Bien que balisé, le récit circulaire d’Urchin distille un certain trouble, et a le mérite d'éviter les écueils de l'accablement narratif ou du point de vue surplombant.
Fennell renonce cette fois aux retournements narratifs cousus de fil blanc pour privilégier un style baroque jouant à fond la carte de l’incongruité plastique. Le résultat, aussi inégal que boursouflé, est toutefois émaillé de belles idées.
Cette boulimie visuelle, parfois stimulante dans son montage proliférant, débouche sur un paradoxe ironique : le film obéit lui aussi, comme les groupes capitalistes qu'il peinturlure, à une logique de « fusion-acquisition ».
"Gourou" décrit moins la carrière contrariée d'un coach ambitieux qu’il ne commente en filigrane l’ascension de Pierre Niney. Mais à la question de savoir ce qui se cache sous la persona de l'acteur, Gozlan ne semble pas connaître la réponse.
Il manque à "Rental Family" un point de vue qui viendrait bousculer cette logique affective plus artificielle que délicate, et surtout dépourvue de trouble.
La teinte bleutée de l’image s’inscrit dans la même démarche, comme si elle cherchait à adoucir la violence de ce qui se joue à l’écran. À force de souffler le chaud et le froid, Promis le ciel finit par se transformer en robinet d’eau tiède.
C’est dans ce versant poétique que Bel Ami laisse poindre une lueur, en explorant la manière dont la fiction peut inventer et faire advenir ses propres formes d'émancipation.
Dans ce jeu de miroir entre deuil intime et renaissance collective, le cinéma, même dans sa forme la plus modeste et bidouilleuse, s’affirme avant tout comme une manière de continuer à parler aux absents.
À travers un regard hybride, Vernier dresse le portrait envoûtant d’une ville sanctuarisée par le luxe, un monde à la lisière de l’éveil, où se côtoient rêve et cauchemar.