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Insidious: Out of the Further range définitivement la saga du côté de ces vieux démons soucieux, le temps du film, de passer de l’autre côté de l’oubli, d’obtenir un semblant de lumière en galvanisant l’énergie de comédiens nouveaux ou anciens dépourvus du moindre espace de jeu, enfermés dans des rôles stéréotypés auxquels répondent des situations qui le sont tout autant. L’écriture du scénario tient désormais du ...
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L’échec des adaptations au cinéma de romans issus de la dark romance tient essentiellement à deux facteurs. La premier touche à l’aspect convenu d’un genre littéraire aux personnages et situations stéréotypés, servant à exacerber la sensibilité d’une narratrice impliquée à la première personne dans le démantèlement d’illusions successives dont elle se fait, consciemment ou non, la dupe ; ces conventions conduisent souvent ...
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Succession de stéréotypes et de situations convenues conformes au buddy movie des années 80 avec son duo improbable d’enquêteurs chacun doté d’un caractère et d’une façon de faire bien à lui, ses explosions à tout-va et son méchant caricatural, Renegades vaut néanmoins pour la convergence de deux marginaux opérant en marge de la société ou de leur communauté respective, le policier étant décrié par sa direction comme par ...
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But Who Raped Linda? joue avec un ensemble de clichés exotiques, depuis la capitale parisienne aux trottoirs bondés et aux rues surchargées de véhicules jusqu’à la géographie insulaire baignée de soleil de la Grèce, avec ses maisons blanches et son eau turquoise, pour mieux servir sa réflexion sur la projection, via l’œuvre de fiction, des spoiler: fantasmes et désirs de celui ou celle qui la regarde
. Jesús Franco ...
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Pour rendre compte des singularité de sa spoiler: romance homosexuelle
éclose dans un cadre agricole, Stadt Land Fluss entend confondre, sur le plan de son récit comme de son esthétique, une approche documentaire, caméra à l’épaule au plus près des corps que l’on capte dans leurs déplacements professionnels, en contre-jour, et une stylisation progressive de l’image mimétique du désir naissant. Le souci, c’est que ...
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En s’attachant à de jeunes adultes égarés entre deux modèles de société qui les attirent et les repoussent, Ciao Ciao interroge, par le prisme de sa protagoniste, la place du hasard – signification de son nom et du titre du long métrage – dans la formation d’une destinée qui se révèle être davantage un destin, enracinant les rêveurs dans un territoire qu’ils ne quitteront plus. L’opposition entre grande ville (Canton) et ...
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Il n’est pas anodin que Pascal Bonitzer se soit emparé du roman Maigret et les vieillards et non d’un autre : s’y trouvent une galerie de personnages issus de la haute société parisienne et une satire qui ne sont pas étrangères à son cinéma – on pense par exemple au récent et réussi Le Tableau volé (2026), suivant les pérégrinations professionnelles d’un commissaire-priseur d’une maison de vente renommée – et qu’une ...
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Dans Digger, trois récits se succèdent avant de se superposer pour ne former qu’un seul et même discours : la catastrophe glacière et pétrolière causée par Digger Rockwell, sa mise en abyme par la répétition générale à laquelle nous assistons, qui n’est autre que l’adaptation théâtrale d’une catastrophe véritable causée par le vrai Digger Rockwell, la réception de ce même spectacle par un public temporairement diverti ...
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Les personnages principaux comme les films de James L. Brooks obéissent au principe d’intégrité, revendiquent leur entièreté qui, en dépit des critiques qu’elle soulève, témoigne de leur honnêteté, de leur droiture et de leur profonde humanité. L’échec cuisant de Ella McCay au box-office américain, à l’origine de sa déprogrammation des salles françaises, en dit long sur le pays doublement en question ici, puisqu’à la ...
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L’originalité première de The Mastermind réside dans sa représentation de ce qui, d’ordinaire, n’est pas montré : les étapes de préparation, les dysfonctionnements, les moments d’égarement et de suspension de l’action – le protagoniste ne cesse de demander quelques minutes supplémentaires pour réfléchir –, qui placent en arrière-plan voire remplacent les causes et motifs investis, du film de braquage aux mouvements de ...
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Ohayō est un film à hauteur d’enfants, prompt au démantèlement de l’hypocrisie sociale que le cinéaste japonais étudie par le prisme des bonnes manières : les formules de politesse que ne cessent de répéter les adultes, qui plus est au Japon où elles régulent le vivre-ensemble, peinent à masquer les vices de chacun, de la jalousie aux médisances, en dépit des sourires et des adages faussement conciliants. Le filmage au sol, ...
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Resident Evil interroge le maintien des bonnes manières dans une société agonisante, fait de son protagoniste le gardien d’une politesse conservée tant bien que mal comme motif d’humanité et de civilité opposé à la barbarie : il ne cesse de dire « bonjour madame », de s’inquiéter de la santé de l’un et de l’autre, explicite le respect qu’il doit à l’agent de police, court à son secours aussitôt l’accident survenu, ...
