dans sa dernière œuvre, Eva Giolo laisse se déployer, à travers le jeu, les résonances du lieu, de la magie et du mythe. Observant le paysage à travers le regard d’un enfant, le film s’écoule dans les géologies vastes, singulières et secrètes des Dolomites, traversées par les trilles et les murmures du ladin, langue rhéto-romane minoritaire parlée dans la région. Tandis que les enfants racontent le folklore local, cette langue et ses traditions orales, transmises de corps en corps, deviennent elles-mêmes incarnées et indissociables de la terre.