« L’enfer c’est les autres ». Le film commence sur les mots de Sartre et tout est déjà dit. Nous entrons dans l’intimité d’une femme - à noter que cela aurait tout aussi bien pu être un homme. La filature peut alors commencer. Ni dialogue. Ni parole. Dans ce film, le spectateur adopte le statut de voyeur, il ne peut rester neutre. Il devient à la fois le témoin et l’acteur silencieux du drame qui s’enclenche. Le drame du regard qui dévore, qui assassine. Le drame de l’Autre et de son fantasme. Le drame de l’identité.