4125 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
154 critiques spectateurs
5
20 critiques
4
47 critiques
3
48 critiques
2
23 critiques
1
11 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Scorcm83
122 abonnés
508 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 12 décembre 2017
S'il y a une chose à retenir de ce Conversation Secrète, c'est bien Gene Hackman. Rare sont les personnages aussi charismatiques et intriguants. De toute façon, venant de Coppola, cinéaste ayant porté à l'écran des mythes tels que le capitaine Willard, le lieutenant Kilgore, le colonel Kurtz, Vito Corleone, Michael Corleone, Dracula, j'en passe et des meilleures, cela ne me surprend guère.
Coppola est un cinéaste du visuel, du sonore, et des personnages forts. Et ce film a beaucoup d'atouts pour figurer dans le haut du panier de sa filmographie. L'ambiance y est géniale, nous plongeant dans la vie intimiste et discrète d'un expert en filature, le film respire le réalisme par tous les pores. Rien ne paraît forcé, écrit et planifié, le film se suit tel un cours d'eau et, malgré quelques étonnantes baisses de rythme, force le respect dans le jusqu'au boutisme et la précision de sa réalisation.
Je n'ai pas été aussi captivé et impressionné que pour un Parrain ou un Apocalypse Now mais j'ai tout de même apprécié le film. Il s'agit avant tout, comme dit plus haut, d'un film de personnage et l'intrigue se veut souvent ralentie pour justement donner la part belle à l'exploration psychologique d'Harry Caul.
Malgré un rythme un peu lourdeau, Conversation Secrète reste un film extrêmement intéressant en terme de mise en scène, de réalisation et de jeu d'acteur. L'intrigue est quelque peu entachée par des petites baisses de rythme mais rien de catastrophique. Cela n'empêche pas de passer un très bon moment de cinéma.
Le thème du voyeurisme parce qu'il touche chacun d'entre nous à divers degrés sans que l'on veuille se l'avouer a souvent inspiré les plus grands réalisateurs et donné des films qui ont marqué les esprits. On pense bien sûr immédiatement à "Fenêtre sur cour", le brillant exercice de style d'Alfred Hitchcock (1954), au "Voyeur", le film dérangeant de Michael Powell (1960) ou encore au révolutionnaire "Blow up" de Michelangelo Antonioni (1967). De bien des manières, le thème continuera tout au long des décennies suivantes d'imprégner la pellicule via des réalisateurs de tous calibres. Brian De Palma un des plus fascinés par le phénomène y consacrera deux films référentiels avec "Blow out" en 1981 et "Body Double" en 1984, sortes de synthèses entre "Fenêtre sur cour", ""Blow-up" et "Vertigo". Coppola toujours intrigué par les nouvelles technologies écrit le scénario de "Conversation secrète" en 1967 après s'être longuement documenté sur le sujet des écoutes longues distances auprès de Hap Lipset (qui analysera les bandes du Watergate) qui lui a été présenté par le réalisateur Irvin Kershner. Il saisit l'opportunité du laps de temps entre les deux épisodes du "Parrain" pour réaliser le film. C'est en réalité le portrait d'un homme écartelé par ses préjugés moraux que le jeune réalisateur nous propose derrière un suspense mené de main de maitre malgré quelques incohérences narratives. Harry Caul (Gene Hackman) est "un plombier" ou en termes plus explicites, un expert reconnu dans le domaine des écoutes. Il loue ses services à tous particuliers ou entreprises qui ont de bonnes raisons d'interroger la vie d'autrui mais aussi les moyens de se les payer. Devant exploiter les écoutes et les photos qu'il recueille, la condition première du bon exercice de sa pratique est de ne jamais s'impliquer dans les motivations de ses clients. spoiler: Mais quelques années auparavant à New York, une des interventions de Caul pour un syndicat puissant a provoqué la mort par assassinat de trois personnes . Depuis le doute et le remords assaillent Harry Caul qui progressivement s'est installé dans une forme de paranoïa qui lui embrouille l'esprit, le conduisant à des précautions inutiles qui lui masquent parfois les évidences qui sont sous son nez. Sa vie personnelle rebâtie sur la côte Ouest est essentiellement recluse. Coppola qui a