Avec ce troisième long-métrage, cette réalisatrice militante impose une écriture cinématographique singulière pour dresser le portrait sensible d'une jeunesse chinoise désoeuvrée dans une société en pleine mutation à l'ère de la mondialisation.
[...] une réjouissante expérience pour tous ceux qui savent que le rire mauvais est bon, que là où y'a d'la gêne, y'a du plaisir, et qui cherchent un contrepoison à Twilight.
"To Be or Not To Be" est aujourd'hui l'un des films les plus célébrés de Lubitsch. On retient moins pourtant les élans patriotiques plus réussis ailleurs que le jeu subtil sur la création théâtrale et les apparences trompeuses liées aux quiproquos.
Une merveille. (...) Cela faisait longtemps qu'un film ne nous avait offert une expérience si paisible et agréable (...), longtemps qu'on n'avait vu un film se dérouler avec une telle évidence.
Si le talent de Michael Cera se confirme une nouvelle fois, l'ensemble du film manque de folie et affiche trop de concessions pour une comédie censée s'extirper des canons du genre.
Mais au fond, la plus grande réussite de Lubitsch n'est pas forcément le brio avec lequel il joue des codes de la comédie américaine classique − qu'il a grandement contribué à créer −, mais la façon dont il pervertit les règles, celle de la bonne société luxueuse et vaine, sujet d'observation préféré du cinéaste.
On espérait juste passer un moment agréable, en cette fin d'été, devant un produit commercial bien conçu. Malheureusement, la marchandise est défectueuse et l'éclat de rire nous reste coincé dans la gorge.
Au-delà du parti pris formel parfois maladroit, ce qui fait sans doute la force de ce film engagé est sa portée universelle. Car loin d'adopter un point de vue naïf, le réalisateur dresse un constat accablant sur le quotidien de cette région.
Préférant la plastique de son actrice à son scénario, l'empilement de séquences d'action à la cohérence de son récit, Salt lorgne ambitieusement vers la trilogie "Bourne", sans parvenir à insuffler un rythme à sa trame narrative décousue et passéiste.
C'est cette tendresse - trop rare au cinéma - pour des gens simples et peu romanesques qui rend supportable l'infinie dureté de l'histoire qui nous est racontée.
Certes, "Nathalie Granger" n'est pas le plus grand film de Marguerite Duras, ni le plus facile à aimer. Sa position transitoire dans la scripto-filmographie de la cinéaste, à un moment où son style évolue vers quelque chose de plus sécant suffirait presque à expliquer ses sécheresses passagères.
Ondine souffre d'un problème de taille : une opposition paradoxale entre un fond profondément naïf par son romantisme exacerbé et un programme scénaristique calculateur, beaucoup trop sûr de ses effets.
Récit mutique de l'existence d'une famille marginale, le film repose sur un canevas souple et un tempo contemplatif qui, s'ils dessinent une proposition de cinéma assez rare aujourd'hui, restent malgré tout difficilement tenable sur la durée.
La Dame du lac ne repose pas que sur une fausse bonne idée et laisse entrevoir une autre manière de faire du cinéma à Hollywood. La proposition est suffisamment intéressante pour qu'on (re)découvre avec un plaisir certain le travail de Robert Montgomery derrière la caméra.
Où on finit par reconnaître, sans illusion, les affres semble-t-il incurables de la comédie " indépendante " américaine, qui n'a d'indépendant que l'adjectif et s'évertue à déployer des batteries de tics d'originalité pour n'aspirer qu'au conformisme.