En choisissant de filmer son héroïne avec précision, s’attardant sur le moindre de ses gestes, Sarah Friedland démontre avec finesse que la vie ne s’arrête pas au moment où la société a décidé que l’on n’était plus productif.
(...) En boucle prend bientôt des atours d'échappée belle romantique qui fait s'envoler le récit et, au-delà d'un dispositif assez euphorisant, décuple l'attachement du spectateur à l'entreprise.
L'ensemble, frôlant parfois une forme de misérabilisme (notamment sa dernière partie) et de raideur très "auteur", demande aux spectateur la patience d’une empathie à toute épreuve.
Tout est délicat dans Touch, fragile et fort du savoir-faire de Baltasar Kormákur. Rompu aux tournages extrêmes, il retrouve le plaisir de filmer des sentiments, une injustice et des gens qui s’aiment, dans un cinéma presqu’anachronique mais à cœur ouvert.