Dans cette comédie grinçante, premier film de son auteur, la singularité du récit mène autant à certaines maladresses qu’à des notes d’humour absurde hilarantes.
Tant critique sociale que conte métaphysique, ce nouveau film du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, portrait de femmes à la recherche de leur place dans le monde, comporte ses moments de grâce, envoûtants, mais ne semble pas parvenir à trouver son organicité.
Suffit-il d’être une réalisatrice pour échapper au conservatisme masculin ? Prétendument féministe et moderne, cette comédie à l’écriture banale et peu inspirée échoue à exploiter son idée de départ, et se prend les pieds dans ses messages contradictoires.
Véritable captation immersive, "Nous l’orchestre" est à l’image de l’ensemble qu’il observe : capable d’élans magnifiques, sans jamais totalement régler ses dissonances.
Un film de genre maori sur le thème de la colonisation, dont le récit gothique permet d’ouvrir le récit politique à un large public et de proposer une œuvre foisonnante et stylisée. Si "Mârama" souffre de faiblesses d’écriture et de réalisation, il reste saisissant.
Avec "Les Fleurs du manguier", Akio Fujimoto construit une dramaturgie de l’inachevable, où la mise en scène épouse l’instabilité des Rohingyas, condamnés à vivre en transit, et dont la solidarité entre ses membres semble être la seule ressource.
À la fois portrait de femme et quête des origines, ce beau documentaire, précis et sensible, évoque la vie brève de la mère du comédien Gaël Kamilindi, et revisite trente ans d’Histoire du Rwanda avant le génocide, dont ses prémices.
Les blessures et l’usure d’une famille atypique sur la route des vacances sont magnifiquement mises en images par Z. Kirchnerová. En dépit de la sensibilité du regard, quelques problèmes de rythme et d’écriture empêchent hélas d’être totalement convaincu.
Ce troisième long métrage de Leyla Bouzid raconte avec délicatesse et douceur une famille tunisienne dans toutes ses contradictions. Grâce à son écriture et à sa photographie de qualité, le film parvient à capter l’énergie d’une maison de famille.
Malgré un excellent casting et un personnage attachant, parfaitement interprété par Pauline Clément, cette comédie romantique déçoit. En effet, l’auteur, Jean-Luc Gaget, ne parvient pas à rivaliser avec son modèle avoué - le cinéma de Bruno Podalydès.
Si la mise à nu induite par le titre se pare d’ambiguïté (il s’agit pour Alec, qui a grandi dans le porno, de rhabiller son imaginaire), ce premier long métrage juxtapose joliment mais un peu trop scolairement le conte adolescent et la chronique gonzo.
Un argument de départ qui pouvait laisser craindre un vulgaire vaudeville, ce que le film n’est jamais, par son écriture percutante, l’excellence de son interprétation et ses percées mélancoliques.