rédigé le scénario, navigue de manière très fluide entre le portrait psychologique et l'intrigue qui découle en partie de celui-ci. Il nous montre à travers sa petite amie (Terri Garr) et son jeune employé (John Cazale) comment la paranoïa qui envahit Caul, l'isole inéluctablement, le rendant à son insu de plus en plus vulnérable. Le remords qui le taraude, s'exprimera par la pratique religieuse régulière comme souvent chez les héros de Coppola. Très habilement, est introduit dans le récit un congrès annuel des "plombiers " pour montrer en creux comment tout en restant un professionnel d'élite admiré, Caul est devenu une sorte de paria au sein de sa profession. C'est le statut des cadors à qui est arrivé un gros pépin qui les transforme en porte poisse. Immanquablement, cette tâche indélébile leur revient en pleine face. Pour Harry Caul c'est lors de la soirée arrosée de clôture du congrès que ses collègues après lui avoir tressé des louanges, lui rappellent l'incident sur le ton de la moquerie hypocrite. Dès lors on comprend mieux la suite et la conclusion pitoyable de l'intrigue pour Caul. Il en va ainsi de tous les métiers et principalement de ceux à hauts risques. Un chirurgien peut-il encore opérer avec la même dextérité après qu'il a provoqué par sa faute la mort d'un patient ? Caul a cru qu'en traversant le continent il pourrait résoudre son problème de conscience. Pour quelles raisons, bonnes ou mauvaises, a-t-il continué ? L'appât du gain ? La passion inextinguible de résoudre les problèmes techniques soulevés par son métier ? Une propension maladive à compenser son mal-être relationnel par le truchement du voyeurisme ? Ce sont toutes ces questions que le film de Coppola nous pose en empruntant brillamment la voie du film de genre. Gene Hackman qui est alors au sommet de sa gloire, ayant remporté un Oscar pour "French Connection" (William Friedkin en 1971) et une Palme d'or à Cannes pour "L'épouvantail" (Jerry Schatzberg en 1973), est tout simplement magistral dans ce rôle d'introverti qui selon Coppola le mit profondément mal à l'aise car lui renvoyant de lui-même une image incommodante. Bien lui en a pris, car en 1974, Gene Hackman verra à nouveau un des ses films récolter la Palme d'or à Cannes. La partition minimaliste de David Shire, à l'époque marié avec Talia, la sœur de Coppola, rend à merveille grâce à son thème lancinant au piano, l'atmosphère inquiétante qui résulte tout à la fois du complot qui se joue sous nos yeux et des états d'âmes d'Harry Caul. Très fier de ce film depuis devenu culte, Coppola indique souvent que c'est vers ce type de productions écrites par lui-même et réalisées avec peu de moyens qu'il aurait souhaité orienter toute sa carrière. On le croit volontiers, mais dans tel cas, il nous aurait tout de même manqué la trilogie du Parrain et l'indépassable "Apocalypse Now" (1979) ! C'eût été quand même fort dommage !
Un excellent thriller au rythme assez lent mais qui installe une atmosphère paranoïaque vraiment prenante. Un long-métrage qui fait énormément penser à des films noirs comme "Les trois jours du condor" ou à un degré moindre "Serpico" ou "The game". Le personnage campé par Gene Hackman est très intéressant, profond et complexe et il m'a beaucoup rappelé celui qu'il incarne dans "Ennemi d'état" de Tony Scott. Une belle réussite de la part de Francis Ford Coppola dans un registre plus sobre que sa trilogie du "Parrain" ou "Apocalypse now" mais quelle virtuosité de mise en scène.
Je suis assez mitigé après le visionnage de ce film, je pensais voir un chef d'oeuvre mais j'ai vu un film plat et sans intérêt. Le film est long, lent, le scénario faible, ça ne nous captive pas et les promesses du film qui sont paranoïa, angoisse, thriller ne se réalisent que les 5 dernières minutes a la fin du film. Mais le film se sauve par la prestation de Gene Hackman qui est génial dans ce rôle de plombier, ainsi par l'idée du film toutefois intéressante et par les promesses du film toutefois convaincante et tenues même si cela n'arrive trop tard. En occlusion, si vous souhaitez visionner ce film, lisez le synopsis et arrivez pour la dernière heure du film : vous n'aurez rien raté.
