En mêlant l’esthétique froide des jeux vidéo à la chaleur humaine, ce film surréaliste compare le malaise existentiel de ses protagonistes vivants aux destins d’avatars morts. Pour Caroline Poggi et Jonathan Vinel, la victoire semble ne rimer à rien — l’épanouissement personnel se trouve ailleurs.
Le feu purifie la terre et l’esprit dans ce court vivifiant. À travers le regard d’une femme qui dénonce l’hypocrisie du monde moderne, les incendies paraissent des représailles raisonnables. En colère et poétique, le film semble nous demander dans quel camp on se situe quand la nature riposte.
L’enfant en colère au cœur de ce court touchant et ingénieux est possiblement le ça freudien d’Internet : un amalgame de la peur et du désir de liens qui alimentent le monde virtuel. Invincible mais sans but, révolté mais seul, intelligent mais inefficace — serait-ce la nouvelle condition humaine ?
Il fait chaud. Les rues sont étrangement désertes. Les palmiers agonisent et les fusils à pompe pleurent. Joshua veut mourir mais ne veut pas laisser son frère Maël seul. C’est alors qu’il rencontre le gang des icebergs.