Conversation secrète
Note moyenne
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154 critiques spectateurs

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Yves G.

1 859 abonnés 4 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2021
Harry Caul (Gene Hackman) est un professionnel de la surveillance. Grâce aux technologies de pointe qu'il utilise, il est capable, avec les collaborateurs qu'il s'est adjoint, d'enregistrer n'importe quelle conversation.
Un mystérieux donneur d'ordre lui a demandé d'espionner un couple adultère. La filature est un défi, en plein midi, sur une place bondée du centre de San Francisco, au milieu de toutes les discussions. Mais Caul et ses hommes parviennent à collecter un enregistrement qui laisse penser que le couple court un danger mortel. Échaudé par un précédent malheureux où ses bandes avaient causé la mort d'une famille, Caul va tout mettre en œuvre pour lui venir en aide.

Francis Ford Coppola est un réalisateur d'anthologie, l'auteur multiprimé de la trilogie des "Parrains" et d'"Apocalypse Now". "Conversation secrète", tourné entre les deux premiers "Parrains", n'est pas son film le plus connu. Il a pourtant obtenu la Palme d'or à Cannes en 1974.

On rapproche souvent "Conservation secrète" de "Blow Up". le film d'Antonioni, sorti huit ans plus tôt, traite en effet d'un sujet similaire : un photographe prend un cliché dans un parc qui pourrait apporter la preuve du meurtre qui vient d'y être commis. En 1981, sur un thème toujours aussi proche, Brian De Palma tournera "Blow Out" avec John Travolta et Nancy Allen : un ingénier du son, témoin d'un accident de la circulation, cherche à prouver qu'il s'agit d'un crime au moyen de l'enregistrement qu'il en a fait. Les trois films ont en commun d'interroger les techniques modernes d'enregistrement et la fiabilité qu'on peut leur prêter. Le film d'Antonioni en particulier se termine par une scène d'anthologie en forme de pied de nez.

"Conversation secrète" a deux dimensions supplémentaires. Ce n'est pas seulement un film sur les technologies modernes. C'est aussi un film politique sur l'usage qu'on en fait dont la sortie au même moment que le Watergate, cette sombre affaire d'espionnage qui allait entraîner la chute de Nixon, allait lui valoir un retentissement que même Coppola n'imaginait pas. Mais c'est aussi un film psychologique sur son héros interprété par Gene Hackman qui était à l'époque encore un quasi-inconnu - tout comme Harrison Ford qu'on croise dans les couloirs des bureaux où Caul est censé remettre le fruit de ses investigations.

Caul ressemble à ces personnages des romans de Graham Greene, tiraillé entre une foi exigeante (Caul est catholique pratiquant) et de sombres menées. Maladivement solitaire, Caul se méfie de tout et de tous. La longue scène où on voit une demi-mondaine tenter vainement de le séduire et de le détourner du décryptage d'une bande sonore qui l'obsède est fascinante. Cette névrose paranoïaque aurait été filmée aujourd'hui avec plus de nervosité. Conversation secrète dure peut-être une vingtaine de minutes de trop. Mais il n'en demeure pas moins une œuvre à (re)découvrir dans une filmographie flamboyante.
EaalXamar
EaalXamar

5 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2020
Un spécialiste de l'espionnage est engagé pour enregistrer la conversation apparemment banale entre deux individus dans un parc. Cependant, l'attitude de l'adjoint du commanditaire fait naître en lui des doutes sur l'objectif de ces écoutes. S'agit-il simplement d'une affaire de mœurs ou l'affaire est-elle plus grave ? Pour cet homme qui tente de concilier son activité avec ses principes moraux, un dilemme débute, qui pourrait faire de lui une cible...
Tout comme Blow Out de De Palma, ce film explore le thème cher aux Américains de l'espionnage, des écoutes, des affaires crapuleuses commanditées par des hautes instances... Le film, relativement court, parvient à faire monter la pression et à nous faire ressentir de l'attachement pour son personnage principal, austère et peu souriant mais inquiet des répercussions de son travail. à noter un rôle de jeune loup menaçant pour Harrison Ford.
Eselce

1 626 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 octobre 2020
Je n'ai pas du tout aimé. 2 heures de vide pour arriver à un résultat médiocre et bâclé à mon goût. Perso, je me suis ennuyé du début à la fin malgré le jeune casting d'acteurs connus. C'est long, c'est chiant, c'est inintéressant.
Jacbar
Jacbar

8 abonnés 146 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2020
Un film tenu par la magistrale interprétation de Gene Hackman du personnage parano et heureusement car sans lui que resterait-il ? Ben pas grand chose car il est là tout le temps.
Il faut remettre le film dans son contexte, de l'époque et des affaires politiques, pour comprendre sa palme.
Mais le scénario est quand même bien mince, il y a beaucoup de longueurs que l'on supporte par l'intrigue bien cachée.
Le plaisir de voir le jeune Harisson Ford et une petite scène qui a sûrement inspiré Tarentino pour le final de Kill Bill.
JacksVDL
JacksVDL

