Le cinéaste Johan van der Keuken apprend en octobre 1997 que son cancer de la prostate se généralise et que son espoir de vie se limite à quelques années. Il décide de consacrer ce temps précieux qui lui reste au plaisir du voyage.
Johan van der Keuken filme sa ville natale. Une ville dont les cercles paisibles des canaux lui inspirent une construction en mouvements latéraux à travers les saisons, à travers le temps, mouvements interrompus par une série de rencontres illustrant l’idée du métissage très présente à Amsterdam.
Johan van der Keuken filme la Waddenzee, cette "jungle plate", sa faune, sa flore et ses habitants et montre leur vie qui a été bouleversée par les développements économiques, techniques et industriels de la région.
Un petit village de l’Aude, ses habitants, leurs joies, leurs souffrances et la caméra en liberté du cinéaste en vacances qui saisit ces moments intermittents qui, dans le souvenir qu’on en garde, ressemblent si fort au bonheur.
Herman Slobbe est un jeune garçon aveugle que Johan van der Keuken avait rencontré deux ans plus tôt au cours du tournage de son précédent film sur la cécité L’Enfant aveugle (1964).
Beppie a dix ans. Issue d’un milieu ouvrier, c’est une vraie gamine d’Amsterdam, drôle, pleine d’esprit. Spontanée, elle raconte pendant plusieurs mois ses aventures au cinéaste qui la suit dans sa vie quotidienne.
L’enfant aveugle révèle un monde difficile à imaginer : une lutte continue pour rester en contact avec la réalité. Pour rendre compte d’un tel handicap au quotidien, Johan van der Keuken trouve des équivalences formelles, soutenues par une bande son inventive.