Drôle d’ambition : il ne s’agit plus véritablement pour Garland de mener tambour battant une relecture du film de zombies, mais de s’amuser dans son coin avec un concept scénaristique trituré dans tous les sens.
Le ballet spectral organisé par Schillinski, nourri par une « douleur fantôme », invente une forme suffisamment singulière pour qu’on ne la balaie pas d’un revers de la main.
Malgré sa durée imposante, Le Maître du Kabuki ne suscite aucun sentiment d’ampleur ; il épouse davantage les traits d’un téléfilm de luxe qui empile les passages obligés.
Le film n’est jamais meilleur que lorsqu’il s’en tient à sa sécheresse documentaire (...). Dommage toutefois qu'il se détourne de cette veine pour privilégier un imaginaire au symbolisme appuyé.
Le film porte malheureusement en lui le paradoxe d’une certaine photographie animalière qui, tout en souhaitant sensibiliser un large public au monde animal, le transforme en spectacle déréalisé.
En partant d’un genre aussi codifié que la comédie romantique, Alice Douard se pose ainsi la question des moyens offerts par le cinéma pour représenter l’amour.
Le film, très (trop ?) ambitieux, emprunte une voie fantasmatique aussi stimulante que périlleuse en cherchant à libérer les fantômes de l'histoire du cinéma.