Une journée de travail dans un champ pétrolier chinois isolé, depuis une sieste volée dans une salle de pause jusqu'aux foreuses massives plongeant dans la terre.
Gégé est un paysan singulier ; tout juste à la retraite, après une longue carrière mouvementée et riche d’expériences, il éprouve le besoin de sentir l’effervescence du monde paysan d’aujourd’hui.
Depuis 10 ans, une bande d’amis originaire de Digne-les-Bains, les Potes of the Top, tentent de réhabiliter un vieux cinéma désaffecté du centre-ville pour le transformer en un tiers-lieu culturel ouvert à tous. Arriveront-ils à surmonter les coups du sort, et à convaincre les pouvoirs publics ?
Marcia Tiburi et Jean Wyllys, activistes brésiliens, échangent des lettres sur les faits qui les ont poussés à quitter le Brésil. La lecture de ces lettres par leurs auteurs toujours en exil révèle beaucoup sur la montée de l’extrême droite au Brésil, mais aussi sur eux-mêmes.
Violoncelliste virtuose à la carrière fulgurante interrompue par la maladie, Jacqueline du Pré aurait eu 80 ans cette année. Ce portrait musical et intime lui rend hommage.
Encore aujourd’hui, en 2025, la traque des écrivains se poursuit. Ils sont menacés, attaqués, emprisonnés ou forcés à l’exil, quand ils ne sont pas froidement éliminés pour avoir osé écrire. Qui sont-ils ? Quels mécanismes les pouvoirs mettent-ils en place pour les censurer ? Comment leur déracinement — voulu ou obligé — affecte-t-il leur création ? Au coeur de leur exil, le documentaire trace un fil entre Liao Yiwu, Tutul Chowdury, Mona Kareem, Lyonel Trouillot et Asli Erdoğan, et fait résonner leurs victoires comme leurs défaites. Que le silence ne l’emporte pas additionne leurs trajectoires pour construire un grand portrait : celui de la répression des écrivains de notre temps. Rencontre cinématographique avec ceux qui tentent de prévenir les dérives autoritaires à coups de mots, et qui réfléchissent au sens que prennent leurs écrits quand on tente de les étouffer.
Ce documentaire émouvant révèle le monde intime de nos grands-aînés et leurs rituels quotidiens. Au sein de la maison de retraite Grund, qui est à la fois leur dernière maison et un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), le film dresse le portrait des résidents et des employés. La mort est présente, mais la vitalité, l’amour et la communauté sont mis au centre du documentaire : la vie persiste aussi longtemps qu’elle le peut.
« Cilama » est ce qu’on appelait le cinéma dans le dialecte populaire tripolitain. Le cinéma occupait une place prépondérante dans la vie des citadins entre les années 1930 et la fin du XXe siècle. Le nombre de cinémas dépassait la trentaine. Ils étaient répartis dans toute la ville, de la place Al-Tal au boulevard, en passant par les quartiers intérieurs, Bab al-Tabbaneh, et jusqu’à Al-Mina. A travers une recherche étalée sur plusieurs années, le film tente de reconstituer la biographie de « Cilama », ses temples, ses rites et ses histoires d’amour et de guerres dans un temps en sursis. Mille images et quarante voix reconstituent la mémoire collective d’une ville libanaise et arabe.
Titre original Weltkarriere einer Lüge: Die Protokolle von Zion
Comment les Protocoles des sages de Sion, inventant un complot juif international, continuent-ils d'attiser l'antisémitisme, plus d'un siècle après leur parution ? Retour sur les origines et la propagation de ce faux grossier, support d'une part des récits conspirationnistes modernes.
Dans les montagnes du Zagros iranien, où certaines tribus autorisent le mariage des enfants, Sogol (17 ans) mène une vie nomade avec son mari Hassan et leur fille Delaram. Mais l’hiver approche, le poids des responsabilités et des traditions patriarcales devient de plus en plus difficile à supporter pour Sogol.
Dans les musées suisses, l'artiste Deneth Piumakshi Veda Arachchige découvre une collection de restes humains et d'artefacts provenant d'une communauté indigène du Sri Lanka. Ceux-ci ont été apportés à Bâle au début du XXe siècle par des naturalistes suisses, selon des méthodes qui allient de manière inquiétante violence coloniale et prétention scientifique. Malgré tous les obstacles, Deneth s'engage, avec le chef des Wanniyala-Aetto, pour obtenir leur restitution.
Fanny Viollet est « une espèce de perpétuelle archéologue de la vie » pour reprendre ses propres mots. Elle collectionne, elle sublime, elle peint, elle brode. Du fil multicolore, des ciseaux et une machine à coudre, libérée de ses carcans et comme désinhibée par l’audace de l’artiste