Considérablement alourdi par les pires clichés du cinéma d’horreur contemporain, "Le Réveil de la momie" se rattrape largement grâce à son sadisme de sale gosse biberonné aux "Evil Dead".
Difficile de comprendre où est Gus Van Sant dans ce petit film pas trop mal exécuté, mais qui manque cruellement de force et de point de vue sur cette histoire, autant dans le scénario que la mise en scène.
Tony Leung Chiu-wai confirme qu’il est l’un des plus grands acteurs en activité en transcendant cet appel du sensible et du délicat que recherche Ildikó Enyedi. Un petit miracle de cinéma.
On en vient à se demander si Nintendo et Universal voulaient vraiment faire un film, ou juste une compilation des trucs plus ou moins cools de la licence vidéoludique, tel un clip publicitaire de 1h39.
Anemone se repose bien trop sur son comédien principal au détriment de son histoire, et ne convainc pas vraiment dans ses séquences oniriques. Mais les fans qui attendent le retour de Daniel Day-Lewis comme celui du Messie seront heureux de retrouver l’acteur habité et expressif.
L’Ultime héritier ne casse pas trois pattes à un canard mais assure à peu près sa mission, grâce à toute la bonne volonté de Glen Powell et ses collègues, et quelques scènes amusantes.
Kōji Fukada avance à pas feutrés et navigue entre les genres pour d’abord raconter une histoire d’amour contrariée, et condamnée par un contrat qui n’a même plus besoin de la métaphore faustienne pour refléter la réification de l’individu. Beau et mélancolique.
Un réjouissant mélange des genres blindé de jets de sang, d’idées visuelles et de gags grotesques que n’aurait pas reniés le Sam Raimi des premiers Evil Dead.
Le film procure un sens de l’émerveillement qui rappelle ce qu’une telle superproduction peut accomplir quand tout le monde est au top, à commencer par l’excellent Ryan Gosling.
Au-delà de la beauté de sa mise en scène, qui alterne entre ce contrôle et un chaos inévitable, le film doit beaucoup à la prestation incarnée d’Amanda Seyfried. L’un des films les plus riches et ambigus de l’année.
S’il est un peu trop embourbé dans sa myriade de sous-intrigues, Orphelin prouve que le cinéma de László Nemes a, au-delà de sa virtuosité, une impressionnante harmonie.
Étonnante déception que ce film qui condense pourtant toutes les obsessions thématiques et esthétiques de son réalisateur, mais n’arrive que trop rarement à atteindre la grâce de ses chefs-d’œuvre.
Dans un troisième acte inventif et surprenant, Nicolas et Bruno lâchent les chiens de leur mise en scène et offrent à Laurent Lafitte la possibilité de s’amuser comme un fou, et nous avec.