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L’Inconnue n’emporte jamais autant que lorsqu’il s’égare, à l’instar de ses personnages projetés dans la ville lilloise sans savoir vraiment quoi y faire : spoiler: la tentative visant à mettre en place une filature façon polar se solde par un échec, la rencontre avec le frère d’une victime dérape au contact d’une longue vue, et il faut aussitôt s’inventer un passé de lycéenne pour entrer au domicile familial et feindre ...
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Goat intéresse quand il intègre à son récit d’apprentissage, des plus classiques, une initiation au vivre-ensemble et à la corruption politique, tout entière incarnée par le personnage de la manager de l’équipe de basket, soucieuse de son image et sa promotion personnelle. L’opposition verticale entre joueurs (en bas) et direction (en haut) redouble la différence de taille qui tenait jusque-là Will Harris à l’écart de son ...
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Là où les précédents films du cinéaste allemand Fatih Akin reposaient sur l’addition, des destins croisés de personnages immigrés (Auf der anderen Seite, 2007) aux femmes pourchassées par un tueur (Der Goldene Handschuh, 2019) en passant par l’adaptation d’une vie entière (Rheingold, 2022), Amrum soustrait les élans et partis pris de mise en scène, resserre son intrigue autour d’une galerie réduite de personnages, s’adapte ...
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Primetime multiplie jusqu’à l’outrance les effets de manche, revendique sa stylisation jusqu’à changer les personnages en des figures d’un musée de cire, plonge dans la télévision comme dans un palais des glaces forain où l’attraction initiale – entendue comme divertissement et comme attirance pour présentateurs, acteurs et spectateurs – dévoile les rouages du voyeurisme et de la violence recherchés pour eux-mêmes. En ...
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À l’instar des propos de la directrice du MoMa venue assister au vernissage, qui affirment qu’Erika est moins une artiste qu’une psychologue de l’âme humaine, le dernier film de Gregg Araki s’efforce, par le rapport de domination qu’il installe, d’interroger la génération Z et son spoiler: rapport au corps et à la sexualité
. Pourtant, à la différence de la patronne prédatrice, ce dernier adopte une pudeur ...
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Sous couvert de l’hommage rendu aux chiens de combat employé par l’armée américaine, et dont la fidélité et le courage sont vantés à l’image une heure et demi durant puis, à terme, par le discours grandiloquent du protagoniste, Heart of the Beast maintient une vision quelque peu rétrograde de la force masculine, par opposition à la douceur de la femme spoiler: qui, elle, offre à l’animal un havre de paix
: les ...
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Anemone s’efforce, deux heures durant, de canoniser un acteur père pour mieux auteuriser un réalisateur fils, caricature jusqu’à l’outrance le premier en l’engageant dans des tunnels tantôt taiseux – la première partie du film, suite de poses et de mouvements du corps censés être captés sur le vif – tantôt verbeux, mention spéciale à spoiler: la vengeance autrefois exercée sur un prêtre
, de manière à ...
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Compostelle est tiraillé entre deux directions tout à la fois parallèles et antithétiques : d’une part, le désir de réinsérer des personnages dépourvus de convictions religieuses qui, chacun à leur manière, ont dysfonctionné et se retrouvent désormais mis au ban de la société, et d’autre part la promotion catholique du pèlerinage et de ses valeurs. Cet entre-deux embarrasse parce qu’il ne cesse d’osciller entre ...
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Les Héros du Louvre offrait la possibilité d’un grand film : deux fils d’abord distincts, l’un familial, l’autre artistique, se trouvent soudainement entrelacer par des événements historiques menaçant leur existence même – puisqu’aux rafles et déportations correspondent les pillages et destructions d’œuvres réputées dégénérées – au moyen d’un homme, Babi Maklouf Benhamou, gardien de nuit et amateur d’art qui ...
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Métaphore de la prédation pavillonnaire tout entière incarnée par le voisin intempestif, The End of Oak Street s’affirme tel l’anti Jurassic Park, ne conçoit pas ses personnages comme des vecteurs de grandiose et d’épouvante mêlées face à des dinosaures qui constituent la finalité du spectacle mais fait l’inverse, à savoir se saisir des dinosaures comme accélérateurs de particules humaines, dangers nécessaires à la refonte ...
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On pourrait aisément partir du titre pour tourner en dérision le dernier long métrage d’Alexandre Arcady, en le qualifiant donc de « fausse note » ; ce serait manquer la dissonance générale d’une partition qui jamais ne sonne juste, et qui croit trouver sa valeur dans l’outrance outrageuse avec laquelle elle convoque spoiler: l’histoire de la Shoah, se rangeant à corps et à cris du côté des victimes pour faire vivre à un ...
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Tous les personnages du cinéma de Doug Liman sont, d’une manière ou d’une autre, intégrés malgré eux à une dynamique générale qui les dépasse et dont ils sont pourtant le rouage principal, attestent une lucidité amusée et offrent en cela une distance critique vis-à-vis des instances directrices, elles très sérieuses. Barry Seal en constitue certainement l’avatar le plus politique, puisqu’attaché à la véritable personne à ...
