S’il étonne moins que Les Banshees d’Inisherin, Wild Horse Nine rappelle une nouvelle fois tout le talent d’écriture de Martin McDonagh, et sa manière de transformer un microcosme en métaphore géopolitique grinçante.
"Quelques mots d’amour" est un film irrésistible, que ce soit pour son sujet crève-cœur, ses acteurs éclatants (pour beaucoup sans expérience), ses dialogues piquants et vivants ou encore ses choix narratifs qui donnent à ce drame français modeste une tout autre dimension.
Au milieu d’une série B de body horror bien sanglante, Marion Le Corroller dénonce l’enfer du monde du travail et rêve d’une révolution où les dynamiques de pouvoirs basculent enfin du côté du peuple (et de sa jeunesse) dans "Sanguine". C’est trop chaotique mais ça a le mérite d’arriver à point nommé.
Du fantastique fait par des gens qui méprisent le genre et ne le comprennent pas, mais surtout l’une des pires catastrophes industrielles de l’année. Fuyez, pauvres fous !
Un film qui fait de sa noirceur d’encre littérale l’écrin essentiel (et inconfortable) d’un récit sur un héroïsme confronté à la réification du nazisme.
Un ride d’action démentiel couplé à un film de monstres (et plus) où le sang coule à flots dans un chaos jubilatoire qui se permet même de ridiculiser les codes hollywoodiens.
Un véritable documentaire postapocalyptique, guidé par un personnage principal passionnant.
Une caricature très cynique du jeu de rôle grandeur nature, plombée par un scénario qui relie à peine les sketchs entre eux.
Les cinéastes assument le parti pris du conte contemporain jusqu’à la toute fin. Un parti pris qui vient avec quelques défauts mais bien plus de qualités.
Même s’il y a quelques signes de faiblesse, principalement du côté du montage, "Clayface" fonctionne parce qu’il mise sur la transformation cauchemardesque et tragique de son personnage, et exploite bien ces deux facettes jusqu’à la toute fin.
L’inventivité du studio Aardman fonctionne à plein régime pour nous offrir un nouveau bijou de comédie muette artisanale.
Beau à en crever, bourré d’énergie et d’émotions, "L’Île des souvenirs" confirme que DreamWorks a atteint un état de grâce qu’on aimerait retrouver chez Disney et Pixar.
Avec "Karma", Guillaume Canet livre un thriller classique mais plutôt bien tenu.
"La Gradiva" capte avec une justesse folle la maladresse adolescente, les espoirs et les désillusions de cette jeunesse confrontée à un monde déjà aux abords de son crépuscule. Tout simplement l’un des plus beaux films de l’année.
Ce Street Fighter a de bonnes cartes en main, mais préfère les jouer n’importe comment. Résultat : il frustre bien plus qu’il amuse.
Avec "Le Corset", Louis Clichy dévoile un film plus personnel et tendre que les deux précédents films d’animation "Astérix", et s’impose de fait un peu plus encore dans le paysage cinématographique français.
"Englouti" est plutôt à la hauteur de sa géniale promesse de cauchemar hallucinant… si on met de côté le début, la fin, et les flashbacks lourdingues éparpillés au milieu.
Le sens du détail dans l’écriture et la précision de la mise en scène de Zviaguintsev font de "Minotaure" une merveille. Un joyau noir où l’implosion d’un pays se répercute sur une famille, dans la violence, le mensonge et la lâcheté.
On sauve Tahar Rahim et son exploration d’un Javert plus complexe qu’à l’accoutumée, mais pour le reste, cette adaptation calibrée peine à se trouver une personnalité. La mode des néo-blockbusters franchouillards est déjà en train de tourner à vide.
On ressort de NAZA la mâchoire serrée et la gorge nouée, sonné par son étude précise et terrifiante d’une apathie manufacturée face à l’horreur.