Un polar bien rythmé au scénario bien ficelé, mené par un duo d'enquêteurs attachant et complémentaire, avec en toile de fond le décor de carte postale de la ville de Concarneau.
Cette farce marque des points dans sa dimension féministe, mais perd de son piquant lorsqu'elle se disperse pour égratigner platement les faux-semblants des relations humaines (...).
Ce récit d'apprentissage a beau être tiré d'une histoire vécue, il se révèle peu crédible à l'écran, tant il est filmé avec platitude, sans réels enjeux ni images fortes de la faune sauvage, pourtant la patte du réalisateur.
Le portrait incisif et tendre d'un couple face à son désir profond ou non, de connaître l'autre ? Le film est tout cela en même temps : une audace sans leçon de morale, ni résolution toute faite, qui dialogue sans cesse entre le cœur et la raison, et incite à se forger sa propre opinion.
Inscrit dans la tradition du cinéma humaniste de Ken Loach, ce feel good movie doit aussi sa réussite à son formidable casting. En tête, Robert Aramayo, récompensé par un très mérité Bafta, cousin british des César.
Sans éluder la violence de la vie en marge, cette chronique de la débrouille file aussi une fibre joyeuse dans ses détails, tels une salutation quotidienne à l'icône Madonna ou cet ironique « le ciel » gravé dans l'ascenseur, comme la promesse non tenue d'une élévation sociale.
Une petite-fille surdouée, une policière dynamique, une grand-mère fantasque, trois générations de femmes jouées avec entrain par Anna Blezo, épatante de naturel, Jeanne Bournaud, efficace, et l'irrésistible Claire Nadeau.