pleinement l'influence de Blow Up. Autant le dire tout de suite donc : il faut clairement adhérer au rythme lent de l'oeuvre, qui peut donner l'impression de ne pas avancer. Ça a heureusement été mon cas. Copolla étudie ici avec précision son personnage principal, Harry Caul (superbement interprété par un Gene Hackman tout en retenue), personnage tourmenté par ses vieux démons, paranoïaque et associable. Il y greffe également toute son intrigue, tournant autour de la conversation enregistrée par Caul, au départ banale, mais qui va prendre au fur et à mesure de l'histoire une profondeur nouvelle, un nouveau sens, jusqu'à un dernier quart d'heure magistral de tension, et un twist final efficace. La mise en scène de Copolla est ici très calme et posée, mais surtout, l'oeuvre impressionne par le travail sur le son : celui-ci donne vraiment une impression de réel, de confus, déstabilise mais immerge. Puis il y a bien sûr cette magnifique BO jazzy qui rend certains passages très beaux.
Ce n'est sans doute pas le film le plus abouti de Copolla, on n'atteint pas le sommet des 2 premiers Parrain ou d'Apocalypse Now, du fait d'un rythme inégal, mais c'est une œuvre originale et paranoïaque, qui mérite qu'on s'y intéresse.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2014
Palme d'or au festival de Cannes 1974, "Conversation Secrète" s’avère particulièrement brillant. Emmené par un Gene Hackman impressionnant de sobriété, qui joue un expert en surveillance. Il va personnellement s'investir d'une enquête lorsqu'une conversation secrète piquera sa curiosité. Sentant une tragédie imminente, il va tenter de résoudre le mystère caché dans ses bandes magnétiques. Le scénario est brillant, notamment une fin qui s'avèrera géniale. C'est une vision de la morale vacillante de l'Amérique que nous livre Coppola, et c'est même une œuvre visionnaire, le film étant sorti peu avant le scandale du Watergate. Entre rêve et réalité, trahison et amitié et au final aussi triste que cynique, c'est aussi une étude de la paranoïa humaine et une réflexion sur la vie privé, il est dans la ligné de Blow-Up de Antonioni (bien que relativement différent). La mise en scène de Coppola est plutôt sobre et il a le sens du détail. Néanmoins, on pourra reprocher à "Conversation Secrète" un léger manque de rythme, parfois un peu trop lent. En plus de Hackman, on peut découvrir un jeune Harrison Ford. La musique de fond contribue à l'atmosphère paranoïaque et angoissante du film. C'est un bon film que nous livre Coppola, intelligent, angoissant et même effrayant par son réalisme.
Wobot
Wobot

21 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2013
Alors que le film patine les 40 premières minutes,il réussit à se resserrer et on arrive enfin à se mettre dans le bain de l'intrigue et à rentrer dans la tête du personnage principal(on ressent sa paranoïa,sa solitude,ses doutes,son ambiguité etc...).Très beau portrait d'un homme tourmenté(travaillé magistralement par un Gene Hackman tout en retenue) et une mise en scène retranscrivant parfaitement les méandres du personnage et la froideur de l'univers,"Conversation secrète" aurait pu être un chef d'oeuvre si il ne serait pas handicapé par une première partie qui se traine...
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 décembre 2008
Conversation secrète est tout à fait ancré dans l'ambiance paranoïaque des années 70, m'attendant à un film passionnant c'est tout le contraire que m'a procuré ce film malgré son sujet intéressant car il est rapidement ennuyeux, creux et vide. Un rythme très lent avec beaucoup de longueurs. Décevant.
