Akiko Ohku tisse avec poésie des regards qui s’enferment en dehors de toute réalité, avant d’y être confrontés. Un mélodrame sous forme de petite claque très efficace.
Rien que pour Pauline Clément, absolument lumineuse, difficile de ne pas tomber sous le charme de cette comédie de troupe qui rend moins hommage à son institution qu’à l’humanité derrière le théâtre.
Beaucoup d’éléments de "L’Odyssée" peuvent rebuter au premier abord, mais au début de son dernier acte, Nolan réussit si bien le coup de maître préparé en secret dès la première scène qu’on ne peut que retenir le sublime avant tout.
"The Last Viking" est un morceau d’équilibriste assez remarquable, autant dans le jeu outré de ses comédiens (Mads Mikkelsen en tête) que dans la farandole de tonalités convoquée par Anders Thomas Jensen.
En attendant, il nous fait l’honneur de dévoiler enfin au monde entier la version officielle de ses deux films Kill Bill menés par l’excellente Uma Thurman avec Kill Bill : The Whole Bloody Affair (présenté comme le vrai quatrième film de QT). Et très franchement, ça vaut le coup de la voir sur grand écran.
Disons qu’on a vu bien pire, mais que c’est aussi inutile et vain que prévu. Et qu’on se demande plus que jamais à qui ce Vaiana s’adresse, dix ans seulement après l’original.
La comparaison avec le remake n’est pas toujours à son avantage, mais Evil Dead Burn est un film d’horreur digne de ce nom, qui met la brutalité, la générosité et l’inventivité au cœur de son programme.
À travers ce personnage de Robin des bois ultra-violent et fatigué, Michael Sarnoski s’intéresse à la véritable portée des mythes fondés sur l’indéfendable. Malgré quelques poncifs, il parvient à exprimer un pessimisme assez rare sans pour autant se vautrer dans le cynisme. Peut-être a-t-on plus besoin de ça que des grandes dissertation sur le pouvoir du « storytelling », de nos jours.
Malgré une mise en scène qu’on aurait aimée plus innovante, "Les Moutons détectives" va aussi bien vous charmer que vous détruire émotionnellement, ne serait-ce que pour son regard sur le poids de la mort et son tabou.
On est d’abord agréablement surpris par le foisonnement de bonnes idées et les vrais moments de flippe qu’offre "Noise", mais la deuxième partie du film ne parvient pas à rendre justice à tous ces concepts sous-exploités et s’étire dans un dernier acte confus et interminable.
On espérait un thriller cérébral et stylisé, on se retrouve face à une catastrophe industrielle, qui s’écoute parler pendant deux heures et demie. Netflix hérite d’une œuvre ratée qui prouve qu’un gros casting ne suffit pas à sauver un scénario en totale perdition.
S’il est plus fluide que son prédécesseur, "J’écris ton nom" souffre néanmoins des mêmes problèmes structurels, incapables d’incarner une stratégie de mise en scène.
Naomi Kawase se perd dans sa narration éclatée et dans sa suite lourdingue de symboles, malgré les quelques élans de brio que constituent ses scènes plus documentaires à l’hôpital.
On pourra toujours pester contre ses jointures peu élégantes et la mise au placard de certains personnages (pauvre Buzz, pauvre Woody…), mais "Toy Story 5" étonne dans sa peinture d’une certaine méchanceté enfantine, et de la difficulté à intégrer des cercles sociaux dès le plus jeune âge.
Le plus réussi dans "Backrooms" : cette envie d’ouvrir autant de portes pour les laisser grandes ouvertes, histoire qu’on se démerde avec, dans une ambiance mi-Cube mi-X-Files à la fois mélancolique et flippante. Mais ça n’enlève pas les sales défauts au milieu du film, notamment l’écriture des personnages et le « monstre », vraiment pas à la hauteur de ce monde.