Péplum sympa et sans pretentions, -la meilleure scène étant bien sûr quand les athéniens brisent leurs chaînes invisibles; et il est vrai que ce heros parfois surestimé a bien du travail !
Steve Reeves est convaincant physiquement, il fait un Hercule proche de l'image que je m'en suis toujours fait. La réalisation de Francisci (bien aidé par Bava) pallie aux manques de moyens (y'a quand même des passages bien craignos comme le combat Jason/Gros Monstre Non-identifié qui est bourré de raccords pas très catholiques) par une certaine inventivité dans le choix des axes et des éclairages. Le tout s'avère divertissant et irrémédiablement sympathique pour son coté naïf et désuet. Dommage que l'histoire parte un peu dans toutes les directions sans réellement en développer aucune (c'est le coté fourre-tout propre aux premiers films de sagas). Meilleurs moments: l'ouverture, la tempête en mer et la baston finale.
Si le scénario ne tient pas vraiment les promesses du titre, ce péplum coloré, réalisé par un spécialiste du genre, conserve un certain charme, désuet et naïf. La distribution est excellente, et le film se voit sans déplaisir, même s'il a tout de même pris un sacré coup de vieux.
En plus d'avoir très mal vieillit, ce péplum est très loin de raconter fidèlement le mythe d'Hercule et de ses 12 travaux légendaires puisque dans ce film, le demi-dieu n'en réalise qu'un seul. Et puis les acteurs ne sont pas super convaincants.