387 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
61 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
10 critiques
3
22 critiques
2
14 critiques
1
8 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Raw Moon Show
153 abonnés
853 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 23 avril 2014
Faster Pussycat Culte ! Culte ! Les odeurs et les images de ma jeunesse sont là... Russ Meyer a de nombreux défauts certes mais il a une qualité : son cinéma qui ne ressemble à nulle autre se reconnaît entre mille. Libido échevelée, imagination débridée et toute entièrement tournée vers la sexualisation du moindre enjeu dramatique. Meyer a fait une partie de mon éducation cinématographique et sexuelle. Ultravixens est un sommet hors catégorie du délire sensuel made in Meyer. Mais Faster Pussicat Kill ! Kill ! est la première pierre de l'édifice, la définition même d'un film culte, Pour les amoureux de Tarantino, Boulevard de la Mort emprunte notamment beaucoup à ce film. Ce n'est d'ailleurs que justice !
Sans doute le film le plus célèbre de Russ Meyer, vanté par un cercle très précis de cinéastes américains menés par John Waters et Quentin Tarantino. Dès sa sortie en 1965, "Faster, Pussycat ! Kill ! Kill !" fut frappé d'une interdiction aux moins de 18 ans au Royaume-Uni. Il faut dire que son prologue dissertant sur la violence constitue déjà les prémices d'un propos contestataire et provocateur. Dans l'intrigue, on retrouve ce qui fera l'essence du cinéaste, à savoir trois jeunes femmes, aussi pulpeuses que dangereuses lancés dans une folle escapade à travers la campagne américaine. Tourné avec peu de moyens et un scénario tenant facilement sur cinq pages, le film n'en est pas moins une série B réussie. Sans doute pas le chef-d'oeuvre sans défaut car on peut aussi s'ennuyer et trouver cela un brin racoleur. Mais l'escapade reste plaisante, avec une bande-originale qui déménage !
"Faster, Pussycat ! Kill ! Kill !" est un film d'exploitation sans réel scénario. On y suit une bande de personnages dégénérés s'affrontant dans le désert californien, avec une violence et une sexualité assez osées pour l'époque (on est à mi-chemin entre l'action et l'érotisme). Si cet aspect outrancier a aujourd'hui perdu de son effet, l'ensemble n'est pas dénué d'intérêt. En effet, les décors désertiques et la photographie efficace (avec quelques plans très bien cadrés) confèrent au film une ambiance assez unique. Sans oublier le trio principal, composée de femmes vénéneuses et dangereuses, aux formes généreuses soulignées en permanence (une constante chez Russ Meyer). Malgré le fait qu'elles ne sont à la base pas des actrices, elles campent des personnages relativement charismatiques. Ainsi, "Faster, Pussycat ! Kill ! Kill !", sans être un film exceptionnel, ou aussi fun que les délires érotiques de Meyer de la fin des 70's, a tout de même marqué la pop culture, et est à voir par curiosité.
Tout est dans le titre. On sent chez Russ Meyer une volonté de montrer tout ce qui fait sensation dans le cinéma : des nibards, des bagnolles et des meurtres. C'est avec ce savant mélange qu'il avait réalisé un an plus tôt Motor Psycho. Si le film semble assez léger d'un point de vue technique et scénaristique, on sent l'influence qu'il a eu sur ses pairs. Russ Meyer utilise la musique extradiégétique d'une manière très particulière que l'on retrouve chez Tarantino. Elle produit une atmosphère reconnaissable et distance l'action : le meurtre est par exemple atténué par une musique jazzy. Ce film aurait pu inspiré également d'autres films des années 70, comme Grease (Olivia Newton-John est habillé comme les protagonistes) et American Graffiti (les courses de voitures), notamment. Ce qui séduit chez Russ Meyer, c'est la synthèse qu'il arrive à faire des différents courant du cinéma de série B, tout en réalisant un film somme toute très correct au regard du budget investi. Classique éternel, Faster Pussycat Kill Kil est enfin à voir absolument pour les fans de bis.
