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Le contexte de sortie de La Féline joue un grand rôle dans la réussite de l'émancipation de son personnage principal féminin : portée par un classicisme de société duquel elle veut s'extraire, la séduisante Irena (féline Simone Simon) se retrouve entravée dans le jugement des institutions masculines, traitée comme aliénée parce qu'elle refuse de se plier aux désirs des hommes, d'accepter les maux que leur mauvaise conduite lui ...
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Dès sa première demi-heure, Maléfique : Le Pouvoir du mal tente une quantité de choses non négligeable mais patine lorsqu'il doit faire avancer son intrigue. C'est du moins ce qu'on ressent durant ses deux premiers actes très communs, construits suivant le schéma classique des comédies romantiques : deux amants à l'amour qu'on croit au départ impossible, la promesse d'une vie de couple heureuse entravée par la survenue d'un élément ...
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Le résultat final de Décharnés est incompréhensible : il avait un potentiel certain en développant son univers profondément glauque et intéressant, avec son bestiaire organique et original pour son si maigre budget, mais il y a eu, à un moment donné de son processus de création, une sacrée anicroche qui a tout ruiné et l'a enfermé dans la case des séries z fauchées qui ratent autant ce qu'elles tentent que ce qu'elles peinent à ...
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Avec Blood Father, Mel Gibson devait revenir en trombe dans le cinéma des gros bras armés de la vengeance. Du moins c'est ce que tentait de nous faire croire sa promotion (à l'époque de sa sortie comme aujourd'hui), le métrage affichant des airs de film plus proche du testament artistique que de l'oeuvre bourrine et explosive qu'il s'annonçait être. Ainsi, ceux qui iront à sa rencontre s'en trouveront bien fortuits s'il ne s'attendent pas ...
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La carrière de Guy Ritchie a pris, depuis qu'il s'est enfermé dans le style "cool" de ses Sherlock Holmes, la tournure d'un évènement indésirable en affirmant, par une déchéance artistique progressive, la douloureuse mais profitable réputation de Yes Man à la solde des studios les plus offrants. Cela n'a pu être permis que par le médiocre Roi Arthur, qu'il réalisa pour la Warner Bros, et qui ne contenait qu'une dizaine de minutes, ...
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Suite à ce qu'il semblerait juger comme une perdition de propos d'auteur, Freddy 3 : Les Griffes du cauchemar s'éloigne du second volet, qui utilisait Freddy Krueger comme biais de réflexion autour de la quête de la sexualité à l'âge adolescent (avec toutes les remises en question et mise en danger de soi qu'elle sous-entend), en se centrant une nouvelle fois sur un groupe de jeunes, non plus sur un adolescent en particulier, que ...
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Charlot est à mon sens bien moins comique que tragique : il y a, dans ses moments de comédie les plus absurdes et inventifs, cette détresse silencieuse exprimée en chanson par le sublime Smile des Temps Modernes. Le Cirque tourne entièrement autour de cette expression du désespoir sentimental de cet être sans attache ni pied-à-terre (du moins, ne l'a-t-il pas encore déniché), au point de composer l'une des performances les plus ...
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Marvel, Dc, deux noms qui se ressemblent un peu trop, depuis quelques années : synonymes de gros blockbusters à l'humour qui tâche, prenant souvent le pas sur les enjeux (jamais sur l'action, qui reste au centre des films formatés de ces deux grands noms de l'édition de comics) et toute réflexion possible, ces deux géants du cinéma, appartenant respectivement à Disney et Warner Bros, pourraient avoir trouvé un nouveau concurrent en la ...
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Il fallait être courageux pour se lancer dans un remake du chef-d'oeuvre de Carpenter, le mythique The Thing, en l'appelant, en plus, du même nom que le remake du remake du film de 1951, The Thing from another world. Surtout quand on connaît le destin funeste des autres remakes des films de Big John, The Fog en tête de liste. Entreprise périlleuse, donc, de s'attaquer à ce que beaucoup considèrent à juste titre comme un intouchable du ...