WardStradlater
WardStradlater

70 abonnés 469 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 mai 2014
Avec la révélation, ces dernières années, des écoutes téléphoniques - secret de polichinelle gigantesque - mais aussi des dérives sécuritaires de surveillance globale, "The Conversation" s'avère n'être qu'un banal folklorisation du phénomène. Le film sort tout juste l'année de démission de Nixon, suite à l'affaire du Watergate. Nous avons affaire là à une société qui découvre avec effroi les dérives, jusqu'au niveau de l’exécutif, mafieuses d'une caste politique qui méprise ses propres lois. Coppola arrive donc en scène, en proposant une version plus romantique et passionnelle de ces événements. On met en scène une société où tout le monde peut écouter tout le monde, paranoïa à l'appui. Ceci étant, l'ensemble reste lent, répétitif, et sans grand intérêt, même si, de temps en temps, un évènement fait avancer l'intrigue. La conclusion du film peut laisser perplexe: en transposant le débat de la réflexion vers la passion, Coppola propose, en dernière analyse, la justification grotesque de la mise sous écoute. Le hollywoodisme dans toute sa splendeur.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 décembre 2012
Malgré un très bon Hackman, un scénario intéressant et une ambiance très "spéciale", le film a de nombreuses lenteurs...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 15 janvier 2008
Une ambiance inédite et une tension qui, à quelques moments, est incroyable. Mais le tout est noyé dans l'incompréhension générale de ce qu'il se passe (merci aux 10 dernières minutes) et l'ennui que distille ce film.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2020
Un film qui malgré quelques facilités et des seconds rôles parfois bâclés réussit à nous faire pénétrer dans l'esprit torturé puis paranoïaque (suite aux questions innocentes d'une prostituée) d'un homme méfiant et méthodique grâce à une tension finement distillée et l'interprétation intense de Gene Hackman.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 décembre 2013
C’est dans sa mise en scène que Francis Ford Coppola fait de Conversation secrète une œuvre étonnante et symptomatique du Nouvel Hollywood puisqu’il prouve qu’il sait jouer aussi bien avec les codes du thriller paranoïaque qu’avec ceux de drames intimistes pour rendre le résultat aussi angoissant que captivant. Le pitch de départ avec le professionnel des écoutes qu’une découverte liée à son travail va pousser à l’obsession et à un état de panique palpitant, peut sembler être une version sonore de ce que fut Blow-up, mais il s’agit surtout d’une plongée au cœur d’un sujet à l’époque terriblement contemporain, celui de l’espionnage industriel. Inutile donc de préciser l’importance majeure, pour ne pas dire la place centrale, qu’occupe le travail des ingénieurs et des mixeurs son dans cette intrigue qui relève au final davantage du thriller psychologique que du film policier, le tout sur fond d’une musique jazz qui, encore une fois, imprègne l’ambiance d’une modernité et d’une vivacité non-négligeables à la vue de la froideur de la photographie.
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2015
En 1974 entre deux parrains, Francis Ford Coppola signe une œuvre magistrale sur la paranoïa d'un homme dont la spécialité professionnelle se retourne contre lui. La magnificence de l'arroseur arrosé. Déjà on sent d'emblée la puissance de main d'un grand maitre du cinéma avec des plans ajustés et filmés avec soin, comprenant un sens du détail méticuleux et passionné. Surtout ne pas sous-estimer le jeu d'acteur de monsieur Hackman à qui on doit beaucoup du rendu assez classe de Conversation Secrète. Certes le film a bien vieillit, et utilise un thème assez prolifique au cinéma, mais il est impose quand même. Coppola dans sa meilleure période, avec ça on prend les Parrains, Apocalypse Now et ça y est on peut partir sur une île déserte. Il a une certaine révolution pour l'époque avec un mélange des genres (drame, thriller psychologique et policier) pas forcément standard dans les années 70. Bref en gros cela peut difficilement décevoir un amoureux du 7ème art. Aujourd'hui tout va très vite, les gens sont stressés pour un rien, alors misez sur un Conversation Secrète qui prend son temps et distille avec des longueurs utiles une ambiance que l'on ne retrouve plus. En plus la présence de Robert Duvall, second rôle chouchou de Coppola ainsi que les débuts d'un certain Harrison Ford sont appréciables. Doucement mais sûrement, une des "conversations" les plus entêtante du cinéma.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 juillet 2021
Palme d'or, chef d'œuvre, meilleur montage ? Pas pour moi. Si Coppola reussit l'ambiance paranoïaque et les cadrages étouffants, son film est trop lent et trop long.
Hackman est parfait, certes, mais quel ennui! D'autre part, le film est trop daté dans son sujet ( les écoutes) et a mal vieilli. Très surfait.
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