La plupart des familles comptent des proches qui ont été effacés de leur histoire, et ces vides révèlent aussi les motivations à l’origine de ces récits. « L’homme le plus beau du monde » n’a laissé derrière lui que vingt-cinq photographies après sa mort. Son neveu Paolo sort délibérément du système familial et confie les images de son oncle Michele à l’outil d’intelligence artificielle Google Vision API pour qu’il les interprète. Des critères tels que la classe sociale, le niveau d’éducation, etc., identifient désormais le bel homme disparu comme un consommateur potentiel. Lorsque Paolo montre à sa mère les photos de Michele, elle les réorganise selon ses propres souvenirs. Les questions que Paolo pose à sa mère éclairent les années 1980 et 1990, une période où la drogue et le sida ont profondément bouleversé l’Italie.