Je suis assez mitigé après le visionnage du film : je pensais voir un chef d'œuvre mais je n'y ai vu qu'un film plat et sans intérêt. Le film est long, lent, le scénario est faible, ça ne nous captive pas et les promesses du film ( qui sont paranoia, angoisse) ne font effet réellement qu'à la fin du film (les 10 dernières minutes environ). Mais le film se sauve par la prestation de GENE HACKMAN génial dans ce rôle de " plombier " , par l'idée du film toutefois intéressante (un spécialiste de l'espionnage de l'écoute téléphonique entend une phrase qui contiendrait selon lui la preuve d'un complot meurtrier) et par les promesses du film même si cela n'arrive qu'après l'heure du visionnage.
Le film a clairement deux parties distinctes. La première ou on va découvrir petit à petit le personnage de Gene Hackman, qu on peut qualifier de détective privé spécialiste de la surveillance et de la "collecte d information". Cette première partie est franchement austère, manque cruellement de rythme, est trop fixe et j'étais vraiment proche de décrocher complètement avant la seconde partie que j ai trouvé brillante. Paranoïaque, posant des questions encore très actuelles sur les libertés individuelles, sur la culpabilité et une vision à court terme et individuelle des choses sans penser aux conséquences; de ce point de vue le film est remarquable.
Un chef d'œuvre de Francis Ford Coppola. Un très beau film. Gene Hackman incarne un agent des services secrets. Harrison Ford interprète un rôle à contre-emploi. Robert Duvall tient le rôle d'un manipulateur. Le scénario est bien mené. Un pur moment de cinéma.
Aux dires de beaucoup, un chef d'oeuvre. Pour ma part, on en est loin. Il aura fallu attendre les 5 dernières minutes du film pour que je me dise "ah, mais ça y est, je comprends". Enfin, je comprends... un peu mieux. Oui, parce que jusque là, j'ai eu l'envie plus d'une fois de tout stopper tellement je ne comprenais rien à rien : en gros, c'est un homme qui a enregistré une conversation banale entre un homme et une femme, et qui la ré-écoute sans arrêt pendant les 2 heures de film, soit avec son magnétophone, soit dans son imagination, soit il en rêve, bref c'est l'obsession totale. Si ça avait été mieux rythmé, et plus prenant, je pense effectivement qu'on aurait pu voir un chef d'oeuvre. Mais là, il y a tellement de lenteurs, de passages qui ne servent à rien... C'est juste chiant quoi! Et moi, j'en ressors d'autant plus déçu que j'ai vraiment l'impression d'être passé à côté d'un chef d'oeuvre sans l'avoir réellement compris, mais que voulez vous, c'est comme ça.
Le chef-d’œuvre de Coppola, magnifiquement mis en scène et interprété. L'aspect humain prend une place grandissante dans ce qui n'est, au début du récit, qu'un travail de routine, au point de perturber la conscience du personnage principal. C'est un film éblouissant sur la paranoïa au quotidien et sur ses débordements. La fin est particulièrement réussie, démontrant la faiblesse d'un système à priori infaillible.
Ce Conversation Secrète, palme d'or à Cannes, assume pleinement l'influence de Blow Up. Autant le dire tout de suite donc : il faut clairement adhérer au rythme lent de l'oeuvre, qui peut donner l'impression de ne pas avancer. Ça a heureusement été mon cas. Copolla étudie ici avec précision son personnage principal, Harry Caul (superbement interprété par un Gene Hackman tout en retenue), personnage tourmenté par ses vieux démons, paranoïaque et associable. Il y greffe également toute son intrigue, tournant autour de la conversation enregistrée par Caul, au départ banale, mais qui va prendre au fur et à mesure de l'histoire une profondeur nouvelle, un nouveau sens, jusqu'à un dernier quart d'heure magistral de tension, et un twist final efficace. La mise en scène de Copolla est ici très calme et posée, mais surtout, l'oeuvre impressionne par le travail sur le son : celui-ci donne vraiment une impression de réel, de confus, déstabilise mais immerge. Puis il y a bien sûr cette magnifique BO jazzy qui rend certains passages très beaux. Ce n'est sans doute pas le film le plus abouti de Copolla, on n'atteint pas le sommet des 2 premiers Parrain ou d'Apocalypse Now, du fait d'un rythme inégal, mais c'est une œuvre originale et paranoïaque, qui mérite qu'on s'y intéresse.
