Film de SF des années 80 qui met en scène un microcosme mondial, représenté par la station spatiale, jouant sur les dérives du système et des grosses compagnies, où seule l'exploitation et la rentabilité comptent, sujet ultra-moderne, et qui sera probablement toujours d'actualité.
On retrouve les procédés du film de western entre le shérif et les gangsters, la population passive, et cette chasse à l'homme excellente, où la notion du seul contre tous n'a jamais été aussi tangible. C'est aussi l'époque où l'on pouvait dialoguer de manière courtoise avec ces ennemis, d'une certaine manière, avec moins d'hypocrisie.
Ce huis clos a pour lui une ambiance, des décors qui imprègnent, du suspens, avec un sentiment d'isolation et de solitude bien retranscrit dans tous les aspects du film, et un acteur qui apporte de la sensibilité, et des enjeux plus personnalisés à son personnage. On pourra aussi noter les interrogations que suscite le film, tant tout ce que le héros accomplit est illusoire, ne changeant finalement rien, et ne fonctionnant que sur le plan introspectif, où le héros combattait lui-même cette déshumanisation que l'espace inflige, donnant un sens plus poussé à ce retour à la famille.
Néanmoins, malgré une excellente prestation féminine, la galerie de personnages du film n'est pas très intéressante, et même si la confrontation finale apporte beaucoup, là encore ce n'est pas totalement convaincant, un peu trop simpliste, et les méchants n'ont aucune envergure, frisant même le ridicule dans la scène de la serre.