17 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 avril 2020
1/ Pour l'agilité avec laquelle Coppola joue avec le mode de narration. Les retours au gré des rembobinement des bandes d'écoute ne viennent jamais perdre le spectateur ;
2/ Pour la volonté de presenter une histoire d'espionnage sous un angle totalement original ;
3/ Pour la qualité du portrait du personnage principal ;
4 /Pour la bande originale ;
5/ Pour John Cazale, et le tour jeune Harrison Ford.
Hotinhere

799 abonnés 5 513 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mars 2020
Thriller paranoïaque mystérieux et angoissant avec des scènes folles mais aussi quelques longueurs, doté d'une mise en scène sublime, avec un Gene Hackman monumental. Palme d'or pour Coppola.
Charlotte28
Charlotte28

207 abonnés 2 916 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2020
Un film qui malgré quelques facilités et des seconds rôles parfois bâclés réussit à nous faire pénétrer dans l'esprit torturé puis paranoïaque (suite aux questions innocentes d'une prostituée) d'un homme méfiant et méthodique grâce à une tension finement distillée et l'interprétation intense de Gene Hackman.
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 903 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2019
Bon film mais sans plus malgré une belle copie rénovée et un son irréprochable.
Très belle prestation de Hackman, un homme muré dans sa paranoïa, perfectionniste sans âme, qui traite sa petite amie mécaniquement, tout comme son boulot d'enquêteur privé. Coppola filme le déraillement, l'apparition soudaine d'un sentiment de culpabilité personnelle, le retournement du chasseur devenu chassé. Cependant le temps et les avancées technologiques depuis les années 70 ont entamé la force de cette confrontation intime chez l'homme robot qui découvre l'impact de ses écoutes. La lenteur assumée de la mise en scène devient aujourd'hui des longueurs un peu pesantes.
Je reste sur ma faim malgré cette nouvelle tentative de revoir cette palme d'or. Ce sera la dernière. Festival Lumière-vo3-octobre 19
.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 16 octobre 2019
Quand j'ai vu les excellentes notes reçues pas ce film par les médias, je me suis évidemment précipité pour le regarder. Malheureusement, quelle déception. Un film sans rythme, filmé n'importe comment (c'est Coppola donc il a le droit) avec un scénario plutôt mince. Je veux bien qu'on créé une ambiance pesante, des silences qui en disent long et des scènes qui n'en finissent pas mais à part endormir le spectateur, je ne vois rien d'utile là-dedans, au moins dans ce film. Sans Gene Hackman en acteur principal et Coppola à la réalisation, je n'aurais même pas fait l'effort de rester jusqu'au bout.
Philippe C
Philippe C

127 abonnés 1 191 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2019
Un film intimiste, qui nous amène à voir le monde avec les yeux de Harry Caul, espion-plombier free lance, spécialisé dans l'écoute à l'aide moyens de haute technologie. De tempéramment, il est solitaire, asocial, méfiant, et deviendra peu à peu paranoïaque après être allé au delà de la mission d'enregsitrement ddes conversations d'un couple illégitime pour le compte d'un magnat. En filtrant, écoutant et écoutant encore ce qu'il à enregistré, il pressent un crime qui pourrait, à l'instar de l'exécution d'une famille suite à une écoute précédente dans un autre lieu, engager sa responsabilité. Partagé entre son devoir de discrétion, ses remords, et sa morale de catholique fervent, il hésite et cherche à éviter le drame. Las, celui-ci se produira quand même, mais pas comme il l'avait envisagé ou plutôt inféré...Se sentant lui même l'objet de surveillance et en danger, il va sombrer dans la paranoïa la plus totale en démontant l'appartement dans lequel il vit, à la recherche de micros.
La msie en scène est précise, le ton sombre et sobre, le rythme lent comme est lente la chute de Harry dans la folie et la misanthropie. Jolie bande son jazzy alimentée de temps à autre par les morceaux de saxophone du héros ou plutôt de l'anti-héros lui même.
On notera que ce film est contemporain des affaires Wattergate et de l'émergence de la technologie dans la surveillance des autres (voir les jolies scènes sur la convention des spécialistes de l'écoute). Certains ont vu dans ce film un écho à Blow-Up d'Antonioni. Personnellement j'ai plutôt vu un clin d'oeil à Hitchcock ( Scène de la douche et Psychose, ou l'ambiance de l'Homem qui en savait trop)
Beaucoup de choses échappent manifestement à une première projection de cette pépéite qui a obtenu la palme à Cannes en 1974, mais a été occultée par les productiosn plus grandioses dans leur mise en scène que sont le Parrain et Appocalypse Now de ce même Francis Ford Coppola
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 670 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 juin 2019
Entre film d'espionnage et portrait psychologique d'un homme seul, 'Conversation secrète' surprend constamment par son inventivité formelle et l'intelligence de son propos, qui dépasse largement le sujet initial pour évoquer autant la solitude moderne que la nature même du cinéma. Pourtant, théorique sans être austère, ce film de Coppola est aussi un extraordinaire divertissement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juin 2019
Ecrit sous l’influence déterminante de Blow up d’Antonioni, le film de Coppola s’articule cependant autour d’un protagoniste fort différent : Harry est un être solitaire – pour ne pas dire asocial – et inquiet : c’est un écouteur compulsif qui est lui-même taraudé par l’angoisse d’être écouté. Son catholicisme n’est évidemment pas étranger à cette phobie (« l’œil de Dieu » à qui n’échappe aucune pensée secrète ou honteuse), mais aussi à ce sentiment de culpabilité qui va peu à peu le ronger. Dans sa mise en scène, Coppola adopte entièrement le point de vue de son héros (à part dans la séquence d’ouverture, où semble s’illustrer cette idée de « L’œil de Dieu » - ou du spectateur), ce qui confère au film son style si particulier et sa grande originalité : le cinéaste retranscris visuellement le « flux de conscience » d’Harry.
Revoir aujourd'hui Conversation secrète, qui fut la première Palme d'or de Coppola, c'est mesurer tout ce que le cinéma américain a perdu depuis vingt-cinq ans. D'abord, un certain grain de lumière, une matière quasi tactile de l'image. Ensuite, une façon de ne pas craindre les durées et les silences, de laisser du temps au non-événementiel pour mieux pénétrer l'intériorité des personnages. Enfin, l'ambition de construire des œuvres denses, en phase avec la réalité contemporaine dans ses dimensions politique, existentielle, métaphysique.Tourné à l'époque du Watergate, Conversation secrète est bien sûr un thriller sur la surveillance, la paranoïa et le pouvoir, plus que jamais d'actualité vu le développement exponentiel des technologies. C'est aussi un film sur la glaciation des rapports humains et la solitude urbaine. Coppola est ici à cheval sur deux idées du cinéma se nourrissant mutuellement : il ordonne un polar politique "à l'américaine" avec atmosphère tendue, suspens et violence, mais en retenant tous les acquis de la modernité européenne. En somme, Conversation secrète évoque autant Pollack qu'Antonioni, sonne autant le plein que le vide. A la fin, Harry Caul démolit méthodiquement son appartement, comme si l'exécutant falot devenait artiste contemporain : la scène fonctionne aussi bien sur le plan immédiat (recherche d'un hypothétique micro dissimulé) que d'un point de vue allégorique (la révolte et la destruction comme seules issues au statu quo esthétique ou politique). Cette alliance constante du fait et de l'idée, du concret et de l'abstrait fait tout le prix de ce très grand film.
 Kurosawa

