À l’exception d’une séquence ou deux maladroitement didactiques, "Proud" n’est pas un tract, une œuvre frontalement militante. C’est une série universelle sur la paternité qui se double, sans jamais être trop démonstrative, d’un plaidoyer pour le droit à l’adoption et la défense des libertés des LGBT+ en général.
La ville nous appartient alterne entre les flingues et l’intime, tout en surjouant un rien l’importance des rapports femmes-hommes dans ces vies mafieuses. C’est-à-dire que les personnages féminins, si on les écoute parfois, servent surtout en termes de narration à faire le procès de ces messieurs. Dommage.
À la fois lente et susceptible d’expédier certaines intrigues, "Star City" souffre hélas de petits problèmes de rythme, et ses rebondissements laissent parfois circonspect.
Plaisir de cinéphile, "Cape Fear" est surtout une excellente série B, avec ses invraisemblances et ses excès goguenards, un jeu de massacre cathartique sur l’hypocrisie condescendante des classes aisées et l’illusion de la cellule familiale (véritable horreur carcérale ?) comme rempart face au chaos.
La série revêt deux intérêts (limités) : celui, sociologique, d’y constater l’échec dudit espoir ; ou celui, anthropologique, de pronostiquer qui couchera avec qui.
Limité à seulement quatre épisodes, Jack Thorne conserve l’architecture dramatique du texte d’origine, le simplifie habilement, ôte un peu de son ambiguïté et de sa violence, ajoute des émotions.
Comment devient-on des “légendes”, ces agents infiltrés et anonymes ? Comment vivre deux vies à la fois ? Cette série tente d’y répondre avec une intrigue prenante, malgré une tendance à l’esthétisation pas toujours habile.
Sheridan n’a jamais été très subtil mais se surpasse là en tartinant les dialogues de ses aberrants personnages de commentaires lourdingues sur les prétendus méfaits du wokisme. On sort de ces six épisodes étourdi tant par la médiocrité de l’écriture que par la grossièreté du propos.
Et si Spider-Man, transporté dans les années 1930, jouait dans un film noir ? Une déclinaison non dénuée d’intérêt, à voir absolument en monochrome, et servie par un Nicolas Cage dans son meilleur type de rôle — même si le soufflé finit par retomber.
En adaptant l’histoire de l’intellectuelle juive Etty Hillesum, autrice d’un journal écrit pendant l’Holocauste, le scénariste et réalisateur israélien, créateur notamment de “BeTipul”, propose une expérience formelle et existentielle bouleversante.