En 1974 entre deux parrains, Francis Ford Coppola signe une œuvre magistrale sur la paranoïa d'un homme dont la spécialité professionnelle se retourne contre lui. La magnificence de l'arroseur arrosé. Déjà on sent d'emblée la puissance de main d'un grand maitre du cinéma avec des plans ajustés et filmés avec soin, comprenant un sens du détail méticuleux et passionné. Surtout ne pas sous-estimer le jeu d'acteur de monsieur Hackman à qui on doit beaucoup du rendu assez classe de Conversation Secrète. Certes le film a bien vieillit, et utilise un thème assez prolifique au cinéma, mais il est impose quand même. Coppola dans sa meilleure période, avec ça on prend les Parrains, Apocalypse Now et ça y est on peut partir sur une île déserte. Il a une certaine révolution pour l'époque avec un mélange des genres (drame, thriller psychologique et policier) pas forcément standard dans les années 70. Bref en gros cela peut difficilement décevoir un amoureux du 7ème art. Aujourd'hui tout va très vite, les gens sont stressés pour un rien, alors misez sur un Conversation Secrète qui prend son temps et distille avec des longueurs utiles une ambiance que l'on ne retrouve plus. En plus la présence de Robert Duvall, second rôle chouchou de Coppola ainsi que les débuts d'un certain Harrison Ford sont appréciables. Doucement mais sûrement, une des "conversations" les plus entêtante du cinéma.
Un Coppola (je parle du réalisateur, pas de la gosse de riche qui nous ennuie à longueur d’écran!) méconnu -pourtant Palme d’or- un Coppola discret -sorti moins d’un après « le Parrain 2 »- un film pour se reposer ?
Comme pour se délasser du bruit et de la fureur de l’enchaînement des deux « Parrain ».
De fait, la mise en scène est maîtrisée, précise, calme, pour mieux servir l’ambiance et le propos.
Harry Caul (Gene Hackman) est un orfèvre de l’écoute, l’Ecoute avec un grand E. Il est sur une affaire dont les premières banalités à l’écoute le surprennent ; il sent autre chose…
Le tempo assez lent du film permet à l’atmosphère de nous envelopper et de nous tenir, comme tient l’obsession de la perfection du montage des bandes que Harry doit remettre à son client. Mais…
Gene Hackman est formidable de bout en bout -une telle densité dans son jeu- et montre une fois de plus qu’il est l’un des meilleurs comédiens du cinéma américain des années 70 (« French connection » (71) « L’épouvantail » (73) « la fugue » (75)) avant de s’amuser à jouer les ordures dans le cinéma des années 90.
Il est l’incarnation de ce « Conversation secrète » »
Un film très réputé et qui m’a déçu. Où sont passés la flamboyance de la mise en scène de Coppola, le jeu épuré et totalement naturel de Gene Hackman ? Une réalisation poussive, une tête d’affiche cantonnée à un rôle totalement inexpressif, un scénario trop timide, on se demande franchement comment ce film a pu obtenir la palme d’or à Cannes. Certes, quelques scènes sont bien trouvées et le rebondissement final est plutôt bien vu. Mais si vous cherchez un grand film sur les écoutes, regardez la Vie des Autres, pas ce Conversation Secrète bien pâle en comparaison.
Sans être ridicule, voici un film loin d'être passionnant, un comble pour un thriller à caractère politique appuyé. Coppola se montre parfois inspiré, mais sa grande lenteur sur ce film nuit grandement à son intérêt. Le spectateur que je suis a l'impression que l'histoire "centrale" n'est en fait que secondaire et sert de prétexte à une enfilade de scènes où un Gene Hackman tantôt hargneux, tantôt désabusé, paraît plus promener son ennui que véritablement jouer son rôle. Au bout d'une heure, on a le sentiment d'avoir fait du surplace. Bien du mal à comprendre les prix obtenus par ce film, si ce n'est sous l'angle d'une tendance moraliste très en vogue à l'époque, déjà...
Palme d'or 74, dans le contexte politique tendu post scandale du Watergate. Thriller ayant pour histoire de fond le monde de l'écoute téléphonique, le scénario est remarquable, avec un twist final qui vient couronner ces longues de suspense. La musique est travaillée, ces notes de pianos ainsi que les instants ou Gene Hackman joue du cuivre rythment l'ensemble avec harmonie. Coppola signe ici un autre bon film, même si dans la forme il a pu prendre quelques rides.