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Il paraît presque impossible d'apprécier Retour à Zombieland sans voir accroché au délire potache de Bienvenue à Zombieland : les mêmes acteurs reviennent sous la direction du même réalisateur, et campent leurs personnages en suivant l'écriture des mêmes scénaristes (avec un troisième soldat supplémentaire au bataillon, Dave Callaham (créateur de Jean-Claude Van Johnson et superbe scénariste d'Expendables et Doom). L'humour, ...
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Premier long-métrage de la carrière de la référence du giallo, Dario Argento, L'Oiseau au plumage de cristal n'est pas sans faire penser à une version test d'un de ses prochains films, l'excellent et palpitant Ténèbres. Le personnage principal, lui aussi romancier, assistera à un crime sans pouvoir rien y faire (là où le tueur de Ténèbres s'inspirera des romans du héros pour assassiner ses victimes) : bloqué entre deux portes ...
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Le premier long-métrage de Lars von Trier, débarqué dans les salles obscures en 1985, est un ovni difficilement qualifiable. Scénariste et réalisateur de ce qui partait comme une drôle d'enquête, il abandonne le registre auquel il devait appartenir afin de s'inventer une direction particulière et pour le moins inattendue (direction que les amateurs de l'artiste attendaient sans doute), faîte d'obsessions visiblement caractéristiques de ...
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Première adaptation du livre culte de Roald Dahl, Le Charlie et la Chocolaterie de 1971 se démarque de son petit frère de 2005 par le charme de l'époque à laquelle il fut réalisé. Mis au point au début des années 70, il écope de l'âme carton-pâte du fantastique des long-métrages de la décennie, kitsch craquant directement tiré de la Science-fiction (films d'aliens, de monstres et de découverte de planètes étrangères) des ...
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L'originalité de L'Exorcisme d'Emily Rose semblerait, à première vue, tenir en tout et pour tout dans la construction de son intrigue : débutant après que l'exorcisme ait été réalisé (tout comme Reservoir Dogs s'ouvrait sur l'avant puis l'après braquage, sans jamais montrer l'évènement en question), il s'attachera à contrario à révéler, étape par étape, comment s'est déroulé le combat contre le démon et le décès, à ...
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Se lancer dans une rétrospective sur le début de la fin de carrière de Sylvester Stallone n'est pas chose à conseiller à toute personne au moral un peu bas. Il nous l'avait promis (et prouvé) avec Rocky Balboa : l'adieu à ses icônes ne passera que par une confrontation désespérée avec ses propres démons. Ainsi, après la maladie, l'approche de la mort et le deuil de Rocky (qui se pointent coup sur coup dans Balboa puis Creed et Creed ...
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Voir pour la première fois Les Sept Samouraïs laisse planer une aura presque mystique dans la pièce : comment aborder ce qui est considéré, à juste titre, comme l'un des plus grands films (dans tous les sens du terme) de l'histoire du cinéma? Il ne suffit pas de trouver le bon moment et le bon endroit; se résoudre à ne plus pouvoir le découvrir autrement qu'en se remémorant la première fois aux prochains visionnages est une décision ...
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Sam Raimi n'a que 20 ans lorsqu'il s'essaie à la réalisation avec son premier film, Evil Dead. Date importante dans l'histoire du cinéma de genre : le metteur en scène, alors inexpérimenté et sans budget, annonce les prémices d'une carrière qui influencera énormément l'horreur comique des années 80-début 90 et lancera en trombe le genre super-héroïque au cinéma, avec ses prodigieux Spider-Man (les deux premiers).
Mais ses ...
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Les doublons au cinéma sont à la fois rares et monnaie courante : il s'agit, pour ceux qui ne savent pas, de deux films sortis la même année avec un scénario presque identique. L'année 2018 vit ainsi deux long-métrages portant sur la possession démoniaque d'un cadavre à la morgue : le très bon The Autopsy of Jane Doe, et L'Exorcisme de Hannah Grace, plus direct, plus frontal, puisque sans aucun mystère ni tentative de dissimulation de ...
