Une ballade littéraire et fiévreuse - jusque dans son rythme et son montage -, un peu inaboutie, mais qui pourra renvoyer chacun au spectre de ses propres passions avortées.
À travers les confidences d’Andréa, plus jeune de trente ans, le réalisateur polit un jeu de miroir poignant sur leurs enfances marquées par les violences de leurs mères respectives, l’inexistence de leurs pères et leur lutte pour se débarrasser de ces fantômes.
Pour son premier long métrage, Marion Le Corroller fait du body horror le reflet d’un mal-être intime et social, dans un film visuellement ambitieux mais encore imparfait.
Quoique bouleversante, cette recherche tourmentée finit par asphyxier un film qui aurait gagné à s’enrichir d’autres fils narratifs.
Bien que porté par un sujet fort, "Papa où t’es ?" pêche par sa mise en scène et son écriture, plus proches du format du vlog que du documentaire.
Un premier long métrage d’animation élégant, qui propose une aventure aussi profonde que puissante.
Ni film d’auteur radical, ni biopic lambda, cette reconstitution des derniers jours de Jean Moulin se contente de faire dans l’imagerie. Malgré quelques séquences réussies, ce "Moulin" apolitique et sans perspective se prend au piège d’une approche désuète.
Ce film interroge la bizarrerie de la nudité avec une approche poétique, pour livrer l’autoportrait de son autrice et partager ses interrogations - nues comme des vers. Il réussit à être personnel, très intime même, sans jamais être autocentré ni nombriliste.
En partant de ses retrouvailles avec un vieil ami, Marie-Pierre Brêtas tente de faire deux documentaires : l’histoire d’un Afro-Américain qui choisit l’exil, et celle de la condition afro-américaine globale, pour un résultat touchant mais un peu confus.
Alexander Murphy met la forme (une mise en scène synecdochique, une photographie léchée) au service du fond (un touchant portrait familial).
Après dix ans d’absence, Na Hong-jin revient avec un film qui s’affirme, dans sa virtuosité comme dans ses excès, comme l’héritier de "Mad Max : Fury Road".
Entre la fable d’époque et la comédie satirique, le long métrage d’Eleanor Wilson et Alex Huston Fischer ne trouve jamais son ton, et ce, malgré un casting bien employé.
Avec ce portrait d’une transfuge de classe faisant machine arrière, Guédiguian semble ambitionner de s’intéresser à la jeunesse. Pourtant il ne réussit jamais à la mettre vraiment au centre de ce récit, qui reste campé dans une certaine routine.
Ces nouvelles aventures de Shaun le mouton parodient le cinéma d’horreur avec beaucoup d’humour, pour les enfants comme les parents.
En dépit des (larges) faiblesses du film, l’aisance qu’a Judor à changer son ego-trip en comique de répétition reste jouissive, jusqu’à frôler le seul-en-scène.
Un récit post-traumatique et fragmenté sur la violence états-unienne et le double déracinement de ses premières victimes.
Gessica Généus, devant et derrière la caméra, compose un film aussi politique que spirituel, à charge contre le fanatisme et délicat malgré tout.
Le neuvième long métrage de Guillaume Canet, porté par Marion Cotillard, déçoit par son côté scolaire et se perd sur la durée.
Rares sont les braquages émotionnels qui, par leur générosité et leur inventivité, rendent aussi bien la monnaie. DreamWorks Animation s’offre son classique nouvelle génération.
Un premier long métrage ample, enchanteur et mélancolique, qui regarde sa jeunesse dans les yeux.