Taylor Sheridan peine à donner corps à son récit qui se dilue et se transforme en dépliant touristique : couchers de soleil, ralentis et violons sirupeux, rien ne nous est épargné, tant dans la mise en scène que dans la constitution caricaturale des personnages et de leurs interactions.
Si l’ensemble est assez séduisant et les personnages, plutôt bien campés, les ficelles scénaristiques sont grosses et l’on devine trop aisément la trajectoire des personnages. Pour autant, démonstration est faite qu’il est possible de raconter une histoire crédible avec un format réduit et c’est sans doute là le principal.
Entre éveil mystique et montée du nazisme à Amsterdam, le créateur de « BeTipul » signe une œuvre rare portée par l’impressionnante Julia Windischbauer.
En confrontant tour à tour ces personnages à l’amour, l’amitié, la jalousie et la cruauté, la série avance constamment sur le fil du rasoir. Et démontre au passage que les protagonistes les plus âgés ne sont pas forcément les plus sensés.
Si la photographie volontairement sombre et le rythme frénétique à la "The Bear" peuvent parfois agacer, il n’en reste pas moins que très peu de séries françaises sont parvenues à déployer un thriller d’une telle tenue et une histoire à tiroirs aussi convaincante, des petites mains à l’actionnariat. Avec, en son centre, une question essentielle : que vaut la sororité face à l’argent ?
Le terrifiant dispositif prénuptial, observé à hauteur d’ados (interprétées par deux jeunes actrices exceptionnelles), n’a rien perdu de sa force, bien au contraire.
Sortie sans faire grand bruit, "Un très mauvais pressentiment", la nouvelle production des frères Duffer, impressionne par sa maîtrise et le talent de ses acteurs.
Sous ses airs de comédie noire, ce récit déploie un conflit générationnel, moral et intime entre une femme peu gâtée par la vie et une diva flamboyante.
Cette mini-série événement prend à bras-le-corps la question des violences conjugales et la montre dans toute son horreur. Avec, au centre, l’actrice Valérie Bonneton qui trouve peut-être là le rôle de sa vie.
Lourdeur des dialogues, simplicité de l’intrigue, rôles caricaturaux... à défaut, cette mini-série sur HBO Max, vous donnera peut-être l’envie de visiter les salles du musée consacrées aux trésors antiques.
Malgré la rigueur du procédé, on a rarement observé la naissance d’une complicité puis d’une relation amoureuse racontée de manière aussi crédible et poignante.
Si le premier épisode, dans une veine à la John Carpenter, subjugue - à l’évidence, le talent de metteur en scène de Gilligan a encore progressé depuis "Breaking Bad" -, l’intrigue peine néanmoins à séduire sur la longueur. Deux raisons : sa frontalité - une dépressive face à des dévots - et la lenteur de sa progression.
Cette mini-série est d’autant plus convaincante qu’elle est inspirée de la propre histoire de la coscénariste, Nismet Hrehorchuk. Si ce programme a été récompensé au Festival de la Fiction de La Rochelle 2024, on regrette toutefois le rendu trop télévisuel de l’image. Sans doute volontairement plat pour souligner l’effet de réel, il ne cherche pas à éclairer au sens propre comme au figuré cette histoire particulièrement sombre.
En choisissant de raconter ce scandale du point de vue des proches des marins disparus, la série d’Anne Landois et Sophie Kovess-Brun fait le bon choix.
Ce pas de deux dans un milieu new-yorkais légèrement caricatural peut agacer (...) mais il fait montre de suffisamment de délicatesse et d’humour (le voisin soumis de l’héroïne est hilarant) pour emporter le téléspectateur.
L’engrenage fonctionne bien, les personnages sont crédibles, et l’aller-retour entre les deux époques n’est pas artificiel. Une réussite assez rare pour être soulignée tant les séries policières de piètre qualité ont littéralement envahi les chaînes et les plateformes ces dernières années.