Ce film ne peut laisser indifférent, surtout les cinéphiles grâce aux références apporté à d'autres (Massacre à la tronçonneuse 2003, peut être Mad Max mais surtout Blvd de la mort) et sûrement d'autres. Les dialogues sont savoureux avec cette liberté et ce second degré assumé, mélangeant sexe et violence. Pourtant amateur de ce genre de kitsheries surtout en noir et blanc, j'avoue avoir été déçu. On pouvait s'attendre à quelque chose d'encore plus barré ayant été une source d'inspiration pour Tarantino et surtout le film préféré de John Waters, loin d'être un réalisateur tout public. J'ai même pensé qu'on avait pris Divine, en brune et habillé de cuir cette fois. Le personnage n'en est pas moins haut en couleurs, ses copines comme les seconds rôle non plus ! (surtout le grand costaud qui ne parle q'une fois et c'est juste pour redemander du poulet). Le gros point faible du film c'est son scénario quasi inexistant. Je sais pas si c'est comparable mais dans le style virage à 180° du 7ème art, j'ai préféré par exemple un "Sweetback badass song" sortit 5 ans plus tard. En tout cas ce film est assurément culte et n'est à manquer sous aucuns prétextes pour les amateurs du genre.
L'obsession de Meyer pour les fortes poitrines est peut-être le seul élément sympathique de ses films. Le reste est souvent d'une indigence et d'un esprit assez désagréables. Les seins sont aussi gonflés que le scénario est plat, bête et méchant, malgré la volonté affichée ici de s'éloigner du récit typiquement érotique, en lorgnant sur le film d'action ou le film noir. Mais bon, les incohérences, la débilité de certains dialogues, la vulgarité des allusions sexuelles, la hargne des héroïnes plombent tout. Seul l'aspect visuel du film est honorable. Photo, cadrage, montage sont étonnamment soignés. Faster, Pussycat ! Kill ! Kill ! a très clairement inspiré Quentin Tarantino pour Boulevard de la mort.
Trois danseuses de "gogo club" partent dans un road trip violent en plein désert. On se demande où Russ Meyer veut en venir, cela a pas mal vieilli, ça sent bon les années 60, et au final,ce film culte reste un divertissement assez sympa.
Culte ! Excellent ! J'adore ce type de film ! Si vous avez aimé le Boulevard De La Mort de Tarantino alors vous aimerez obligatoirement cette petite perle de Meyer !
Bon j’avais déjà expérimenté les délires à la Russ Meyer avec son Megavixens qui m’aura vraiment laissé de marbre et pas mal ennuyé. J’avais un peu peur de lancer celui-ci même si apparemment c’est un film culte qui a influencé Tarantino. Bon les craintes se sont tout de même levées assez rapidement pendant le visionnage mais je ne reste vraiment pas convaincu et plutôt mitigé. Le film fait pourtant preuve de plusieurs qualités. On a le droit à une mise en scène propre déjà et une photographie agréable mais ce n’est pas non plus l’extase, d’autant plus que les scènes de bagnoles sont un peu moches vu qu’elles sentent le studio à plein nez. Mais on a ce côté un peu fou qui fait tout l’intérêt de ce film bien que je n’y ai pas accroché des masses. On assiste ainsi au départ à une sorte de road-movie où on fait connaissance avec un trio de femmes fortes aux formes très généreuses, aux habits bien moulants et aux décolletés très plongeants qui va tenter de mettre le grappin sur une fortune amassée par un vieux fermier croulant qui vit dans une ferme avec ses deux fils. Un film où des femelles alpha font la loi en quelque sorte. Un point de départ intéressant qui pouvait laisser croire à une deuxième partie de film complètement folle d’autant plus que ce trio de femmes belliqueuses semble se complaire dans la violence qui a l’air d’être leur distraction principale. Mais bon ce n’est pas tellement le cas. On pourra louer tout de même cette intention de Meyer d’inverser les rôles où les hommes sont à la merci de femmes fortes sans pitié. Je ne me suis pas emmerdé mais pour moi ça manque de substance et de saveur. Parfois ça se perd un peu trop dans des dialogues confus et ça ne rend pas forcément service au film. A priori Russ Meyer ce n’est pas trop ma tasse de thé, je poursuivrais peut-être par la suite mais ça ne me plaît pas des masses. Ce Faster pussycat kill, kill apparaît comme étant une série B plutôt convenable néanmoins et un objet de fantasme plutôt original. Je comprends qu’on puisse aimer pour les quelques qualités et le côté fauché et généreux mais ce n’est pas mon cas.