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A l'image de tout grand auteur, la carrière de Tsui Hark se décompose en de multiples obsessions et thématiques : l'amour des histoires/légendes/contes traditionnels, cette propension au grand n'importe quoi burlesque souvent né de la rencontre détonante entre plusieurs genres cinématographiques (ici, l'humour, le film de sabre, d'arts martiaux complétés de quelques séquences directement héritées du cinéma d'épouvante) et la ...
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La fin de carrière de Sylvester Stallone a décidément tout de ses débuts prodigieux, et rien de l'entre-deux désastreux période Reagan : après deux réalisations solides (Rocky Balboa et John Rambo) élevées à l'époque comme de dignes conclusions des deux mythes de sa carrière, l'année 2019 aura apporté aux deux sagas leur véritable point de chute : Rambo : Last Blood (brutal et jouissif) et Creed II, que le premier ne ...
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La Bataille de Midway amène un terrible baroud d'honneur : celui d'un genre cinématographique en voie d'extinction, la Seconde Guerre Mondiale laissant sa place à la Guerre du Vietnam, et d'une troupe d'anciennes légendes du cinéma hollywoodiens relayées au stade de seconds rôles et de figurants. Charlton Heston et Henry Fonda, les deux plus en avant, donnent la réplique aux courtes apparitions de Robert Mitchum, James Coburn, Glenn Ford, ...
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L'histoire du Rock'n Roll se narre comme un conte pour enfants : avec Jack Black en guise d'instit, une bande de gosses fringués pareil et coincés du bulbe, et tout un tas de références à leur faire découvrir pour qu'ils comprennent ce que c'est que d'être une rockstar, une divinité des salles de concert que tout le monde admire. Black, tout aussi passionné que son personnage, occupera ainsi son temps à leur présenter le sens de la ...
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Doomsday est un film métal. Déjà parce qu'il reprend énormément de long-métrages qu'il pousse au paroxysme de l'idiotie : Mad Max 2 et Le Dôme du Tonnerre, Resident Evil 2 (fallait y aller pour le rendre encore plus débile), Ghosts of Mars, 28 semaines plus tard ainsi qu'un soupçon de New York 97. D'aussi grands noms que d'autres un peu plus désuets composant les rangs de ses inspirations premières, le nom de Neil Marshall, à qui l'on ...
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On m'avait déconseillé à de multiples reprises de voir Blues Brothers 2000 : le premier, excellente surprise, ne laissant présager d'aucune suite envisageable, le principe même de cette version modernisée était un contre-sens complet, allant dans le sens des critiques que mes collègues cinéphiles (et de beuverie) pouvaient proférer à chaque fois que j'évoquais le sujet. A le voir, est-ce si terrible? C'est encore pire.
Comme son nom ...
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The Immigrant est surprenant : il fait preuve, dès son introduction, d'une tendance au mélodrame jusqu'ici absente du cinéma de James Gray. Peut-être plus grand public, plus banal et moins habile, le cinquième film du réalisateur verse dans l'expression de l'émotion la plus frontale en abandonnant, de fait, sa justesse et sa discrétion habituelles, qu'il scénarise des drames amoureux, mafieux ou Shakespeariens.
Il n'abandonne pas, ...
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Avis basé sur des éléments essentiels de l'intrigue de Rashômon.
Le film s'ouvre sur un temple détruit, vestige du passé devenu refuge pour deux personnages, un prêtre et un bûcheron, rapidement rejoint par le roturier, troisième homme représentant l'arrivée du spectateur dans l'intrigue : il ne connaît rien à l'histoire, pose autant de question que le public s'interroge, suit cela sans trop comprendre le sens des quatre versions ...
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Il m'aura fallu du temps avant de voir Les Sentiers de la gloire : en première étape, il m'aura surtout fallu me réconcilier avec l'ami Kubrick par le biais de son architectural Shining, que mon inexpérience d'adolescent avait trop longuement rejeté (le jeune de 15 ans que j'étais n'avait pas bien supporté la mise en scène mouvante de son Orange mécanique) en se croyant cinéphile et engagé parce qu'il n'aimait pas l'un des ...