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Juste une illusion vaut moins comme récit à proprement parler que comme un album de vignettes entre les pages duquel surgit une époque, le milieu des années 80, et s’affirment des individualités qui peinent à se lier, qui se heurtent, se disputent, fuguent et se mentent, noyau pulvérisé d’une famille qui, paradoxalement, tire de la fragmentation de ses membres force et authenticité. En reconstituant leurs souvenirs d’enfance, les ...
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The Weight est écrasé sous le poids de son assurance et de sa suffisance, en témoignent l’introduction dramatisée de chaque nouveau personnage occupant une place importante dans le récit (Russell Crowe crache sa chique, Julia Jones observe, impassible, l’arrivée du convoi) ou les séquences de tension, durant lesquelles la caméra colle au plus près de corps et se livre à une gesticulation curieuse dont l’illisibilité, recherchée ...
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Le personnage interprété par Jacob Elordi est tiraillé entre deux mouvements contraires, l’un le poussant à lever la tête pour admirer les étoiles, dont il renomme librement l’agencement à la façon d’un spoiler: cimetière céleste – puisque son chien y trouvera une seconde sépulture –
, l’autre le ramenant dans des lieux chargés de souvenirs qu’il s’efforce, par l’imaginaire et par l’action, de faire ...
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Mayday a la simplicité de l’amitié unissant un pilote américain et un ancien agent du KGB, fait naître le comique des situations mises en scène qui, comptent tenu de leur ancrage historique et du sérieux que ce dernier suppose, prévalent sur la blague ou le gag : on s’amuse ainsi du décalage produit par la fascination de Nikolai pour un pays avec lequel l’URSS est en guerre, pays qu’il ne connaît que par les représentations ...
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Il faut bien reconnaître que la première difficulté qui est la nôtre à appréhender Resurrection tient à l’étrangeté de sa matière référentielle, qui demeure pour nous éloignée et par conséquent opaque, tant elle confond l’histoire de la Chine et de ses cultes – voir à ce titre le troisième segment qui se déroule dans un temple bouddhiste – tout en les intégrant à une reconstitution labyrinthique de l’histoire du ...
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D’un franche et sincère amateurisme tant dans son écriture, sous le poids de laquelle aucun personnage n’existe sinon en fonction de scénario, que dans sa mise en scène, hideuse et brouillonne – y a-t-il un monteur dans la salle de montage ? –, Ceux qui comptent ne compte pour pas grand-chose, pas même pour son ton d’abord ubuesque qui cache en réalité un drame familial, tour de passe-passe déjà vu et facile. Les comédiens ...
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The History of Sound fait le choix du mélodrame, genre oscillant entre légèreté et gravité et vecteur d’émotions intenses, pour transposer par et pour le cinéma son corpus de ballades et autres chansons populaires que le narrateur dissocie fort justement de la musique instrumentale (qui élève l’âme) et chorale (qui élève l’intellect) en ce qu’elles touchent au plus près du cœur humain. Surtout, il se saisit du récit de ...
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Parfois réduit à un admirateur et imitateur d’Alfred Hitchcock, Brian de Palma démontre, dans Obsession peut-être davantage que dans un autre de ses films, qu’il est davantage commentateur de l’œuvre du cinéaste britannique et qu’il saisit son geste comme une restauration personnelle et libre du geste premier, original et originel, conformément au désir manifesté par l’équipe en charge de la restauration des peintures de ...
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spoiler: Dégueulasserie ambulante
, Evil Dead Burn a le mérite de proposer, au sein d’une saga américaine dont il est le sixième opus, un insert typiquement français à base de conflits intrafamiliaux et de séquestration cradingue façon Pascal Laugier et ses Martyrs (2008), auquel on pense beaucoup, sans oublier la bande originale et ses chansons bien de chez nous (Jacques Brel, Alain Barrière), un plan sur une araignée ...
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Il est dommage que les singularités physiques de Hopper, chimère mi-poulet mi-lapin, sujet de l’acceptation de soi face au jugement d’autrui dans le premier opus, n’incitent pas cette suite à faire preuve, dans sa forme à elle, de la moindre originalité, d’une quelconque prise de risque : une quête, un antagoniste, des lieux aussitôt atteints aussitôt quittés à grand renfort de courses-poursuites dépourvues de sens, et où la ...
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En se plaçant du côté des victimes, en représentant spoiler: les sévices
qui jalonnent leur séjour dans l’établissement religieux, en feignant l’individualisation initiale pour rapidement la perdre de vue au profit d’une juxtaposition doloriste, The Magdalene Sisters crée une évidence – le couvent et ses sœurs incarnent le Mal, les jeunes femmes qu’on y envoie l’Innocence – qu’il s’applique à illustrer deux ...
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La convergence de partis pris curieux, qu’il s’agisse du choix d’un chorégraphe et doubleur en arts martiaux (Xin-Xin Xiong, plus habitué à Tsui Hark qu’à Richelieu) pour diriger les combats entre mousquetaires et ennemis, du recours à des acteurs français jouant en langue anglaise, ou de la révision du roman d’Alexandre Dumas, puisque disparaît la sulfureuse Milady, crée un divertissement tour à tour singulier et grotesque, ...
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