676 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2019
"The conversation" s'ouvre sur un plan en plongée et une place sur laquelle se baladent quelques personnes; une telle ouverture nous pousse à nous demander : qui regarde ? quel est cet œil omniscient ? Or, la question qu'il importe de se poser serait plutôt : qui écoute ? Ce que l'on voit importe moins que ce qui se dit, et le contenu de cette conversation saisie par bribes est déjà analysée par quelques spécialistes de la filature, dont le mystérieux Harry Caul. Voyeur malgré lui, serait-on tenté de dire – puisque son métier l'y oblige –, Caul est un homme paranoïaque, rattrapé par sa conscience (il se croit en partie responsable de meurtres des affaires qu'il étudie) et ne supporte pas qu'on l'interroge, même sur de dérisoires détails. Parce qu'il sait trop bien que le détail peut être un point de bascule décisif, il ne laisse rien transparaître : opaque de bout en bout, il s'enferme dans sa solitude et des visions cauchemardesques, potentiellement prémonitoires. Déroutant parce qu'épousant sans relâche le point de vue de son personnage, "The conversation" avance sur un faux rythme parce que la pensée de Caul ne progresse jamais – esprit complexe qui bute sur l'invisible alors que l'évidence est sous ses yeux –, s’enfonçant dans la folie, manipulé par une organisation qui l'a sans aucun doute mieux cerné que le spectateur. Enfin, si le film prend parfois trop des allures de brillant exercice de style, le geste de mise en scène accompli par Coppola reste impressionnant, inspiré par le meilleur du cinéma d'Antonioni.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 097 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2018
Palme d'or à Cannes pour ce film d'espionnage en pleine période du cinéma parano américain des 70's (une de mes périodes de cinéma favorite!). Celui-là prend son temps, tout est dans les nuances, Gene Hackman est formidable en personnage secret et torturé. La mise en scène de Coppola est précise. Et le travail sur le son est évidemment brillant mais le film aurait à mon goût mérité quelques coupures et plus de rythme. Reste la fin qui dynamise et dramatise tout le film.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 février 2018
Un espion qui suit un couple et enregistre la moindre conversation de leur part et s'aperçoit au fil de son enquête que ce couple est en danger. Un scénario et une histoire certes passionnante mais ce film de Coppola des années 70 m'a pas particulièrement captivé, j'ai trouvé beaucoup trop de passages redondant et long, de plus le dénouement final n'est pas à la hauteur et bien trop ficelé rapidement.
Francis Ford Coppola est habitué à nous montré des œuvres bien meilleurs et nous l'a prouvé dans Le Parrain, Apocalypse Now ou Outsiders, une déception pour celui-ci car je m'attendais à un bon thriller percutant comme tant d'autre de cette décennie
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