La dimension sociale et collective d’Années 20 révèle rapidement toute sa vacuité. Chaque trajectoire reste soumise à la marche forcée du plan-séquence.
Si le premier film de Panah Panahi gagnerait à être resserré par endroits, il est traversé par une joie manifeste qui l'empêche de tomber dans l'esbrouffe.
Un talent en or massif
Titre original The Unbearable Weight Of Massive Talent
Si l’on peut ressentir un certain plaisir à voir l’acteur s’adonner à un tel cabotinage, le film réfrène ses élans décalés à mesure que l’intrigue se met en place.
Les Animaux Fantastiques : les Secrets de Dumbledore
Titre original Fantastic Beasts: The Secrets Of Dumbledore
En dépit de ses limites, la franchise des Animaux fantastiques trace décidément un sillon pour le moins singulier dans le paysage actuel des films à grand spectacle.
La mise en scène affirme peu à peu une ambition plus profonde : faire d’un été le cadre d’une archéologie sociale et culturelle du village au cœur de l'intrigue.
Alternant les scènes d'hystérie et les joutes oratoires brutales, le film impose son discours sans prendre le temps de ménager de véritables moments de respiration.
Si Noé nous a habitués à un cinéma graphique et spectaculaire, Vortex en est la parfaite inversion, montrant une suite d'actions quotidiennes et la manière dont le danger s'insinue dans un cadre ordinaire.
À la fois chronique au jour le jour de l’occupation d’une université et kaléidoscope de visions poétiques, le film réussit à faire passer un peu de lumière dans la grande nuit totalitaire.
Apollo 10 1/2 : Les fusées de mon enfance
Titre original Apollo 10 1/2: A Space Age Adventure
Porté par un appétit nostalgique mais aussi une grande mélancolie, Apollo 10½ offre un écrin onirique à l'art naïf et bouleversant de Richard Linklater.
Appliqué et parfois inspiré, le film peine cependant à rendre sensible la petite utopie qu’organise dans un premier temps son scénario à travers l'abolition provisoire des barrières de classe.
Si les deux clans se situent aux deux extrémités de l’échelle sociale, le cinéaste n’établit pas pour autant de hiérarchie claire entre eux et refuse la verticalité de leur relation en mettant en scène un monde horizontal.
Pariant sur un numéro d’équilibriste sans vraiment parvenir à plier leur mise en scène à cette gymnastique délicate, Delépine et Kervern livrent une satire politiquement gâteuse et échouent à raviver la flamme d'un cinéma sensuel et libertaire.
Dans ce beau film fragmenté, la mise en scène de Ryūsuke Hamaguchi accompagne des personnages remontant le temps, transportés par la force douloureuse et libératrice des souvenirs.
Les velléités de Lyne ne paraissent pas tout à fait adaptées aux caractéristiques de Ben Affleck, acteur-gastéropode dont l’imposante stature fait de ce thriller érotique un film sans tension ni érotisme.