Des nanas légèrement vêtues, des grosses voitures au moteur vombrissant et à la carosserie rutilante, de la violence, de la sensualité, un usage du noir et blanc qui nous plonge plus profondément dans cette ambiance 60's... Il y a de quoi saliver mais ce filet de bave est vite ravalé à la vue de ce scénario sans queue ni tête, de ces dialogues ridicules et des acteurs de pacotille. Cela reste involontairement rigolo et ce long métrage mérite d'être vu ne serait-ce que pour comprendre son impact sur certains réalisateurs actuels (Tarantino le premier).
Une voix-off l'annonce dès les premiers plans : « Bienvenue à la violence. Alors qu'elle se cache sous de nombreuses apparences, sa préférence reste toujours pour le sexe. La violence dévore tout ce qu'elle touche, son appétit vorace est rarement satisfait. Examinons donc cette dangereuse et maligne création. Examinons donc cette nouvelle race, qui habite et se nourrit dans la peau complaisante de la femme. Cette nouvelle race de rapace rode seule ou en bande ». S'ensuit un superbe générique où quelques go-go danseuses sexy exécutent des pirouettes sur une musique endiablée. Le ton est donné. Magnifiquement photographié, Faster pussycat, Kill...Kill ! demeure un véritable bijou de mise en scène, fun, sexy, drôle (on se croit souvent chez Chuck Jones) et passionnant. Outre les carrosseries des bagnoles et des comédiennes, le scénario se révèle bien écrit et construit, la violence étonne même 50 ans après, le désert californien est génialement exploité comme terrain de jeu où les trois nanas, filmées sous tous les angles, imposent sans mal leur personnalité et leur plastique. Moins sexuel que Motor Psycho mais plus âpre et maîtrisé, Faster pussycat, Kill...Kill ! est un film culte, et oserais-je dire, un chef d'oeuvre avant-gardiste du cinéma américain des années 60, encensé entre autre par John Waters et surtout Quentin Tarantino qui s'en est largement inspiré pour son Boulevard de la mort. Russ Meyer s'éclate, nous aussi.
Malgré ses idées cochonnes et son obsession des grosses poitrines, Russ Meyer a sorti quelques films qui valent le coup d'oeil car ses histoires sont loin d'être uniquement du voyeurisme. Derrière ces scènes érotiques, ces personnages ultra caricaturaux, ces dialogues bidons, il y a quelques réflexions vraiment intéressantes sur des thèmes très variés. "Faster, pussy cat! kill! kill!" n'est pas mon préféré mais l'on voit au combien aujourd'hui il a inspiré bon nombre de réalisateurs...
Pour son époque, Faster Pussycat Kill! Kill! a au moins le mérite d'avoir donné un coup de pied dans la fourmilière. En effet, ce film pourrait représenter une libération du cinéma, une évolution vers moins de censure, que ça soit sur le plan de la violence ou sur le plan de l'érotisme. Et c'est probablement grâce au succès de films comme celui-ci que le Code Hays (code de censure du cinéma américain) fut abandonné à la fin des années 60. Toutefois, au-delà de cette valeur historique, F.P.K.K. reste un simple film de série B et ne possède pas le panache des oeuvres de Quentin Tarantino ou de John Waters, artistes fortement influencés par ce film. À regarder en version originale car la version française est vraiment mauvaise.
quelle liberté dans ce film complétement décomplexé qui aborde avec désinvolture le désir et l'accomplissement de celui-ci : je veux, je prends ! c'est encore plus délicieux quand on est en 1965, que c'est une femme "pulpeuse" qui consomme. Même si ce film parait bien soft aujourd'hui, il n'en garde pas moins un charme certain. Cela reste de la série Z, donc il ne faut pas s'attendre non plus à des miracles.