Dans l’Italie fasciste des années 30, le petit village de Borgo voit une partie de ses habitants, poussés par la misère ou l’esprit d’aventure, émigrer dans les colonies de “L’Empire Italien d’Afrique”. Ils s’en vont chercher l’Eldorado que la propagande fasciste leur a promis. Leur rêve se brise après quelques années seulement. La guerre et la chute du régime entraînent la perte des Colonies, les obligeant à revenir à Borgo, après avoir tout perdu. Cette épopée nous est dévoilée par les mots, les mémoires écrites et les centaines de photos de quelques témoins. L’histoire se déploie dans un parcours intime qui nous révèle une parole longtemps tue. Une aventure coloniale vue de l’intérieur.
Les gestes concentrés, le visage préoccupé, Jean-Marie marche vite. Le réalisateur Alexis Jacquand le suis. Avec ardeur, il découvre son métier, ses brebis à côté, leur résistance et leur docilité. De la bergerie hivernale à l’alpage, le film nous entraine sur une trajectoire à tâtons, faite de premières fois, de satisfactions et d’appréhensions.
L’hiver de 1960 à 1961 fut le théâtre de la plus longue grève générale qu’ait connue la Belgique depuis la Seconde Guerre mondiale : jusqu’à deux mois d’immobilisation totale du pays contre une loi d’austérité. Sur les innombrables archives, une profusion de personnages de tous bords nous racontent les initiatives qu’ils menèrent alors. Mais, surprise : à la place d’anciens grévistes aux tempes grises, ce sont des jeunes qui nous racontent ces éclats de lutte, comme s’ils y étaient, comme s’ils y avaient été.
Jonathan Katz est persuadé que Bernie Sanders, candidat aux présidentielles Américaines, est le seul espoir de transformation du pays. Porté par cet enthousiasme, il milite avec des milliers d’autres activistes pour le sénateur. Mais alors que les primaires touchent à leur fin et que Sanders lui-même s’avoue vaincu, il n’abdique pas et accuse le parti démocrate d’avoir fraudé à de multiples reprises et d’être responsable de la défaite de celui que tout le monde appelle Bernie.
Le journal filmé d’un concerto pour violoncelle et orchestre d’harmonie, de l’écriture à la création. Le compositeur cherche, tâtonne, rouspète, jubile. Le chef d’orchestre découvre la partition: “D’abord la regarder comme un tableau, de loin.” Le violoncelliste sourit : “La partie du violoncelle toute seule, ça paraît énigmatique !” Tous·tes les musicien·nes sont d’accord : “180 à la noire ! Ah non, ça, c’est pas possible !” Le compositeur avait prévenu le chef d’orchestre : “Mes tempi sont toujours trop rapides.”
Jean Asselborn, Ministre des Affaires Etrangères du Luxembourg, tente de faire entendre la voix de son pays dans le concert des grandes nations, au travers des crises qui menacent l’équilibre et la paix du monde. “Foreign Affairs” plonge au cœur de la diplomatie mondiale et dans le quotidien de “Jang”, de sa course effrénée autour du monde jusque dans son intimité. Nous partageons alors l’engagement, parfois la solitude et les doutes, mais aussi les espoirs d’une fonction qui fait corps avec l’homme.
“The Modern Jungle” dresse un portrait de la mondialisation à travers les pérégrinations d’un chaman mexicain, Juan, tombé sous le joug d’un réseau de vente pyramidal de compléments nutritionnels. La voisine de Juan, Carmen, vit quant à elle paisiblement et en harmonie avec sa terre, pour laquelle son mari s’est sacrifié et a payé de sa vie. En suivant leurs luttes, les réalisateurs en finissent avec le spleen romantique de l’ethnologie et avec le mythe de l’indigène “pur”, désormais sous l’emprise définitive de l’acculturation occidentale.
Un trou d’eau à la surface duquel éclatent les souvenirs. Basile, les mains dans la vase se rappelle son enfance ; entre une forêt d’arbres centenaires et l’autoroute du soleil ; les rêveries colorées d’Hortense sa petite sœur ; les silences insulaires de la mère qui jardine sous la serre ; des nénuphars et de l’amour-colère.
Petra et Stefan tiennent un petit cirque ambulant, composé de quelques roulottes tirées par des chevaux. Ensemble, la famille parcourt l’Italie, émerveillant les enfants de la beauté de leur univers. Bientôt, elle prendra la route pour la Hongrie.
Alice et Barbara vivent chez leur mère dans un village en Ardèche. Barbara a 15 ans et elle entre au lycée. Alice a 18 ans et ne va plus à l’école. Elle veut passer son permis de conduire et trouver du travail. Au fil des années, Alice regarde sa petite sœur grandir et s’éloigner progressivement du foyer. Mais l’aînée n’arrive toujours pas à prendre son envol.
Nathalie, bergère dans le Piémont cévenol, apprend à tuer ses bêtes. Le film suit les gestes d’une éleveuse qui aime et qui mange ses moutons avec attention. Elle est prise sans relâche dans une interrogation à propos des manières de bien mourir pour ces êtres qui nous font vivre. Quel goût a la tendresse ?
Sur le plateau du Golan, en Galilée et à Jérusalem, ramasser du za’atar (thym) et l’akkoub (artichaut) est passible de lourdes amendes. Entremêlant documentaire et fiction, les mains dans le parfum du za’atar ou les piquants de l’akkoub, Foragers décrit l’impact dramatique des lois israéliennes de protection de la nature sur les traditions immémoriales de la culture palestinienne et sur les cueilleuses et cueilleurs de plantes sauvages.
Un film retraçant les cinquante ans d’Histoire durant lesquels la culture hiphop a changé le monde, passant du statut d’outsider à celui de détenteur des pleins pouvoirs. Ce documentaire explore la contribution des artistes qui ont créé certaines des chansons politiques les plus influentes de tous les temps et l’expérience des rappeurs qui ont rencontré les présidents et se sont produits dans la plus célèbre demeure du monde.