À la manière d’un jeu de piste "rivettien" dans Paris, tel qu’il s’opère dans le film Le Pont du Nord, le documentaire d’Eugénie Grandval donne rendez-vous à des cinéastes, critiques de cinéma, acteurs pour faire réapparaître Bulle Ogier à cette époque. En parallèle, de nombreux entretiens de la comédienne sur plusieurs décennies, issus des archives de l’INA, dressent un portrait cinématographique et personnel de cette comédienne emblématique.
Un an après leur voyage en Israël et dans les territoires palestiniens à la rencontre des militantes et militants engagés pour la paix et la justice, Hanna Assouline et Sonia Terrab reviennent avec ce film d'urgence pour porter haut leurs voix courageuses et inébranlables qui résistent malgré la guerre, au cœur du chaos. Un documentaire sur les routes de Tel Aviv, Jérusalem, Ramallah, Bethléem, Bet Jallah, des kibboutz et des check points, reliant ces femmes et ces hommes avec leurs histoires personnelles et la réalité des drames que tous vivent dans leur chair et qui pourtant continuent de tisser des liens entre Israéliens et Palestiniens.
En 2020, le réalisateur Rob Bliss, un homme blanc, traverse à pied le sud conservateur des États-Unis vêtu d'un tee-shirt au slogan "Black Lives Matter". Sur plus de 2 400 kilomètres, un périple politique au cœur d'un pays fracturé.
A la suite d'accidents de la vie ou de maladies chroniques incapacitantes, Alexia, Apolline, Cyrilla et Ttipi se reconstruisent en apprenant à intégrer le sport dans leur quotidien. Ils ont comme point commun d'être accompagnés par Céline, une enseignante en activité physique adaptée de l'association Pas'APA. Un jour, Céline se tourne vers Oriane, responsable escalade du Club Alpin Français de Bayonne avec en tête le projet d'escalader un sommet connu de tous comme un horizon lointain et inaccessible : le pic du Midi d'Ossau (Pyrénées Atlantiques). Unis par un lien qui va bien au-delà de la cordée d'alpinisme, ils se lancent dans ce défi en haute montagne qui va leur apprendre bien plus
A l’origine, un écosystème luxuriant, plus riche, plus grand que l’Amazonie et le Serengeti. Pourtant, au cours des deux derniers siècles, cette merveille environnementale a été quasiment détruite. 4 % seulement de sa surface originelle subsiste de nos jours.
Raqqa est devenue tristement célèbre pour avoir été proclamée capitale du califat de Daech.Cette petite ville du centre de la Syrie a servi de laboratoire à la constitution d’un État islamique et de base arrière pour l’organisation des attentats perpétrés aux quatre coins du monde, notamment en France et en Belgique.La ville a été presque entièrement rasée par les avions de la coalition internationale pour éliminer les combattants de Daech. Et les habitants ont été abandonnés à leur sort sur les ruines du califat.Le destin tragique de Raqqa nous est raconté par celles et ceux qui ont vécu de l’intérieur la barbarie de l’organisation terroriste, puis la violence de la guerre contre Daech.Dix ans après la proclamation de l’État islamique, leur liberté retrouvée a un goût amer. Les idées djihadistes refleurissent, et l’armée de Bachar el-Assad se tient en embuscade pour reprendre le contrôle de ce territoire.La paix est fragile à Raqqa. Combien de temps pourra-t-elle encore tenir ?
Manar, une Palestinienne et son mari Milad, tentent d’offrir un refuge sûr aux enfants de Cisjordanie grâce à la création de l’école primaire House of Hope à al-Eizariya, une ville palestinienne située en périphérie de Jérusalem, actuellement sous pression en raison de l’expansion des colonies illégales israéliennes.
Retour sur la controverse autour du livre de Bruce Pascoe, Dark Emu, qui a poussé l'Australie à repenser son histoire. Bruce Pascoe soutient dans son livre que les Australien·es autochtones pratiquaient l'agriculture, l'ingénierie et la construction. Le récit colonial qui les représente comme de simples chasseur·ses-cueilleur·ses a été utilisé comme un outil politique pour les déposséder. La parution du livre a fait débat en Australie, où de nombreux universitaires, journalistes et critiques ont remis en cause les interprétations de Pascoe, ainsi que l'héritage autochtone qu'il revendique.
