A la fois portrait satirique des boomers américains et récit d'apprentissage fantastique mêlé d'horreur, "The Boroughs", tout comme "Stranger Things", mixe les tons et les références cinématographiques.
Vraie intuition ou paranoïa ? C'est bien là l'ambiguïté de cette série britannique haletante, qui brouille habilement les pistes entre investigation et divagations.
"Until I Kill You" déploie avec subtilité une ambiance apaisée qui, doucement, se mue en inquiétante étrangeté avant de devenir franchement angoissante. Comme un puzzle visuel qui petit à petit s'emboîte pour figurer un paysage cauchemardesque.
Une fiction à la fois intime et connectée à l'actualité où les trajectoires personnelles des personnages permettent de mieux comprendre les enjeux mondiaux et toutes leurs complexités. Brillant.
Un peu à la manière du cinéma de Xavier Giannoli, cette trilogie, en nous du passé, nous renvoie un miroir du présent pour mieux nous confronter à nos persistantes passions tristes, que ce soit la xénophobie, la misogynie ou nos tendances voyeuristes, sur fond d'incessante quête de bouc émissaire. Une réussite sur tous les plans.
On ne sait jamais où on est, on ne comprend pas immédiatement ce qu'on regarde, mais peu à peu, les pièces du puzzle s'assemblent et c'est au téléspectateur de s'interroger sur ce qu'il perçoit. Ça vous semble incompréhensible ? Tant mieux, c'est le but, et c'est génial.
D’une violence crue et d’un pessimisme assumé, la série nous offre à voir une Marseille au bord du chaos, totalement vérolée par le banditisme et des hommes et femmes politiques corrompus prêts à toutes les compromissions pour blanchir leur réputation. Une relecture qui, sans trahir son modèle, nous renvoie à la France d’aujourd’hui.
Cette fiction, qui a remporté le grand prix du festival Séries Mania 2025, se révèle particulièrement fine, à la fois portrait de femme(s) émouvant et thriller fiscal prenant.
Avec son scénario tout en noirceur et son climat oppressant, la série remplit parfaitement son cahier des charges de thriller addictif. Ajoutez à cela une dimension existentielle faite de dissensions familiales et de secrets venus du passé à ne surtout pas dévoiler, et vous obtenez Scarpetta, modèle d’efficacité idéal pour binger depuis son canapé.
Oubliez La Casa de Papel. Si Deux tombes est une série espagnole, elle est tout le contraire de la précédente saga, too much, de Netflix. Ici, une seule saison, trois petits épisodes, mais une histoire qui prend aux tripes (...) Haletant.