Un petit homme est assis sur un banc d’une gare. Un type massif, d’abord poli, vient s’asseoir à côté de lui, puis utilise son journal, consomme son ravitaillement de voyage dans le train, le suit et le harcèle dans le bus, dans le taxi, et chez lui, où il s’y installe.
Titre original Lebensbedürfnis oder: Arbeit macht Spaß
Avec beaucoup d'engagement et d'efforts physiques, un homme réduit des pierres en gravier. Avec le même zèle, une femme façonne à nouveau des pierres à partir de ce gravier. Les pierres sont ensuite, avec un empressement tout aussi assidu, de nouveau réduites en gravier par l’homme…
Kafka aperçoit une serveuse grignoter dans un pot qu'elle s'apprête à servir. Fou d'indignation, il se plaint. Sa plainte est retenue et la jeune fille est condamnée à la lapidation. Kafka proteste, affirmant qu'il n'avait pas voulu provoquer cela, mais les pierres sont lancées sur la serveuse avec d'autant plus de violence. Impuissant face à la machine enclenchée, Kafka met fin à ses jours. Pendant ce temps, la jeune fille est guérie et renvoyée servir avec le pot.
Un vol d’oiseaux se pose sur une ligne téléphonique. Toutes les têtes sont tournées dans la même direction, sauf celle du plus petit oiseau, qui regarde dans le sens opposé.
Un scarabée fuit un oiseau. Aucune cachette n'est à l'abri de son poursuivant. Il se réfugie donc dans une crevasse sombre inaccessible au bec de l'oiseau.
Dans une goutte de pluie qui tombe d'une feuille et s'infiltre dans la terre, des choses belles et cruelles, heureuses et tristes se produisent et s'interpénètrent.
Une cage est à la recherche d’un oiseau, mais tous ses efforts échouent. Sans son aide, un oiseau trouve le moyen d'entrer. La cage referme sa porte et se dresse fièrement sur un piédestal, car elle est désormais digne d’être admirée.