Ce n’est pas très original, aussi bien dans les situations que le casting. Mais c’est tellement bien mené, interprété et écrit, avec un savant mélange entre les scènes très drôles et les moments réellement touchants, que "L’Invitation" mérite d’être acceptée.
Derrière ses limites formelles se cache un documentaire hanté par la disparition de ses sources et le besoin de reconstitution, afin d’incarner une histoire absolument folle.
L’exemple parfait de la suite déjà périmée, qui ne sait pas à qui s’adresser, et opte pour la voie du renoncement avec une mise en scène télévisuelle. Sandra Bullock et Nicole Kidman méritaient mieux.
Le fantastique exhibe ici la noirceur qui se cache dans les mécaniques du culte communautaire avec une dextérité remarquable et surtout une absence totale de concession. Une vraie très bonne surprise.
En tant que film de banlieue sur les déserts médicaux, "La Dernière patiente" possède quelques fulgurances, globalement portées par la prestation d’Anouk Grinberg. Le reste est malheureusement perdu dans une intrigue de thriller plan-plan, qui n’a jamais les moyens de ses ambitions.
"The Good Sister" n’était pas obligé de viser la zone grise morale qu’il prétend construire. Le problème réside dans la tension qu’il met en place, pour finalement l’abandonner au profit d’un récit confortable autour d’un dilemme facilement résolu.
Le film ne cherche pas à être plus qu’une série B honnête, suffisamment brutale et généreuse pour aller se hisser dans le second tiers du top des films du Stath.
Même si ça frôle constamment le nanard, New Group est avant tout une sacrée partie de plaisir pleine d’humour, d’inventivité et de critique du fascisme.
"L’Inconnue" est une exploration troublante de l’Identité mêlant réalisme et fantastique. Un vertige hypnotique à la fois cruel, tendre, pervers, manipulatoire, dérangeant et angoissant.
L’étrangement fou et fascinant "Decorado" confirme tout ce que le massacre arc-en-ciel d’"Unicorn Wars" avait annoncé : Alberto Vázquez est un artiste passionnant, qui embarque dans des épopées pensées pour retourner la tête. Et c’est évidemment une bonne chose.
Pour une fois, on peut vraiment le dire : vous n’avez jamais vu un film comme "Oklahoma Honey". L’imprévisibilité de son scénario n’a d’égale que la complexité émotionnelle qu’Andrew Patterson en tire. On avait eu raison de miser sur le réalisateur du génial "The Vast of Night".
Loin du film réac que certains l’accusent d’être, "Fjord" ose exploiter au maximum l’ambiguïté dont est capable le cinéma pour interroger les limites de notre propre morale.
Un premier film hors des clous et revigorant, mais aussi le portrait tendre d’une jeunesse débrouillarde, naviguant comme elle peut dans les arcanes capitalistes d’un monde déserté.