Dans un monde saturé d’informations, le silence devient un refuge. Cyprien N’Tsaï, jeune guitariste international, décide de changer sa vie. Il coupe radicalement avec le conformisme du concert classique, (avions, hôtels de luxe, salles prestigieuses) met fin à son contrat avec son agent qui le propulsait aux quatre coins du monde, stoppe ce « toujours plus de concerts ». Maintenant, Cyprien chemine de village en village autour de la Montagne Sainte-Victoire en Provence, sa région natale. Il marche toute la journée, guitare au dos, accompagné d’un âne, son compagnon de route et joue le soir, alternant « œuvres classiques » et récits personnels. Marcher ainsi mène à notre profondeur humaine, chaque centimètre devient une aventure et puis jouer dans des endroits aussi différents qu’une grange, qu’un champ, qu’une ancienne citerne de château, dans une maison forestière, dans une cuisine, sur les chemins, nous fait rentrer dans autre chose que la ritournelle de la consommation. Ces lieux de concerts hors normes, la proximité avec le guitariste, invitent celui qui écoute, à vivre une véritable complicité avec ce jeune virtuose, la relation se transforme, le spectateur n’est plus anonyme, il devient actif, singulier, respecté. Son désir de prendre soin de la beauté des rencontres reste la seule chose qui vaille la peine à ses yeux, cette peine efface toutes les misères. Le voyage s’arrête, les habitudes vont-elles reprendre leurs places... Cyprien N’Tsaï s'installe dans une yourte, son nouveau lieu de vie. Il faisait « Une musique à vendre », il fait maintenant « Une musique à vivre ». 1500 km à pied, avec Cyprien, Philippe (le cinéaste) et l’ânesse Biloute ou Pépin.
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