Accompagnant son ami le guitariste folk Andy Dale Petty en tournée sur la côte ouest des États-Unis, le cinéaste Nicolas Drolc explore les vestiges de la contre-culture américaine. Un road-movie musical aux paysages somptueux.
Comment, au cœur de Paris, un tel massacre (131 morts au total) a-t-il pu se produire aussi facilement ? En lien avec son président Georges Fenech, alors député LR, le réalisateur Francis Gillery s’est penché sur les travaux méconnus de la commission d’enquête parlementaire qui a épluché en 2016 le dossier des attentats du 13 novembre 2015 et pointé des failles. À l’aube du procès fleuve qui s’ouvrira le 8 septembre, ce documentaire rappelle les faits, les ramifications des réseaux terroristes de l’époque, les initiatives individuelles qui ont permis de sauver des vies, comme la courageuse interposition des vigiles du Stade de France. Il enquête sur les zones d’ombre qui ont apparu une fois la sidération passée. Comment des attaques d’une telle ampleur n’ont-elles pu être évitées alors que le Premier ministre de l’époque, Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, l’ex-juge antiterroriste Marc Trévidic et les services de renseignements les redoutaient ? Pourquoi les forces de police ont-elles mis autant de temps à intervenir au Bataclan ?
Lorsque la petite ville de Marion, au Kansas, se retrouve sous les projecteurs internationaux après une perquisition de la police au journal Marion County Record et la mort de sa co-propriétaire de 98 ans, un vif débat éclate sur l’abus de pouvoir, l’éthique journalistique, le journalisme local et la Constitution des États-Unis.
Le film est la réalisation d'un voyage de Guillaume Sauzedde, il fait des interviews, analyse et décrit ces sentiments sur la situation dans la ville de Lviv, dans l'est de l’Ukraine. Ce n'est pas un film de guerre, il n'y a pas de violences.
À travers les tragédies, liées au réchauffement climatique, de communautés locales en Sibérie orientale et au nord de l'Alaska, cette enquête alerte sur l’état de l’Arctique, indissociable de l’avenir de l’humanité mais sacrifié sur l’autel du profit.
Quand une scène de vie nocturne peinte par Édouard Manet – Un bar aux Folies-Bergère (1882) – ouvre sur un nouveau monde : celui de l’invention de la lumière électrique et, plus inattendu, des échanges entre l’Europe et le Japon… Narré par Vincent Dedienne, un nouvel opus de la collection qui raconte, via une œuvre, une histoire connectée du monde.
En 1896, l’Éthiopie remporta une victoire sur l’Italie, repoussant la première tentative de conquête de ce pays d’Afrique de l’Est. Lorsque Mussolini et les fascistes arrivèrent au pouvoir en 1922, le risque jusque-là abstrait d’une nouvelle attaque devint concret. En 1935, l’Italie lança de nouveau une offensive contre l’Éthiopie, soumettant le pays à une guerre brutale, n’hésitant pas à recourir à l’usage de gaz toxiques : un crime paradoxalement à la fois omniprésent et largement oublié dans l’Italie d’aujourd’hui.
Pour échapper à l’oppression et à un passé qui la hante, Shewit fuit l’Érythrée au risque de sa vie et prend seule la route de l’Europe. À quinze ans, après un périple de deux ans, elle arrive en Suisse, pays dans lequel elle place ses rêves et ses espoirs. Sept ans plus tard, sans permis de séjour et menacée d’expulsion, Shewit persévère et lutte pour devenir une femme libre. Un combat pour son émancipation, filmé pendant dix ans.
Red Zone raconte une journée de la vie de la réalisatrice, poétesse et cinéaste, à Kyiv en temps de guerre. Alors que son mari Artem combat dans l’armée ukrainienne, Iryna et son fils adolescent Andrii tentent de composer avec cette nouvelle réalité.