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James Gray est à ce point prometteur qu'il réalisa un début de carrière sans faute : le magnifique Little Odessa ouvrant la voie à une trilogie tragique des plus émouvantes, complétée par le plus faible mais puissant The Yards et terminée par l'incroyable La nuit nous appartient, traça la route à suivre pour le reste de sa carrière. Sa trilogie crime, famille et châtiment bouclée pour de bon, il pouvait partir sur d'autres projets, ...
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Le deuxième essai horrifique d'André Øvredal, The Jane Doe Identity, était une réussite visuelle et d'atmosphère des plus surprenantes : ce film qui ne s'annonçait pas particulièrement comme une référence des années 2010 aura su prendre à revers les attentes des spectateurs en faisant durer, sur sa première partie (de loin la plus intéressante), une relation père-fils touchante et vraie développant, sous la menace d'un esprit ...
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John Wick : Parabellum pousse plus loin toutes les avancées de John Wick 2 : esthétique colorée, action décérébrée, classe à toute épreuve et charisme de son acteur principal, Keanu Reeves en pleine forme pour son rôle iconique des années 2010, éléments approfondis au point d'aussi mettre en lumière les défauts inhérents au concept de faire un film seulement pour la beauté de son action, sans avoir jamais pensé à en faire une ...
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Longtemps que je n'avais plus vu d'animé DC Comics/Warner, et comment refuser la proposition alléchante d'un Superman communiste pour perpétuer l'exercice? Il paraissait dur de louper cette première adaptation en long-métrage du comics Red Son, surement l'une des alternatives les plus connues au Superman que tout le monde connaît, celui qu'est bien bâti, bien beau gosse et surtout bien capitaliste (puisque bien américain, si l'on en croit ...
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La première heure de La Grande Aventure LEGO 2 est une hécatombe : l'humour est lourd, la situation de la fin du premier épisode survolée en une séquence sous voix-off lorgnant du côté de la parodie de Mad Max pas bien finaude, et les personnages sont pratiquement tous devenus des attardés gavés aux répliques communes, aux comportements censés être drôles mais bien loin de la détente, de l'autodérision et de la nostalgie que le ...
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The Grudge 2 a tout de la mauvaise suite bâclée, sans imagination qui va perpétuer une franchise lucrative sans jamais se fouler l'esprit et replonger dans son intrigue quelques éléments importants du premier film. C'est ici Sarah Michelle Gellar qui sert de pont entre les deux oeuvres, elle qui pourtant terminait le premier épisode d'une manière particulière pas spécifiquement propice pour développer encore son personnage dans une ...
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La trilogie des Infernal Affairs commençait déjà avec le deuxième épisode à tirer en longueur du côté du brouillon et du remplissage; même si le film était très bon, on ressentait dès le départ un côté bouche-trou et développement bordélique qui pouvait laisser penser au spectateur déçu de la suite que la franchise racontait peu sur du rien afin d'entretenir un succès surprise à la réputation pratiquement intouchable.
Là ...
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Des remakes américains de films d'horreur nippons, The Grudge 2004 se situerait, si l'on en croit sa réputation, en sommet de panier, juste derrière le Ring de Verbinski. Film important pour la lisibilité des films outre-Atlantiques en occident, il s'inscrit en pleine apogée de carrière de Sarah Michelle Gellar (elle venait d'enchaîner Buffy, Souviens-toi l'été dernier, Scream 2, Sex and the City, Sexe intentions en terminant par la ...
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Considéré comme un film très important dans l'histoire des adaptations de classiques littéraires fantastiques au cinéma (notamment parce qu'il est l'un des premiers long-métrages à s'attarder sur le sujet, si ce n'est le premier), le Docteur Jekyll et M. Hyde de John S. Robertson (qui réalisa là le seul film de sa carrière dont on se souvient) mérite certes sa réputation mais n'est pas non plus exempt de tous défauts, qu'on ne peut ...
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